Rien de tel qu’un roadtrip pour découvrir la Belgique et les Pays-Bas ! Et comme nous commençons à prendre goût à la vanlife, c’est un road trip en van que nous avons choisi pour découvrir ces deux pays voisins en toute liberté. Pour ce voyage, nous avons décidé de partir durant le mois d’avril, période idéale pour admirer la célèbre floraison des tulipes aux Pays-Bas. C’est un spectacle incontournable qui transforme les champs en un patchwork de couleurs éclatantes, en particulier autour de Keukenhof, l’un des plus beaux jardins de tulipes au monde.
En une semaine, notre itinéraire nous a mené de Bruxelles à Bruges, en passant par Gand, avant de longer la côte aux Pays-Bas jusqu’à Leyde. Nous avons passé une journée à Keukenhof pour admirer les tulipes, avant de poursuivre notre route vers les célèbres moulins de Kinderdijk et de revenir en Belgique pour une dernière halte à Anvers. Un voyage mêlant villes charmantes, paysages côtiers et découvertes culturelles.
Si vous rêvez d’un road trip en Belgique et aux Pays-Bas, que ce soit en van aménagé ou en voiture, ce guide vous donnera un itinéraire détaillé, des conseils pratiques et les étapes à ne pas manquer !

Préparer son roadtrip : location du van et conseils pratiques
Un roadtrip en van en Belgique et aux Pays-Bas offre une grande liberté, mais une bonne préparation est tout de même essentielle. Voici quelques conseils pour préparer votre voyage.
Où louer un van à Bruxelles ?
Pour notre road trip en van en Belgique, j’ai choisi de louer notre véhicule chez Roadsurfer, une entreprise spécialisée dans la location de vans aménagés. Elle propose plusieurs modèles bien équipés, avec des options comme le chauffage stationnaire (bien utile en avril !), l’autonomie en eau et électricité, et des accessoires pratiques pour la vie en van.
Si vous cherchez d’autres alternatives, voici quelques options pour louer un van à Bruxelles :
◆ Indie Campers : une plateforme populaire pour la location de vans à travers l’Europe.
◆ Yescapa : un site de location entre particuliers, souvent plus abordable.
◆ Wikicampers : autre alternative pour louer directement auprès de particuliers.
Conduire en Belgique et aux Pays-Bas : règles et différences
La conduite en Belgique et aux Pays-Bas est globalement facile, mais quelques différences sont à noter :
- Limitations de vitesse :
- Autoroutes : 120 km/h en Belgique, 100 km/h aux Pays-Bas (depuis 2020, limitation entre 6h et 19h).
- Routes secondaires : généralement 70 km/h en Belgique, 80 km/h aux Pays-Bas.
- Zones urbaines : 50 km/h.
- Péages :
Pas de péages sur les autoroutes belges et néerlandaises, sauf quelques tunnels aux Pays-Bas.
- Cyclistes :
Aux Pays-Bas, les vélos sont rois ! Faites particulièrement attention aux nombreuses pistes cyclables et aux règles de priorité.
- Zones à basse émission (LEZ) :
Attention, plusieurs villes belges (Bruxelles, Anvers, Gand) et néerlandaises (Amsterdam, Rotterdam, Utrecht) ont mis en place des zones à faibles émissions où l’accès est restreint pour les véhicules les plus polluants. Avant d’entrer dans ces zones, vérifiez si votre véhicule est autorisé et, si nécessaire, enregistrez votre véhicule sur les sites officiels des villes concernées.

Où stationner et dormir en van ?
Aux Pays-Bas, le camping sauvage est interdit. C’est la raison pour laquelle nous avions réservé un emplacement dans un camping, le Vakantiepark Koningshof, pour nos deux nuits sur le territoire néerlandais, et c’est ce que je recommande de faire.
En Belgique, le camping sauvage est toléré pour autant que vous ne stationniez pas n’importe où.
- Parkings gratuits ou aires de service : Certaines aires permettent le stationnement nocturne, mais il faut bien vérifier les panneaux.
- Park4Night : L’application indispensable pour repérer les bons spots !
Budget estimatif pour un roadtrip en van en Belgique et aux Pays-Bas
Voici une estimation de mes dépense pour notre semaine de roadtrip en van en Belgique et aux Pays-Bas :
- Nuit hôtel Bruxelles : 120 €
- Location du van : 600 €
- Carburant : 80 €
- Camping : 100 € pour 2 nuits
- Parkings et transports publiques : 90 €
- Alimentation : 150 € pour les courses + 250 € pour les restaurants et snacks
- Activités : 150 €
Total : 1540 €
Notre itinéraire pour découvrir la Belgique et les Pays-Bas

