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De Nosara à Tortuguero : retour sur la côte Caraïbe 

Jour 19 : Le Lucky Bug B&B, au bord du lac Arenal

Le gnome voulant retourner à Tortuguero avant que nous ne quittions le Costa Rica, il va nous falloir retraverser tout le pays. Et même si j’aime conduire, admirer les paysages variés que nous traversons et profiter du voyage, la route serait bien trop longue pour la faire d’une traite. Alors première étape : les rives du lac Arenal, à 4h de voiture de Nosara.

Juste avant d’atteindre notre hébergement du jour, nous faisons un arrêt au Café y Macadamia pour prendre des sandwichs à emporter pour ce soir car je n’ai pas envie de ressortir. D’autant plus qu’il pleut. Et en attendant nos sandwichs, on en profite pour siroter une bonne limonade !  Bon, c’est clairement un restaurant à touristes, avec un shop à touristes à l’intérieur, et les prix sont vraiment élevés… Mais c’était le seul resto dans les parages où prendre un repas à emporter pour ce soir. Et il bénéfice à priori d’une jolie vue sur le lac Arenal (dont nous ne pouvons même pas profiter puisqu’il pleut).

Nos sandwichs sont prêts et nous repartons donc. Plus qu’un dizaine de minutes et nous voilà arrivés au Lucky Bug B&B, charmant bed and breakfast sur la rive du lac Arenal.

L’accueil est chaleureux et le cadre exceptionnel, même si serait mieux avec du soleil. En bord de route, c’est d’abord le restaurant et une boutique d’artisanat que l’on voit, avec une jolie terrasse donnant de l’autre côté sur un petit lac entouré de végétation. Juste après le restaurant, un portique indique le début d’un court chemin longeant le lac pour trouver de l’autre côté les bâtiments d’habitation. Notre chambre est petite et sommaire, mais cosy. Et petite touche en plus, côté salle de bain : des savons artisanaux 100% naturels qui sentent délicieusement bon et que l’on peut également acheter dans la boutique.

Jour 20 : Tirimbina Lodge, à Sarapiqui

Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre nuit au Lucky Bug a été bonne. Nous avons super bien dormi, entre la literie excellente et l’environnement calme. Et ce matin, un bon petit déjeuner nous attend de l’autre côté du petit lac, dans le restaurant. Même s’il ne fait ni très chaud ni très beau, nous mangeons sur la terrasse. On profite ainsi des nombreux colibris qui virevoltent devant nos yeux ! Le gnome s’amuse également avec le chien de la patronne, Bruno, qui ne le quitte plus.

Avant de reprendre la route, la boutique d’artisanat du Lucky Bug est un passage obligé, même si nos bagages commencent à être bien pleins.

3 colibris sur 2 branches

Prochaine étape : Sarapiqui. J’ai longuement hésité car notre précédente visite ne m’avait pas totalement convaincue, mais à ce stade de notre périple, mon budget est déjà bien entamé, chaque économie compte, et le Tirimbina Lodge était l’option la moins chère dans les parages. Nous y arrivons en début d’après-midi et à peine sorti de la voiture, le gnome repère des toucans dans l’un des arbres bordant le parking. Nous allons nous balader un peu dans la réserve, mais sans grande conviction et c’est en fait sur les petits chemin de l’hôtel que nous voyons le plus d’animaux : divers oiseaux dont des toucans, énormes iguanes, et petites grenouilles.

Pour conclure la journée, le restaurant est toujours aussi médiocre…

Jour 21 : De retour à Tortuguero

… et le petit déjeuner n’est carrément pas bon.

Il est encore tôt quand nous reprenons la route pour rejoindre La Pavona où nous prendrons le bateau pour Tortuguero. Lors de notre précédent passage, nous avions pris un bateau privé du lodge où nous séjournions. Cette fois, c’est le bateau publique qui nous conduira à Tortuguero et devrait tout de même nous déposer directement à notre hôtel, le Miss Junies Lodge. 

C’est à l’entrée du parking de La Pavona, en payant pour le stationnement de la voiture, que je paye dans le même temps les tickets pour le bateau publique. Seul le cash est accepté : 6’000 colones par nuit pour le parking et 16’000 colonnes pour le trajet aller/retour jusqu’à Tortuguero pour deux personnes plus les bagages. Il n’y aura plus qu’à trouver lequel est le bon bateau ! 

