Jour 1 : Départ pour Tortuguero
Après une nuit passée à San José, notre vol étant arrivé en fin de journée, nous partons tôt ce matin au volant de notre voiture de location. Ou plus exactement, d’un 4×4 qui n’est pas tout à fait celui que j’avais réservé (problème mécanique il paraît) et qui nous sera changé. En principe. On ne sait pas quand. Bon en soit, cette voiture n’est pas si mal, sauf que le coffre est un peu petit, qu’elle n’a aucune puissance et qu’il manque le GPS.
Nous prenons donc la route pour rejoindre l’embarcadère de La Pavona et découvrons en chemin pour la première fois les paysages du Costa Rica entre végétation luxuriante, maisons colorées et plantations de bananes. Et puis sur la route, il y a les nombreux camions, qui ralentissent fortement le trafic. Nous en croisons beaucoup, mais heureusement il y en a peu dans notre sens. C’est donc au final en moins de 3h que nous atteignons La Pavona : un immense parking de terre et d’herbe, un unique restaurant et l’embarcadère où patientent de très nombreux touristes avec leurs valises. C’est dans ce contexte qu’une personne de l’agence Asoprotur avec qui j’ai réservé des activités pour le lendemain nous repère, dans la foule, sans que j’aie la moindre idée de comment elle a bien pu m’identifier. Cela nous permet de confirmer l’heure et le lieu du point de rendez-vous pour le lendemain matin, qui n’étaient pas clairs jusque là.

Le gnome est impatient de monter à bord, lui qui adore les bateaux, mais il nous faut attendre comme nous sommes arrivés tôt. Finalement nous trouvons notre bateau et nous embarquons pour 1h de trajet sur les canaux dans un cadre enchanteur. Une aventure en soi !
Les bateaux se suivent à la chaîne, et pourtant, difficile de croire qu’un village s’est implanté aussi loin de tout, perdu dans la forêt vierge. Mais nous découvrons les premiers signes de civilisation sur les rives, au milieu des arbres, des lodges à priori, avant de voir apparaître les restaurants et embarcadères du village de Tortuguero.


Notre hôtel est situé un peu en dehors du village, dans un écrin de verdure. Notre bungalow au charme rustique se révèle confortable, ouvert sur la nature environnante : il n’y a pas de vitres aux fenêtres, juste des moustiquaires. Sous le porche se trouve un hamac où le gnome s’installe immédiatement. Nous sommes conquis.

Il est un peu plus de midi et le gnome commence à crier famine. Nous partons donc explorer le village que nous atteignons en 15 minutes en suivant un petit chemin de terre. Nous découverons également la plage où d’énormes vagues viennent s’écraser. On comprend aisément pourquoi il n’est pas possible de s’y baigner, outre la présence de requins.

Nous passons devant l’école, déserte en cette période de vacances, et débouchant sur la rue principale animée bordée de maisons colorées, de restaurants au bord de l’eau, et des inévitables boutiques à touristes. Il y règne une ambiance chaleureuses et typiquement caribéenne que j’adore.
Nous jetons notre dévolu sur le petit restaurant Tree Coffee House, où nous profitons d’un délicieux repas les pieds dans l’eau. Et leur limonade est fatastique ! Après le repas, nous explorons le village et le gnome veut tout acheter dans les boutiques. Il repart finalement avec un petit crocodile en bois de coco.