Notre road trip en Belgique et aux Pays-Bas
A notre arrivée à Bruxelles, nous ne faisons qu’y passer une journée et une nuit avant d’aller récupérer notre van le lendemain matin. Nous passerons quelques jours à Bruxelles pour visiter la ville à la fin de notre road trip (voir l’article sur notre visite de Bruxelles). Mais pour l’instant, pour cette seule nuit en ville, j’ai choisi un hôtel bien particulier où l’on plonge dans l’univers de la bande dessinée : le Yooma Urban Lodge.
Chaque chambre est décorée sur le thème d’une BD, les murs de la salle à manger sont recouvert d’une immense fresque, et on peut emprunter des BD à la réception. Une bonne entrée en matière au pays de la bande dessinée !
Mais passons aux choses sérieuses : après cette première nuit, il est temps de démarrer notre road trip !
Jour 1 : le van – Gand
On commence notre roadtrip en van en Belgique en douceur. Nous prenons d’abord le temps de dormir un peu, puis de savourer un bon petit déjeuner à l’hôtel, suivi d’une séance lecture de BD… avant de partir tranquillement en fin de matinée.
Direction l’agence Roadsurfer, à environ 45 minutes de bus. C’est là que notre van nous attend ! On prend le temps de faire le tour du véhicule, de vérifier qu’on a tout ce qu’il faut, et après une bonne demi-heure de check, c’est parti. Premier arrêt obligé : le supermarché pour faire les courses pour la semaine – le quotidien du voyage en van commence !
Notre première vraie étape, c’est Gand, à une heure de route. Bonne surprise : notre van est autorisé à circuler dans la LEZ (zone de basses émissions) du centre-ville – pensez bien à vérifier cela selon le véhicule que vous louez. Autre coup de chance : une place se libère pile lorsqu’on arrive dans le petit parking que j’avais repéré, à deux pas du château des Comtes.
Malheureusement, le château affiche complet pour la journée. J’aurais dû réserver à l’avance en ligne, ce que je vous conseille fortement si vous voulez faire la visite. Mais finalement, ce n’est pas plus mal, car nous n’avons qu’une demi journée pour visiter Gand alors on profite ainsi d’explorer son centre historique tranquillement. Et quel plaisir ! C’est une vraie belle surprise, alors que je n’avais aucune attente et que je n’avais même jamais entendu parler de Gand avant. Cette ville est vraiment très jolie : dans un petit périmètre autour de la rivière, on découvre une impressionnante concentration d’édifices religieux imposants et de bâtiments anciens, sans parler du magnifique quai de Graslei et des terrasses animées au bord de l’eau. Il fait beau, l’ambiance est agréable, bref, une ville idéale à visiter à pied.

Petit bémol quand même : il y a beaucoup de monde, et les prix dans les bistrots sont parfois exagérés… plus chers qu’à Bruxelles, et presque pire qu’en Suisse ! 8 € pour une gaufre basique au chocolat, non merci…
On continue notre balade au gré des tours et des clochers que l’on repère, et des jolis points de vue, mais on ne pourra pas non plus monter en haut du beffroi de Gand (lui aussi complet). Autre conseil donc : pensez à réserver si vous voulez profiter de la vue panoramique. Ça je regrette de ne pas l’avoir fait.

Petite étape plus surprenante de notre visite de Gand : la Graffitistraat – la rue des graffitis. Cette petite ruelle est recouverte d’oeuvres en tout genre qui changent régulièrement.

En fin de journée, on quitte la ville pour aller chercher notre tout premier spot pour dormir en van. On trouve un coin parfait sur une petite île au milieu d’un canal, entre Gand et Bruges, à Gevaarts. Un autre camping-car nous rejoint plus tard, mais la nuit est calme. Une première vraie soirée en van comme on les aime !
Jour 2 : Bruges
Ce matin, direction Bruges, la célèbre « Venise du Nord ». Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, cette ville médiévale est l’une des plus belles de Belgique avec ses canaux, ses ruelles pavées, ses façades flamandes et ses clochers gothiques. Nous y arrivons en début de journée, bien avant les cars de touristes, ce qui nous permet de profiter du calme.
On se gare sur le grand parking situé juste à côté de la gare, très pratique, bien situé pour aller visiter Bruges et surtout vraiment pas cher (2,80 € pour la journée !). Premier arrêt à l’office de tourisme, situé dans la gare, pour récupérer un plan de la ville comme je ne me suis pas du tout renseignée avant et que nous n’avons rien prévu.
On commence notre visite à pied, en se dirigeant vers le Minnewaterpark, et le fameux lac d’Amour. Dès les premiers pas, on tombe sous le charme de la ville, de son ambiance paisible et des ses bâtiments en briques plein de charme. On passe devant la belle terrasse du Kasteel Minnewater, au bord de l’eau, encore fermée à cette heure-là, mais qui doit être vraiment agréable en été pour boire un verre.

