Jour 9 (suite) : Arrivée à Montezuma
Montezuma est situé tout au bout de la péninsule de Nicoya, qu’il nous faut donc traverser. C’est un trajet bien long qui nous donne l’impression d’aller au bout du monde. Après 4h de route et une pause déjeuner à Jicaral au El Picadero (excellent restaurant de grillades découvert par hasard), nous atteignons enfin le village de Montezuma. Et le moins que l’on puisse puisse dire, c’est que c’est petit. Vraiment tout petit ! Mais même dans ce hameau du bout du monde, les camions sont bien présents et les voitures nombreuses…
Nous logerons durant 4 nuits à l’hôtel El Jardin, en plein milieu du village. L’établissement est joli, avec ses chambres réparties dans différents petits bâtiments, et il y a une belle piscine dans le jardin. Mais manque de chance, nous avons droit à l’une des deux seules chambres qui donnent directement sur la rue et non côté jardin… Avec le bruit de la circulation…

La journée est déjà bien avancée toutefois nous avons encore le temps d’aller brièvement découvrir la plage. Impossible de s’y baigner au vu de la taille des vagues et des énormes bout de bois qu’elles charrient, mais le cadre est plutôt pas mal. Le gnome quant à lui prend plaisir à jouer dans le sable ainsi qu’à l’aire de jeu installée en bordure de plage.
Alors que le jour tombe, sur le chemin nous ramenant à l’hôtel, nous nous arrêtons au soda El Artesano, choisi par le gnome qui tient à manger un casado ce soir. Le repas se révèle correct mais sans plus…


Jour 10 : les cascades de Montezuma
Pour la première fois depuis notre arrivée au Costa Rica, nous sommes réveillés non pas par le bruit des oiseaux, mais par celui des camions… Ça a quand même moins de charme. Étant donné qu’il n’y a pas de petit déjeuner à l’hôtel, nous partons en quête d’un endroit où nous restaurer et jetons notre dévolu sur le Sano Banano, restaurant proposant un menu varié pour tous les repas et qui deviendra notre QG du matin. Leurs pancakes à la banane en particulier ont conquis le gnome ! La terrasse, à l’arrière, est un havre de paix où l’on observe oiseaux et écureuils, et le personnel est très sympathique.

Après ce bon petit déjeuner, nous avons prévu aujourd’hui d’aller découvrir les cascades de Montezuma. Ayant lu qu’il s’agissait d’une marche facile, même avec des enfants, nous tentons tout d’abord de passer par le bas de la rivière et nous nous rendons donc à pied jusqu’au début du « sentier », à 10 minutes du cœur du village. Il faut tout d’abord grimper quelques mètres sur un passage rocailleux le long de la rivière, après quoi je m’aperçois qu’il faut traverser la rivière, pas à gué mais en passant dans l’eau. Il y a quand même une certaine profondeur, des rochers sous l’eau boueuse dont nous ne distinguons rien, du courant, et le chemin de l’autre côté semble également compliqué. Je ne sais pas si c’est vraiment plus facile en pleine saison sèche qu’en juin, mais là ça me semble trop risqué avec le gnome et je décide donc d’abandonner.
Demi tour : nous allons prendre la voiture pour accéder aux cascades par en haut via SunTrails (accès payant). Mais là encore c’est un échec : une violente tempête a détruit le pont qui mène aux cascades… On m’indique alors qu’il y a un 3ème accès, via l’hôtel Sunshine Sanctuary, un peu plus bas.
Un sentier part depuis l’hôtel à flanc de colline et permet d’arriver dans l’escalier qui relie la cascade du bas à celle du haut. Et sur ce sentier, nous croisons les français que nous avions rencontré au Río Celeste ! Le monde est petit, et le Costa Rica encore plus !
Pour emprunter l’escalier, il faut s’acquitter d’un droit de passage de 2’000 colones par personne. Le gnome choisit de monter en premier à la cascade du haut. L’eau y est brunâtre, bien loin de l’eau cristalline des rivières où nous nous étions baignés dans la région de Rincón de la Vieja. On y met quand même les pieds, mais après quelques minutes le gnome se fait mordre par quelque chose sans que l’on sache quoi vu qu’il n’y a aucune visibilité. Il a le réflexe d’agiter le pied immédiatement et il y a plus de peur que de mal au final, même si les marques de dents autour de tout son gros orteil sont impressionnantes. C’en est fini de la baignade ici…

Nous reprenons l’escalier pour descendre cette fois à la cascade du bas. Mais nous arrivons du mauvais côté de la rivière qu’il faut en fait longer sur quelques mètres puis traverser, en passant dans l’eau (là aussi…), pour pouvoir se placer face à la cascade et l’admirer. Trop de courant ou trop profond (de l’eau jusqu’à la taille pour un adulte) là où l’eau est plus calme, pas moyen de faire traverser le gnome, qui de plus a toujours peur vu sa morsure. Nous renonçons donc et repartons…
Le bilan est donc plutôt négatif. Peut-être est-ce mieux en saison sèche, mais pour ma part les soit disant fantastiques cascades de Montezuma ont été une déception et je les ai trouvé peu adaptées avec des enfants. Il y a plus accessible et nettement plus beau comme cascade ailleurs au Costa Rica.
Après ces émotions, le gnome n’a qu’une envie : sauter dans la piscine de l’hôtel où nous passons donc un moment, avant de rejoindre la plage. J’avais lu que vers 16h, l’association ASVO lâche régulièrement des bébés tortues au bout de la plage de Montezuma. Nous tentons donc d’aller voir ce qui s’y passe. Mais s’il y a bien deux nids de tortues dans l’espace protégé délimité par l’association, pas de bébés prêts à rejoindre la mer ce jour.


