Jour 23 : interminable route…
Après avoir quitté Tortuguero, nous voilà partis pour rejoindre notre dernière étape au Costa Rica, le volcan Irazú, que le gnome tenait à aller voir. Il s’agira du 4ème volcan de notre périple dans ce pays qui en compte une centaine, chacun nous ayant offert des paysages totalement différents.
Malheureusement, la route reliant Guapiles à San José est fermée suite aux fortes pluies qu’il y a eu la semaine dernière et nous devons donc prendre une autre route, bien plus longue, passant dans la montagne et contournant le volcan Turrialba. Sans surprise, il y a du monde vu qu’une bonne partie du trafic s’est reporté ici, y compris les nombreux camions qui peinent par endroit sur cette étroite route sinueuse, pas du tout adaptée à leur gabarit. Résultat : des bouchons interminables… Au final, alors que nous aurions dû mettre environ 3h à rejoindre les contreforts du volcan Irazú, ce n’est que 5h après notre départ de l’embarcadère de la Pavona que nous atteignons enfin notre hébergement.
L’après-midi touche à sa fin lorsque nous arrivons sous une pluie battante à l’hôtel Grandpas, constitué de jolis petits chalets individuels. Notre chambre est confortable et chaleureuse. Par contre nous avons du mal avec le changement de température drastique : nous sommes passés de 31 degrés à Tortuguero ce matin à 15 degrés ici. On commence donc par se changer et ressortir les pantalons !
Nous dînons au restaurant de l’hôtel. La cuisine est vraiment délicieuse et le gnome se régale avec des spaghettis aux crevettes, mais c’est un peu cher et ils ferment à 19h aujourd’hui. Nous n’avons donc guère eu d’autre choix que de manger tôt, et on ne nous propose pas de dessert : on m’apporte la note, il est 19h pile, ça ferme. Bon en même temps, nous sommes les seuls clients ce soir…
Jour 24 : Le volcan Irazú et le jardin botanique Lankester
La nuit a été fraîche, je n’y étais plus habituée. Difficile de sortir de sous les couvertures ce matin ! Pourtant nous nous levons tôt car nous allons visiter le parc national du volcan Irazú et comme pour le volcan Poás, il y a plus de chance de pouvoir l’admirer le matin, avant que les nuages n’arrivent.
Après un bon petit déjeuner, nous partons donc à 7h30 pour être au sommet du volcan aux alentours de 8h, à l’ouverture du parc national. Il pleuvine et je crains que nous ne voyions pas grand chose… La route grimpe à travers les champs et les pâturages. Ici la végétation est bien différente de la côte caraïbe que nous avons quitté la veille. Avec les vaches noires et blanches au bord de la route, on se croirait presque en Suisse !

Le sommet du volcan culmine à plus de 3’000 mètres d’altitude. Je trouvais déjà qu’il faisait froid au pied du volcan mais la température chute encore à mesure que nous montons. Il ne fait plus que 7 degrés une fois en haut. On gèle ! Au moins nous sommes passés au dessus des nuages et il fait grand beau pour l’instant, nous avons de la chance.
A notre arrivée dans le parc national, il n’y a personne hormis une seule autre voiture déjà garée dans le parking. Contrairement au Poás, ici pas de centre d’accueil, pas d’information, pas de casque, nada. On part seul sur le chemin conduisant au cratère. Nous longeons d’abord la Playa Hermosa, impressionnante étendue désertique. Déjà le gnome se réjouit que nous soyons venus ! (C’était son idée et il ne cesse de le répéter.)


Nous découvrons ensuite la vue plongeante sur le cratère Diego de la Haya et son lac entouré d’arbustes, puis le cratère principal juste à côté, immense et dont on ne voit pas le fond. Nous le longeons avant de revenir vers le premier cratère alors que les nuages arrivent. En à peine deux minutes, le paysage change, envahi par la brume, et nous ne voyons plus rien.


Nous reprenons la voiture pour aller sur l’autre chemin d’accès surplombant le cratère principal afin de tenter de le voir d’en haut. Mais… il n’y a aucune visibilité. On attend un moment et quand finalement nous allions abandonner, les nuages s’écartent d’un coup et le cratère apparait. Cela valait la peine de patienter.

Notre visite du volcan Irazú terminée, nous redescendons ensuite jusqu’à la ville de Cartago pour aller découvrir le jardin botanique Lankester. Pas très grand, il se visite en 1h et c’est une activité sympa si on est dans la région. Le sentier conduit d’abord dans la serre aux orchidées qui contient l’une des plus grandes collection au monde, puis dans un jardin japonais. Après un passage dans la forêt secondaire costaricaine, on arrive dans l’espace des cactus. Vient ensuite la zone des fougères, dont certaines ont une taille impressionnante, puis les broméliacées et les palmiers. Le gnome prend plaisir à se promener dans ce beau jardin et à découvrir l’un après l’autre les différents environnements.


De retour à l’hôtel, le gnome demande l’ouverture de Mr Coco, sa noix de coco reçue à Tortuguero. Il est triste de le sacrifier, mais sa peine est bien vite oubliée dès qu’il boit son eau de coco et grignote la chaire blanche !
Nous partons en début d’après-midi pour San José où nous passerons notre dernière nuit au Costa Rica à l’hôtel Wyndham San José Herradura, près de l’aéroport, car nous prenons l’avion demain… Après toutes nos aventures dans ce magnifique pays, il est malheureusement temps de partir, même si le gnome n’en a pas envie. Mais nous reviendrons, c’est certain !

| 👀 Activités | ||
|---|---|---|
| Parc national volcan Irazú | Adulte : 15 USD Enfant (2-12 ans) : 5 USD | https://www.sinac.go.cr/ES/ac/accvc/pnvi/Paginas/default.aspx |
| Jardin botanique Lankester | Tarif unique dès 5 ans : 10 USD | https://jbl.ucr.ac.cr/ |
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