Un peu plus loin, on arrive au béguinage de Bruges, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Fondé au XIIIe siècle, il accueillait autrefois des béguines, des femmes émancipées qui vivaient en communauté et consacraient leur vie à Dieu. Les maisons blanches, le silence du lieu et le jardin central planté d’arbres et de fleurs donnent une atmosphère toute particulière. Une belle découverte.

On entre ensuite dans le centre-ville historique, par quelques ruelles commerçantes aux jolies façades flamandes. Et comme il y a enfin un rayon de soleil et qu’il n’y a pas trop de monde, on profite d’aller faire un tour en bateau sur les canaux. C’est une balade d’environ 30 minutes, ponctuée des commentaires intéressants du guide sur les monuments près desquels on passe, l’histoire des quartiers, et les petits détails que l’on n’aurait pas vus seuls. Franchement, c’est une super façon d’avoir un premier aperçu de Bruges. Il y a 5 compagnies qui proposent des tours en bateau, partant de différents endroits, mais tous font le même circuit au final et pour le même prix, réglementé par la ville de Bruges. Il n’est pas possible de réserver à l’avance et je recommande vraiment de le faire en début de matinée, car après cela, les files d’attente deviennent interminables !

On poursuit notre promenade en longeant l’ancien hôpital Sint-Jans et l’église Notre-Dame, sans visiter l’intérieur cette fois. La plupart des musées et monuments de Bruges sont payants. Si vous comptez en visiter plusieurs, il peut être intéressant de prendre la Musea Brugge Card (33 €), qui donne accès à une sélection de musées pendant 72h.
De notre côté, nous avons décidé de ne visiter que le beffroi de Bruges. J’ai réservé en ligne le matin même, souhaitant éviter la même mauvaise surprise qu’à Gand, et il ne restait déjà plus que quelques places pour le dernier créneau de la journée, à 18h. Mieux vaut donc réserver 1 ou 2 jours à l’avance si vous voulez choisir votre horaire.
Nous continuons à flâner au hasard des ruelles et des canaux, avec des arrêts photos réguliers – difficile de ne pas s’arrêter tous les 10 mètres car la ville est magnifique et il reste agréable de s’y promener bien qu’il y ait du monde. On s’arrête à midi pour manger des moules chez ’t Schrijverke, où on trouve des plats typiques de la région, simples et très bons.

L’après-midi, nous suivons le canal jusqu’au quartier de Sint-Anna (qui n’a rien de particulier…) et nous rejoignons finalement l’autre extrémité de la vieille ville. Objectif : aller voir les moulins de Bruges ! Eh oui, il y a de vrais moulins ici, dans un petit coin de verdure, loin de la foule. Au XVe siècle, il y en avait 28; aujourd’hui, il en reste 4 le long des remparts. Même si c’est un peu excentré, ça vaut la peine d’y venir. L’un des moulins peut même se visiter et c’est vraiment une chouette activité (5€ pour les adultes, gratuit pour les enfant).

De retour au cœur de la ville, on passe par la place du Bourg, où se trouvent l’hôtel de ville de Bruges et la surprenante basilique du Saint-Sang. Cet édifice religieux, composé de deux chapelles superposées, abrite une relique qui contiendrait le sang du Christ. L’intérieur est richement décoré et l’atmosphère y est très solennelle. Petite pause gourmande ensuite : on a craqué pour une délicieuse gaufre achetée dans un petit food truck sur la place – parfait pour reprendre des forces !

Nous rejoignons ensuite la Grand-Place, puis vient enfin le moment de grimper en haut du beffroi de Bruges. Haut de 83 mètres, il date du XIIIe siècle et servait autrefois de tour de guet et de dépôt pour les archives de la ville. L’ascension est un peu sportive (366 marches !) mais la vue panoramique sur les toits de Bruges vaut vraiment l’effort. Et nous avons eu la chance que les cloches se mettent à sonner pile à notre arrivée au sommet ! Cela vaut la peine de voir ces énormes cloches en action, c’est vraiment impressionnant.


