Jour 1 : Heliconia Island
Aujourd’hui nous quittons Cahuita, avec un gros pincement au cœur. Ce départ est difficile autant pour moi que pour le gnome vu le merveilleux mois que nous venons d’y passer. Mais après une dernière baignade à la playa Negra, ça y est, nous reprenons la route.
Première étape de notre roadtrip : Las Horquetas, dans la région de Sarapiquí, à environ 3h de route de Cahuita. C’est à Heliconia Island que nous passerons la nuit. Petite île privée au milieu du Río Sarapiquí, elle abrite un hôtel avec un magnifique jardin où l’on trouve des dizaines de variétés d’heliconias. Nous arrivons au parking où il y a peu de place : heureusement qu’il n’y a pas grand monde. De là, impossible encore de voir à quoi ressemble notre destination. Il nous faut emprunter un étroit pont métallique pour accéder à Heliconia Island, pas franchement pratique avec une valise. Et même si le pont n’est pas si terrible, le gnome n’est pas rassuré !

Arrivés à la réception, surprise : il n’y a plus de visite guidée du jardin car le couple à son origine n’est plus là… L’hôtel a été repris par Pierre, certes très sympathique et arrangeant, mais qui n’accorde malheureusement pas la même attention aux heliconias que ses prédécesseurs. Tant pis, nous allons flâner tout seuls dans ce beau jardin, juste après avoir déposé nos affaires dans la chambre. Le gnome se dirige tout d’abord vers l’étang qui abrite visiblement des grenouilles vu le bruit, mais elles sont bien cachées. Nous nous perdons peu à peu dans les méandres du jardin, admirant les heliconias bien sûr mais aussi de nombreux oiseaux, ainsi que des singes hurleurs en bordure de la rivière.

Si le cadre est très beau, notre chambre est cependant quelconque et il y a clairement mieux ailleurs. D’autre part, alors que j’avais vu lors de ma réservation qu’il y avait un restaurant sur place, je découvre en questionnant Pierre que ce n’est pas le cas. Il nous faut donc reprendre la voiture le soir venu.
Bon, au final, cela nous donne au moins l’occasion de retourner au restaurant sur lequel nous étions tombés par hasard lors de notre précédent passage dans la région de Sarapiquí, le Vista del Río, tout près d’Heliconia Island. Le gnome est ravi : il avait adoré ce restaurant et ce soir encore tout y est délicieux. Mais repasser de nuit sur le petit pont d’Heliconia Island ne l’enchante pas en revanche !
Jour 2 : Palmitour et le rio Sarapiquí
Au réveil, un bon petit déjeuner nous attend au bord de la rivière. Pierre fait lui-même son pain et nous profitons donc de bonnes tartines, ce qui est rare au Costa Rica ! A côté de nous, de nombreux oiseaux viennent eux aussi prendre leur petit déjeuner, une assiette de fruits ayant été posée à leur attention. L’écureuil tenté lui aussi par les fruits n’aura rien à manger par contre : il n’a pas le temps de s’approcher que déjà il se fait chasser par l’un des oiseaux. Avant de quitter Heliconia Island, nous profitons encore un peu du jardin où le gnome trouve ce matin un nid de colibri.

Nous quittons les lieux en fin de matinée pour rejoindre Maria avec qui nous avons rendez-vous à 11h pour la visite guidée de Palmitour. L’occasion enfin de découvrir comment on obtient des cœurs de palmiers ! Nous sommes accueillis chaleureusement pas sa fille qui nous offre de délicieux jus d’ananas frais en attendant l’arrivée de Maria comme nous sommes un peu en avance. La visite a lieu uniquement en espagnol et aujourd’hui nous serons seuls. Maria nous explique qu’elle accueille parfois de grands groupes, jusqu’à 50 personnes, mais nous sommes en basse saison et il n’y a plus grand monde. Nous aurons donc la chance de pouvoir nous promener un peu plus dans la propriété et de pouvoir profiter d’avantage du savoir de la propriétaire des lieux !
Maria commence par nous présenter tous les arbres fruitiers présents sur sa propriété et nous invite à goûter les fruits que nous ne connaissions pas. Et ils sont nombreux ! Toute la production de la propriété est destinée uniquement à la consommation de la famille de Maria et à leur restaurant. Arrivés à la plantation de palmiers, Maria nous explique comment ils sont cultivés pour récolter les cœurs de palmier sur les palmiers ayant 2 ans et les fruits sur les quelques palmiers plus âgés. Elle nous montre comment couper un petit palmier à la machette et le prépare sous le regard attentif du gnome pour en sortir le cœur, que nous croquons tout frais. Selon le gnome, une fois les feuilles ôtées, le palmier ressemble à un poireau géant. Mais son goût est bien différent !

