Se rendre à Holbox
À environ 2h de route de Playa del Carmen se trouve la Isla Holbox. Plages de sable blanc, eau turquoise : l’île a de quoi faire rêver ! C’est avec H&L Tour que nous partons pour la journée à la découverte de ce petit paradis. S’il est bien évidemment possible de s’y rendre par ses propres moyens, avoir un guide me paraissait plus enrichissant, plus simple en terme d’organisation et cela m’évitait d’avoir à conduire. Et puis nous avons la chance d’avoir une formidable guide, Rosaline, pour nous seuls au final !
Pour se rendre sur l’île de Holbox, il nous faut d’abord rejoindre le port de Chiquilá et de là prendre le bateau. Un ferry fait la navette régulièrement, mais nous ne le prendrons pas. Nous embarquons sur un petit bateau qui nous conduit tout d’abord en une quinzaine de minutes au cenote Yalhau, un peu plus loin sur la côte.

Le cenote Yalhau, près de Holbox
A notre arrivée, nous avons droit à un accueil un peu particulier : un crocodile nage tranquillement à côté du ponton où nous débarquons et nous guette tandis que nous rejoignons la mangrove. Uniquement accessible par bateau, le cenote Yalhau est un petit bijou caché dans la végétation. Une multitude de crabes filent se terrer dans leurs nids autour de nous au fur et à mesure que nous avançons sur la passerelle a travers la mangrove pour rejoindre le cenote. Nous sommes arrivés tôt et nous sommes donc seuls pour profiter de l’eau fraîche et cristalline où l’on observe de nombreux poissons. Le gnome sort immédiatement masque et tuba de notre sac pour aller faire du snorkeling !



La baignade est agréable tout comme le calme qui règne ici. La journée commence plutôt bien !
Près du cenote, un mirador sur lequel nous grimpons ensuite permet d’avoir une vue plongeante sur l’eau d’un bleu profond et la mangrove mais aussi sur l’étonnante prairie environnante que nous ne pouvions pas deviner depuis en bas. Le gnome décrète que nous sommes dans un oasis au milieu de la savane !



Isla de la Pasión
Alors que d’autres touristes commencent gentiment à arriver, nous quittons les lieux, reprenant le bateau pour nous rendre non pas à Holbox (hé non, pas encore !) mais à Isla de la Pasión, un petit îlot enchanteur qui se trouve sur notre chemin. Face à la plage de sable blanc, une multitude d’oiseaux sont posés sur un banc de sable. Pélicans, cormorans, mouettes,… à deux pas de nous.


Les pieds dans une eau transparente, les poissons filant tout autour de nous, j’ai l’impression d’être seule au monde sur une île déserte. Le cadre est véritablement idyllique. Nous contournons l’îlot les pied dans l’eau pour rejoindre un chemin de sable encadré par les arbres débouchant une cinquantaine de mètres plus loin à l’autre bout de Isla Pasión sur un mirador assorti d’un ponton. D’en haut, on peut voir les oiseaux perchés sur la cime des arbres, l’île de Holbox en fond et la mer, nuances de turquoise et de bleu.

Holbox
Il est temps enfin de rejoindre Holbox. Depuis le bateau, nous découvrons la côte de l’île qui devait être paradisiaque il n’y a pas si longtemps de cela mais est maintenant dénaturée par les gros blocs de bétons des hôtels qui détonnent totalement…
Nous débarquons à la Punta Mosquito, bande de sable blanc sur laquelle on flâne en admirant le magnifique paysage qui s’offre à nous. Juste à côté, une barrière délimite la réserve protégée accueillant de nombreux oiseaux. Si la plupart restent bien tranquillement hors de portée des touristes présents, certains moins farouches s’approchent tout de même, tels qu’un groupe de pélicans venus se poser sur les vagues droit devant le gnome.



Il paraît qu’on peut parfois voir ici également des flamants roses, mais nous n’avons pas cette chance. Il est possible de marcher plusieurs kilomètres sur les bancs de sable de la Punta Mosquito et rejoindre le village à pied depuis là. Nous nous promenons un moment, apercevant au loin des cerfs-volants dans le ciel avant de faire demi tour pour retourner près du bateau profiter de l’eau turquoise. L’eau est peu profonde et calme, idéale pour les enfants, et pour les parents qui profitent d’un moment de baignade tranquille dans ce coin de paradis.

Nous rejoignons ensuite le village de Holbox. La plage de sable blanc est magnifique ici aussi, mais surpeuplée, envahie de transats et de vendeurs de fruits ou boissons avec leurs charrettes. La Punta Mosquito était clairement plus agréable !
Nous mangeons dans l’un des nombreux restaurants bordant la plage avant de passer dans le cœur du village pour flâner dans les ruelles. Premier constat : des voiturettes à moteur faisant office de taxi circulent sans cesse dans les rues dont elles soulèvent le sable. L’air y est pollué et se promener dans la rue principale n’a rien d’agréable… Second constat : tout est cher, y compris les pharmacies du villages qui vendent leur produits à des prix plus élevés qu’en Suisse ! En bref, je découvre un village qui semble-t-il n’a plus grand chose d’authentique mais est devenu uniquement une attraction touristique, sur une île dénaturée par l’homme et le tourisme de masse…




Pour résumer, j’ai adoré cette journée à visiter l’île de Holbox et ses environs, découvrir ses splendides paysages et sa faune. Mais le village en soi n’a pas d’intérêt et je me félicite de ne pas avoir décidé d’y rester pour la nuit. Outre le manque de charme, les nombreux hôtels ont un impact négatif sur l’île tout comme les voiturettes à moteur qui transportent touristes et locaux. Pollution, déchets, paysage côtier entaché, affaissement de l’île… Les merveilles de la Isla Holbox finiront par disparaître sous l’effet du tourisme si elles ne sont pas mieux préservées.