Sur le chemin du retour, la visite rapide du centre de conservation des tortues nous permet d’en apprendre plus sur l’histoire de la région, la création du parc national de Tortuguero et le projet de conservation des tortues par le biais d’un film et d’une petite exposition.
Nous terminons la journée à l’hôtel et profitons de l’agréable piscine. Il était nécessaire de se rafraîchir vu la chaleur ambiante, d’autant plus que nous ne sommes pas encore habitués au changement de température par rapport au froid qui régnait chez nous ! Nous regretterons cependant d’être restés manger à l’hôtel ce soir car le restaurant se révèle décevant…
Jour 2 : Visite du parc national de Tortuguero
Ce matin nous nous levons avant le soleil, à 4h45, car nous avons prévu une sortie matinale en canoë. Le réveil est difficile pour le gnome… Après un rapide passage dans la seule boulangerie du village ouverte à cette heure matinale pour prendre un petit déjeuner, nous rejoignons l’embarcadère d’Asoprotour où nous avons rendez-vous à 5h50.
Ce n’était pas prévu, mais c’est une guide francophone, Paola, qui nous attend. Bien mieux pour le gnome ! Nous ne sommes que 6 à embarquer dans le canoë, ce qui est nettement plus agréable que d’autres bateaux en route pour l’entrée du parc avec à leur bord de plus grands groupes. C’est parti pour la « jungle cruise », comme dirait le gnome.
Nous naviguons tantôt sur les canaux principaux de Tortuguero, tantôt en nous enfonçant dans la forêt, à la recherche des habitants des lieux. Nous perdons la notion du temps et passons un moment magique. Seuls les bruits de la forêt nous entourent et nous admirons des aras, des hérons tigres, des hérons bleus, des anhingaa et d’autres sortes d’oiseaux, des basiliques, des iguanes, des caïmans, des singes et un paresseux. Au final, au lieu des 2h prévues, ce n’est qu’après 2h45 que nous rejoignons le village.



Au retour, nous avons juste le temps de passer à l’hôtel pour changer de chaussures, de prendre des smoothies frais (il fait déjà bien chaud !), et nous retournons retrouver notre guide pour une randonnée de 2h dans le parc naturel. Nouvelle bonne surprise : il n’y a que nous, ce sera donc un randonnée privée. L’occasion de voir la grenouille blue jeans (que nous n’aurions jamais vu sans guide tant elle est minuscule), un énorme crabe bleu, des lézards, des singes et une maman paresseux avec son bébé. Prendre un guide n’est pas forcément nécessaire pour visiter le parc à pied, mais cela permet de voir de animaux que nous n’aurions pas vu autrement et d’avoir un tas d’informations.


Après l’effort, le réconfort : un délicieux repas au restaurant Mi niño où l’on sert des plats typiques costaricain et caribéens. Mais notre épuisement est tel que nous avons toutes les peines du monde à nous remettre en route pour rejoindre l’hôtel. Une sieste dans les hamacs s’impose !
Nous retournons au village en fin de journée pour tenter d’y manger. Tenter seulement, car ce sera un échec. Souhaitant essayer un nouveau restaurant, nous nous installons sur la terrasse du Budda Café. Les commandes sont prises rapidement, mais au bout d’une heure d’attente, toujours aucun plat servi, bien que nous ayons prévenu que nous devrions quitter les lieux à 20h. Aux autres tables non plus aucun plat ne semble être servi… Nous finissons par abandonner et repartir le ventre vide. Nous ne sommes pas les seuls.
Si nous n’avions plus le temps d’attendre, c’est que nous devions retrouver Paola à 20h pour essayer d’aller observer la ponte des tortues sur la plage. Elle est accompagnée cette fois d’un guide spécialisé dans les tortues et clairement passionné, Antonio, qui tient tout autant que nous à trouver une tortue. Mais au final nous n’aurons pas cette chance. Nous marchons plus d’une heure à un bon rythme le long de l’interminable plage éclairée seulement par la lune avant de finalement se résigner à faire demi tour. Le gnome est déçu et a eu une peur bleue à l’idée de se retrouver nez à nez avec un jaguar. Nous aurons tout de même pu voir d’impressionnantes empreintes de jaguar dans le sable, les restes de deux tortues mangées par des jaguars, et deux nids de tortues. Et puis nous avons pu profiter des connaissances intarissables d’Antonio qui prenait plaisir à les partager.
Il est prêt de 23h quand nous arrivons à l’hôtel, fourbus, incapables de faire un pas de plus. Selon mon smartphone, nous aurons quand même marché 21km aujourd’hui, près de 6h au total. Heureusement que le gnome a l’habitude de marcher !
Jour 3 : Adieu Tortuguero
Après une bonne nuit de sommeil, nous quittons l’hôtel à 9h avec le bateau qui nous ramène à La Pavona où nous récupérons notre voiture pour prendre la route pour la prochaine étape de notre séjour : Puerto Viejo de Sarapiqui.

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