Amérique latine, Costa Rica, Destinations

La région d’Arenal, entre bains thermaux et refuge animalier

Jour 3 (suite) : les bains Los Laureles à la Fortuna

Après un peu plus d’une heure de route depuis la réserve Tirimbina, nous arrivons en tout début d’après-midi à La Fortuna où nous rejoignons notre hôtel, l’Arenal Xilopalo. Au moment où nous descendons de la voiture, la pluie se met à tomber à verse. Je pensais poser nous bagages et repartir aussitôt pour aller aux bains thermaux, mais c’est raté.

Nous passons donc quelques heures à l’hôtel, qui se révèle être la meilleure surprise de notre voyage côté hébergement et clairement le meilleur rapport qualité prix que nous ayons eu. En réservant, je ne m’attendais à rien de bien fantastique. Mais au final, la chambre est grande et très confortable, le personnel est chaleureux et aux petits soins, il y a des jeux à disposition près de la réception, le restaurant à l’étage permet de prendre le petit déjeuner en admirant la vue sur le volcan et de nombreux oiseaux. En prime, l’hôtel Arenal Xilopalo est situé à 5 minutes à pied de la rue principale de la Fortuna. Et tout cela pour seulement 40 USD la nuit. Le top !

Tabourets et comptoir sur une terrasse avec vue sur le volcan Arenal

A 15h ça y est, le déluge cesse enfin. En route pour les bains ! Il y a quantité de bains thermaux dans la région et nous avions déjà testé The Springs lors de notre précédent passage. Cette fois, je voulais quelque chose de plus familial et de bien moins cher.

C’est sur Los Laureles que mon choix s’est porté. L’entrée ne coûte que 5’000 colones par personne (environ 7 $ ), ce qui le rend accessible aux familles résident dans la région, contrairement à de nombreux thermes. On y trouve plusieurs bassins d’eau thermale en provenance du volcan, joliment aménagés et entourés de plantes tropicales, mais également des piscines d’eau froide avec des toboggans pour les enfants. De nombreux « ranchos » (tables de pique-nique couvertes, abritées du soleil et de la pluie) sont disposés sur tout le site, entre les différents bassins. Mais aujourd’hui, ils sont quasi déserts ; nous sommes en pleine semaine et vu la météo… Nous avons donc tout loisir de profiter des lieux.

bassins thermaux et plantes à Los Laureles

Le gnome s’en donne à cœur joie, enchainant les descentes de toboggans et testant tous les bassins d’eau chaude. Ce sont vraiment de super bains pour les familles. Le gnome adore tellement qu’il ne veut plus repartir, malgré la pluie qui se remet à tomber et la nuit qui arrive, et j’ai toutes les peines du monde à le convaincre de quitter les lieux.

piscine avec deux toboggans à Los Laureles

Après un bref passage à l’hôtel, nous ressortons à pied à la recherche d’un restaurant pour ce soir. Nous jetons notre dévolu sur le Pollo Fortuneño, même s’il y a un peu d’attente. Et ce fut un bon choix ! De délicieux plats typiques du Costa Rica, de bonnes limonades et en bonus, des magnifiques desserts (ce qui est rare).

Jour 4 : Proyecto Asis

Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner. Des fruits frais, des pancakes, avec en toile de fond le volcan Arenal. Pendant que nous mangeons, des toucans, des perroquets et d’autres oiseaux viennent se poser dans les arbres autour de la terrasse et sur la plateforme où des fruits ont été déposés à leur attention. Le gnome délaisse son assiette et se transforme alors en photographe !

deux perroquets mangeant des bananes sur une plateforme

Nous partons ensuite passer la journée au Proyecto Asis, un refuge pour animaux situé à une demi-heure de route de La Fortuna. Contrairement à la plupart des refuges et associations travaillant avec des animaux au Costa Rica qui n’acceptent que les adultes pour faire du volontariat, le Proyecto Asis permet de découvrir en famille les coulisses d’un refuge. Il est possible de faire une ou plusieurs semaines de volontariat, avec les enfants, ou juste une demi-journée pour avoir un premier aperçu. C’est cette dernière option que nous avons choisie.