Je suis surprise de voir qu’il y a nettement moins de monde qu’en avril. Nous sommes presque seuls à attendre dans l’enceinte du restaurant qu’on nous signale l’arrivée du bateau de 11h. Mais quand l’heure sonne enfin, même l’employée de La Pavona qui nous accompagne jusqu’à l’embarcadère en m’aidant avec gentillesse à porter nos bagages peine à identifier le bateau publique ! Une douzaine de bateaux sont amarrés là, et si quelques uns portent clairement le nom des lodges auxquels ils appartiennent, la plupart ne sont pas identifiables. Bon, nous finissons tout de même par trouver la bonne embarcation, ouf. Et comme me l’avait indiqué la réceptionniste du Miss Junies Lodge, je demande donc au capitaine de nous déposer directement à l’hôtel. C’est plus pratique !

bateau sur la rivière Tortuguero avec forêt en fond

A l’arrivée, nous sommes accueils avec un jus de fruits frais et dans les amandiers juste devant notre chambre, un groupe d’aras est venu nous souhaiter la bienvenue. Notre séjour commence bien ! Le Miss Junies est le tout premier lodge de Tortuguero. Plein de charme, tout en bois sombre, ses chambres sont simples mais jolies et confortables. Et puis il y a une grande piscine, dans laquelle le gnome se précipite !

deux aras verts dans un arbre au milieu des feuilles
bâtiment hôtel Miss Junies Tortuguero avec piscine devant
lit chambre d'hôtel Miss Junies Tortuguero

Après la baignade, nous partons faire un tour sur la plage et dans le village de Tortuguero. Malheureusement le restaurant Tree House que j’avais adoré lors de notre précédent passage est fermé pour travaux. Alors c’est à Mi Niño que l’on s’arrête pour boire un jus.

embarcadère village de Tortuguero

Il est temps ensuite d’aller faire une petite sieste car ce soir nous irons à la recherche des tortues vertes et nous nous coucherons tard. Même si le gnome râle, il finit par s’endormir un moment…

Le soir venu, c’est sur El Patio que le gnome jette son dévolu. Restaurant au bord de l’eau, ce sont les illuminations décorant les deux étages de terrasse qui l’ont conquis. Et nous y mangeons très bien.

Comme il nous reste un peu de temps, le gnome décide de partir armé d’une lampe de poche à la recherche de petits animaux dans le jardin de l’hôtel et près des arbres bordant la plage. Il déniche un gros crapaud et quelques insectes.

crapaud

A 21h, nous rejoignons le guichet d’Asoprotur pour un tour de nuit à la découverte des tortues. De là, nous partons avec un couple de touristes accompagnés d’un guide spécialisé et un traducteur pour nous rendre sur l’immense plage de Tortuguero. J’espère que nous aurons plus de chance que lors de notre venue en avril. On marche dans le sable, avec pour seule lumière celle d’un maigre croissant de lune. Être dans le noir effraie le gnome, qui craint qu’un jaguar ne se cache dans la forêt et nous attaque. Mais malgré tout il marche vaillamment durant deux bonne heures.

Nous aurons finalement vu deux tortues vertes ce soir sur la plages, mais aucune en train de pondre. Nous avons croisé le chemin de la première alors qu’elle sortait tout juste de l’océan. Montée plus haut sur la plage, elle a tenté durant de longues minutes de chercher l’endroit idéal pour son nid, mais en vain. Les trop nombreuses branches et racines l’ont systématiquement empêché de creuser un nid convenable et elle s’est finalement décidé à abandonner, retournant vers l’océan afin de ressortir ailleurs sur la côte. Mais nous ne l’avons plus revue. La seconde tortue que nous avons croisé avait déjà fini de pondre. Nous l’avons vue recouvrir de sable son nid puis regagner les vagues.

Le gnome est épuisé quand nous rentrons et je ne suis guère en meilleure forme, mais nous sommes heureux d’avoir vu ces magnifiques tortues !