Rien ne se perd dans l’exploitation des palmiers de Maria. Les déchets des jeunes palmiers servent ensuite de composte pour les palmiers suivants. Quant aux palmiers plus âgés, il faut attendre qu’ils aient une dizaine d’années pour récolter leurs fruits. Puis une fois qu’ils ne donnent plus de fruits adéquats à la consommation, ils sont abattus et le bois du tronc est utilisé dans la fabrication de mobilier tandis que les feuilles servent de composte.
Après cette visite fort instructive vient l’heure de la dégustation. Le prix de la visite comprend en effet un repas à base de cœur de palmier. Ceviche de cœur de palmier, lasagne de cœur de palmier… Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est copieux ! Et réellement délicieux. Cela n’a rien à voir avec les cœurs de palmier qu’on trouve en Europe.

C’est l’estomac (trop) plein que nous quittons Maria et sa fille pour nous rendre ensuite à Puerto Viejo de Sarapiquí. Avec un peu de difficulté, je finis par trouver l’embarcadère de Aventuras Challenger y Speed auquel on accède en traversant un restaurant (Vista al Río). C’est de là que nous partons pour un tour en bateau sur le Rio Sarapiquí. Là encore nous sommes seuls ! A bord d’un petit bateau à fond plat similaire à celui que nous avions emprunté pour nous rendre à Tortuguero, nous partons pour une balade d’une heure et demi avec un capitaine formidable, véritable mine d’informations sur la rivière et les arbres qui la bordent. (Il ne parle que l’espagnol par contre.) A la sortie de Puerto Viejo, des gens se baignent dans les eaux calmes du rio Sarapiquí, tandis qu’un peu plus loin nous découvrons un crocodile sur la berge. Le capitaine, voyant notre air surpris, nous dit qu’ici hommes et crocodiles cohabitent sans qu’il n’y ait jamais eu de problème. De nombreux autres animaux peuplent les lieux et nous les admirons au fil de l’eau : singes, caïmans, ibis et bien d’autres d’oiseaux.



Alors que nous nous apprêtons à faire demi-tour pour repartir en direction de l’embarcadère, la pluie se met à tomber, petite averse d’abord qui ne fait que s’amplifier. De retour à notre point de départ, c’est un véritable déluge. Nous avons eu de la chance de pouvoir découvrir cette belle rivière avant que le temps ne tourne.
La pluie ne semble pas se calmer alors que nous arrivons au Tirimbina Lodge où nous passerons la nuit. La chambre est grande et belle mais je n’avais pas prévu d’y rester enfermée pour le reste de l’après-midi… Ce n’est qu’une fois le soir venu qu’il cesse de pleuvoir et le gnome se lance alors dans un petit tour de nuit, lampe de poche à la main, à la recherche des grenouilles et autres animaux sur les chemins du lodge, tout qui se termine au restaurant de l’hôtel. Le repas se révèle être une déception. Autant la chambre et le cadre sont agréables, autant le restaurant est à éviter et nous aurions mieux fait d’aller manger ailleurs.
Jour 3 : Réserve de Tirimbina
Le petit déjeuner est tout aussi décevant que le repas du soir, mais au moins nous pouvons admirer de nombreux oiseaux attirés par des assiettes de fruits. Ce matin nous allons explorer la réserve de Tirimbina. Pour y entrer, il faut tout d’abord traverser la rivière grâce à un pont suspendu de 260 mètres de long. Si vous avez le vertige, ne venez pas là… Plusieurs sentiers s’enfoncent ensuite dans la forêt mais la réserve semble déserte. Hormis les cris de singes hurleurs, il n’y a pas âme qui vive. Aucun autre son, aucun animal en vue et nous ne croisons aucun autre visiteur, ce qui effraie le gnome. Au final, la randonnée est sympa mais sans plus. Seul réel attrait, le ceiba, arbre gigantesque qui nous donne l’impression d’être minuscules.


Nous reprenons la route et quittons le région de Sarapiquí en fin de matinée pour nous rendre à La Fortuna, au pied du volcan Arenal, prochaine étape de notre périple.
| 👀 Activités | ||
|---|---|---|
| Palmitour | Tarifs sur demande | https://www.toutcostarica.com/activites/arenal-sarapiqui/las-horquetas/palmitour.html |
| Bateau sur le Rio Sarapiquí (1h30) | Adulte : 29 USD Enfant : 20 USD | https://fr-fr.facebook.com/people/Aventuras-Challenger-y-Speed-SA/100060361935838/ |
| Reserve de Tirimbina | 18 USD Gratuit si vous logez au Tirimbina Lodge | https://www.tirimbina.org/ |