Mais avant cela, nous avons prévu de visiter le sanctuaire des paresseux durant la matinée, également géré par le Proyecto Asis et situé au même endroit. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car c’est finalement une grosse déception. La visite n’a aucun intérêt… Nous avons vaguement vu deux paresseux perchés tout en haut des arbres, eu quelques informations très basiques sur les paresseux, et c’est tout. On en voit plus et mieux dans certains parcs naturels tels qu’à Cahuita et nous n’avons rien appris de nouveau…

Heureusement, l’après-midi au refuge est nettement plus intéressant. Nous débutons par la visite du centre. Notre guide / bénévole est fantastique et clairement passionné. Il nous présente le refuge et les animaux qui y résident actuellement, nous fournissant quantité d’informations sur leur manière de fonctionner et nous expliquant comment réhabiliter les différents animaux, y compris comment réapprendre à voler à des oiseaux qui ont été détenus en captivité dans de minuscules cages pendant des années. Nous apprenons ainsi qu’il faut près de 10 ans à un ara pour réapprendre à voler et retrouver son autonomie. Un travail de longue haleine ! Cependant la plupart des autres oiseaux peuvent faire des progrès bien plus rapidement, pour autant qu’on leur apporte l’aide nécessaire.

Nous apprenons également le fonctionnement des groupes de capucins à face blanche et comment les hommes, croyant bien faire, vont en fait à l’encontre d’un processus naturel. En effet, les groupes de capucins sont constitués d’un mâle dominant entouré d’une vingtaine de femelles et les bébés mâles sont systématiquement abandonnés par le groupe dès qu’ils commencent à grandir, le mâle dominant voyant en eux une menace. La plupart des bébés mâles meurent et seuls les plus forts survivront, pour défier une fois adulte un mâle dominant et lui « voler » son groupe.

Mais de nombreux bébés mâles sont recueillis par des promeneurs qui pensent bien faire, souhaitent les sauver et les amènent dans des refuges. Si cela part d’une bonne intention, en réalité ce « sauvetage » condamne le capucin a une vie en captivité car il ne pourra plus survivre dans la nature… Sa seule chance de survie était d’avoir été abandonné dans un environnement connu, où il pourrait s’en sortir : il n’est donc pas possible de le relâcher immédiatement ailleurs. Et s’il grandit au sein d’un refuge, il n’apprendra ni à se débrouiller seul, ni à voir les autres mâles comme des rivaux et à adopter les bons comportements sociaux.

deux singes à face blanche derrière un grillage

Après cette visite fort instructive vient le moment de mettre la main à la pâte en aidant à la préparation des repas pour les animaux. Nous découvrons comment les menus sont élaborés pour chaque pensionnaire et les modifications opérées selon que l’animal est proche ou non de pouvoir être relâché dans son milieu naturel. En suivant les différentes recettes, nous pesons et coupons les fruits et légumes dans une ambiance conviviale. Le gnome adore !

Ensuite, nous préparons les enrichissements. Les singes devront ainsi réussir à ouvrir un cube grillagé, une brique de jus de fruit recyclée ou encore un bidon pour pouvoir manger ce qui se trouve à l’intérieur. Une fois que tout est prêt, la tournée débute et nous apportons leur repas à certains animaux du refuge. C’est l’occasion de voir comment ils interagissent, se partagent la nourriture… ou au contraire se la disputent, comme c’est le cas des singes araignées qui font beaucoup rire le gnome !

Déjà il est temps de quitter le Proyecto Asis. L’après-midi aura passé vite. Nous retournons à La Fortuna où nous passons la nuit aujourd’hui encore avant de partir pour le parc national du volcan Tenorio demain.

👀 Activités
Termales Los Laureles7 USD
Gratuit pour les moins de 3 ans
https://www.termaleslaureles.com/
Proyecto AsisAdulte : dès 35 USD
Enfant : dès 20 USD
https://institutoasis.com/wildlife-tours-arenal-volcano/

Article précédent :

Laisser un commentaire