Jour 22 : Visite du parc national de Tortuguero

La nuit a été courte et le réveil est difficile car nous avons rendez-vous à l’aube avec Cloied, le guide du Miss Junies Lodge, pour un tour en canoë sur les canaux du parc national de Tortuguero. Le soleil vient à peine de se lever lorsque nous embarquons et il n’y a que nous. Seul le chant des oiseaux vient troubler le calme qui règne a cette heure matinale, conférant une atmosphère magique et apaisante à ces lieux. 

village Tortuguero au bord de la rivière
bateau sur la rivière à Tortuguero

Naviguant sur les canaux de Tortuguero, nous partons à la recherche de la faune. Cloied est un guide formidable. Véritable mine d’information, il déniche des trésors que jamais nous n’aurions pu repérer sans lui, à commencer par un boa enroulé dans un arbre. Nous admirons de nombreux oiseaux (hérons bleu, héron tigre, aninga et bien d’autres), un paresseux, un caïman adultes et 4 bébés cachés dans la végétation au bord de l’eau, de grands iguanes et 3 bébés, des singes araignée et des singes hurleurs. Il y a tant à voir dans ce magnifique parc tandis que l’on s’enfonce dans la jungle en suivants d’étroits canaux. Ici où la nature règne en maître, nous avons l’impression d’être seuls au monde, loin de toute civilisation.

caïman sur un tronc d'arbre traversant la rivière avec forêt en fond et partie d'un bateau à l'avant

Ce n’est qu’après 3h de canoë que nous revenons à notre point de départ, sans avoir vu le temps passer. Et le gnome est content d’avoir même pu pagayer lui aussi !

A notre retour un bon petit déjeuner nous attend, après quoi le gnome n’a qu’un envie : se reposer à l’hôtel ! Alors qu’il somnole dans un hamac, revoilà Cloied. Il nous apporte des noix de coco pour nous désaltérer, « le coca cola de la jungle » selon ses termes.

En début d’après-midi, nous partons randonner dans le parc national de Tortuguero. Même si l’explorer en canoë a plus de charme, arpenter le sentier du Jaguar permet de voir d’autres merveilles, de s’immerger dans la forêt avant de passer sur l’immense et magnifique plage de Tortuguero. Des singes hurleurs, de jeunes iguanes, des toucans et même un serpent, sans parler des magnifiques paysages. Je pourrais rester là pendant des heures, mais le gnome fatigue et nous faisons donc demi tour, rentrant à l’hôtel par la plage depuis la sortie du parc.

enfin sur un sentier de tortuguero, arbres sur la gauche et mur avec peinture d'un jaguar à droite
enfant sur la plage de Tortuguero

Nous restons tranquillement au Miss Junies Lodge le reste de l’après-midi, profitant des hamacs et de la piscine. A la tombée de la nuit, pour notre dernier repas à Tortuguero, c’est au restaurant Mi Niño que nous nous attablons, et c’est toujours aussi bon.

Jour 23 : Adieu Tortuguero

Nous avons un peu de temps avant de prendre le bateau et de quitter Tortuguero. A peine son petit déjeuner englouti, le gnome saute dans la piscine, me laissant ranger les affaires avant que je ne le rejoigne. Cloied nous ramène une dernière noix de coco avant que nous ne partions, pour le plus grand bonheur du gnome qui y a pris goût. Puis nous allons faire un dernier tour dans le village de Tortuguero, acheter le dernier petit souvenir que le gnome choisit, et retour au Miss Junies Lodge pour attendre le bateau publique qui viendra nous y chercher directement.

Pendant que l’on patiente, Cloied explique au gnome les différents stades d’une coco : comment elle est cueillie encore verte sur le cocotier pour son eau, brunit si on l’y laisse pour mûrir, puis tombe, et germe pour former un nouvel arbre ensuite. Il nous montre comment ouvrir à la machette une coco mature et nous explique que la coque, faite de fibres, a de multi usages : elle est par exemple utilisé comme bac fertile pour planter d’autres plantes, comme les orchidées en particulier, ou ses fibres peuvent être utilisées pour faire des éponges naturelles, comme les luffas, ou tissées pour créer des cordes. Cloied montre également au gnome la noix au centre et « le visage du paresseux » : les 3 trous dans la coque formant les yeux et le nez.

Le gnome emporte avec lui sa noix de coco lorsque le bateau arrive et que nous embarquons. Il lui donne même un nom : Monsieur Coco ! Ce soir ou demain, à notre prochain hébergement, il pourra demander qu’on la lui ouvre pour la boire et la manger. (S’il se résigne à sacrifier Monsieur Coco.)

Maison sur piloti au bord de la rivière à Tortuguero, bateau sur la rivière, forêt dans le fond

Je savoure nos derniers moments dans cette belle région, 1h à naviguer sur la rivière bordée par la forêt pour rejoindre la Pavona. Là, nous récupérons la voiture et partons pour Irazu, dernière étape de notre séjour au Costa Rica. Le temps a passé bien trop vite et déjà notre voyage touche à sa fin…

bateau sur la rivière encadrée par la forêt de Tortuguero

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