Ce soir, c’est au restaurant Cocolores que nous allons. Au bord de l’eau, des lumières multicolores, le cadre fait rêver et la cuisine est délicieuse, même si ce n’est pas donné.
Jour 11 : La réserve de Cabo Blanco
Ce matin nous partons pour pour la Reserva Natural Absoluta Cabo Blanco. A une vingtaine de minutes de route au sud de Montezuma, il s’agit de la toute première réserve naturelle du Costa Rica, crée en 1963. Une longue randonnée nous attend et il vaut donc mieux y aller tôt !
Depuis Montezuma, il nous faut emprunter une piste en terre accidentée pour accéder à Cabuya où se trouve l’entrée de la réserve. Un 4×4 est indispensable. Malgré les difficultés d’accès, notre visite s’annonce bien puisqu’avant même d’avoir atteint le parking, une biche traverse devant nous sur le chemin à l’entrée du parc !
Hors des itinéraires touristiques classiques, Cabo Blanco est peu visité et il n’y a pas grand monde aujourd’hui. A tel point que cela inquiète le gnome car en tout et pour tout, nous ne verrons que 5 autres personnes dans la réserve. Mais avant de débuter notre randonnée, il nous faut passer à la station des ranger pour payer l’entrée et nous inscrire sur le registre.

Il y a 3 sentiers possibles pour découvrir la réserve. Le premier, le sendero Arboretum est une petite boucle facile de 1km. Le second, le sendero Danés est une boucle de 2km. Mais le plus emprunté et la raison pour laquelle on visite Cabo Blanco en général est le sendero Sueco, qui nous conduit jusqu’à la plage de Cabo Blanco.
Il faut compter bien 2h de marche pour l’aller et autant pour le retour pour effectuer cette randonnée d’un total de 10km. De bonnes chaussures sont nécessaires et il est impératif de prendre avec soi de grandes quantités d’eau. Nous avons déjà pas mal randonné au Costa Rica, mais ici la chaleur intense et l’humidité représentent une difficulté supplémentaire. Bien vite, le gnome peine, en sueur, et se dit trop fatigué pour aller au bout. Mais malgré tout nous continuons. La traversée de ruisseaux en passant sur les cailloux, en plus de créer une distraction bienvenue, a le mérite de nous permettre de nous rafraîchir un peu.


La réserve est magnifique et sur notre chemin nous croisons des singes, des biches, différents oiseaux et des crabes halloween. Certains passages sont un peu compliqués pour les petites jambes, avec des marches hautes, mais enfin voilà au bout du chemin la récompense : la plage de Cabo Blanco.
Le sable est parsemé de galets blancs et des pélicans voguent sur les vagues. Nous y retrouvons les quelques visiteurs de la réserve qui comme nous pique-niquent sur la plage. Et la baignade rafraîchissante fait un bien fou après cette marche ! Par contre je suis bien contente d’avoir pris les chaussons de plage pour aller nous baigner vu les nombreux cailloux.
Nous profitons encore un moment de nous reposer et jouer sur la plage avant de repartir en sens inverse, le retour nous semblant étonnamment plus court.


C’est fourbus mais content que nous rentrons à l’hôtel où un plongeon dans la piscine achève cette journée bien remplie. Puis ce soir, nous testons le Chico’s Restaurante, au bord de l’eau. De bons cocktails (même le gnome a droit à son apéro avec un virgin mojito), un bon repas, le tout dans un cadre plutôt sympa !
Jour 12 : repos à Montezuma
Il pleut ce matin et la journée d’hier nous a laissé fatigués et quelque peu courbaturés. Nous décidons donc de nous accorder une journée de repos, même s’il y aurait encore bien des choses à faire dans la région (visiter l’île cimetière de Cabuya, aller jusqu’à la cascade de Cocalito sur la plage, ou encore visiter l’un des villages voisins tel que Santa Térésa ou Mal Pais).
Nous prenons notre petit déjeuner dans notre restaurant devenu habituel, le Sano Banano, mais pas de terrasse cette fois vu la météo. Le reste de la matinée, nous alternons entre la terrasse de la chambre, abritée, où le gnome profite de travailler un peu (hé oui, il continue à suivre le programme scolaire) et la piscine quand la pluie se calme un peu. Dans le courant de l’après-midi, la pluie cesse enfin et nous en profitons pour aller à la plage.


Après avoir joué dans le sable un moment et détourné un ruisseau se jetant dans l’océan, nous partons explorer la côte un peu plus loin jusqu’à piedra colorada. De retour vers le site de l’ASVO, nous espérons avoir de la chance aujourd’hui et voir des bébés tortues. Mais non, les deux nids sont toujours là et aucun bébé ne pointe le bout de son nez.
C’est notre dernier soir à Montezuma et bien que nous ayons pris tous nos petits déjeuner au Sano Banano, nous n’y avions pas encore été pour diner. Il nous fallait donc y remédier ! Si les plats sont un peu cher, ils sont réellement délicieux et le service est toujours au top.
Jour 13 : Adieu Montezuma, bonjour refuge de Curú
Ce matin nous passons un moment à la plage côté village. Le gnome joue avec le cours d’eau tandis que des pélicans et des vautours se promènent sur les rochers et dans les vagues. Des pêcheurs, les pieds dans l’eau tentent d’attraper des poissons avec juste un fil de pêche enroulé. Je savoure ce paisible instant car c’est la fin de notre séjour à Montezuma.
En fin de matinée, nous partons pour aller découvrir le refuge de Curú.

| 👀 Activités | ||
|---|---|---|
| Cascades de Montezuma | Tarifs selon accès choisi | |
| Cabo Blanco | Adulte : 12 USD Enfant : 5 USD |
Article précédent :