Dernières étapes sur le chemin du retour : un passage par la cathédrale Saint-Sauveur, et un petit arrêt dans la boutique Tintin (Tintin Shop Brugge), un lieu sympa à visiter avec des enfants ou pour les fans de BD, avec des espaces décorés à l’image des personnages de Tintin mais aussi d’autres célèbres BD belges, des produits dérivés et figurines de collection.
On quitte Bruges en début de soirée, et on trouve un joli spot nature à proximité pour dormir avec le van, au bord d’un canal, entourés par les champs. Le calme, la campagne, les canards… un vrai bonheur pour finir cette journée bien remplie.
Jour 3 : plages de Belgique et des Pays-Bas
Ce matin, pour une fois, on lève le camp un peu plus rapidement que d’habitude, sans même prendre le petit-déjeuner : le gnome a décidé qu’on allait le prendre sur la plage de Knokke-Heist, à seulement 10 minutes de là. Et on ne le regrette pas ! La plage est immense, bordée de dunes dorées qui la séparent de la route. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée matinale, mais l’endroit reste paisible, et prendre son petit-déjeuner face à la mer, c’est un vrai bonheur.

Une fois rassasiés et après avoir pris le temps de se promener un peu sur la plage et de jouer dans les dunes, on prend la route direction les Pays-Bas ! Première étape de notre découverte de la côte néerlandaise : Renesse, une jolie station balnéaire au bord de la mer du Nord. Là encore, la plage est belle et sauvage. On y fait une chouette balade, suivie d’un pique-nique.
Ce qui fait la particularité de Renesse, ce sont les phoques qu’on peut observer à marée basse sur le banc de sable situé juste en face de la plage. Il faut prévoir des jumelles pour vraiment bien les voir, mais on peut parfois en apercevoir venir se reposer directement sur la plage apparemment, même si nous n’avons pas eu cette chance.


Il y a aussi deux cafés-restaurants les pieds dans le sable, avec de belles terrasses en bois. On ne les a pas testés, mais ça avait l’air sympa !
Nous n’avons fait que traverser brièvement le village de Renesse mais honnêtement, j’y passerais bien quelques jours de vacances tant il avait l’air agréable et accueillant.
On continue notre journée avec une visite à A Seal, un centre de soins pour phoques, situé un peu plus au nord, à Stellendam. Ce refuge recueille les jeunes séparés de leur mère, les phoques malades ou blessés, pour les soigner avant de les relâcher dans leur milieu naturel. On peut y voir les pensionnaires du moment, et même assister à leur nourrissage. Il y a aussi une petite expo très bien conçue et ludique, adaptée aux enfants, expliquant la vie des phoques, les causes de leur prise en charge, et le rôle du centre. On a vraiment beaucoup apprécié.


La journée touche à sa fin et il nous reste un peu de route à faire pour rejoindre les environs de Leyde. En chemin, on croise des faisans en bordure de route, ainsi que des groupes d’oies sauvages dans les champs – un petit aperçu de la faune locale en bonus, pour le plus grand bonheur du gnome.
Nous arrivons finalement au camping Vakantiepark Koningshof, un super camping adapté aux familles, où nous passerons deux nuits. À peine installés, le gnome file vers la place de jeu… et s’y fait aussitôt un copain venu également de Suisse ! Je recommande vraiment ce camping où nous aurions plaisir à retourner. Un bon restaurant avec une agréable terrasse, des installations au top, une piscine intérieure avec toboggan et une piscine extérieure en été, des animations pour les enfants durant les vacances, et la possibilité de louer des vélos. Et le personnel super sympa et aux petits soins !
Jour 4 : Keukenhof et les tulipes
Ce matin, on se réveille tranquillement et on profite d’être au camping pour aller chercher des viennoiseries toutes chaudes au petit shop pour le petit-déjeuner, histoire de bien commencer la journée !
Notre programme du jour : aller voir les tulipes ! C’est la principale raison de notre passage aux Pays-Bas. Et pour cela, c’est à Keukenhof que nous passons la journée, l’un des parcs floraux les plus célèbres au monde. Situé à Lisse, Keukenhof est un immense jardin éphémère ouvert seulement quelques semaines par an, entre mars et mai, durant la période de floraison des tulipes. À l’origine, c’était le jardin d’un château, transformé au XXe siècle en véritable vitrine de la tulipe hollandaise. Aujourd’hui, ce sont des millions de bulbes qui y fleurissent chaque année, créant un décor aussi coloré que spectaculaire.
Le site est très bien organisé. On choisit à l’avance un créneau horaire pour l’entrée, ce qui évite l’affluence massive à l’arrivée. Mais mieux vaut prévoir d’y être tôt car il y a beaucoup à voir !
Dès les premiers pas, on en prend plein les yeux. On commence par la grande serre, une sorte de hall d’exposition dédié à la tulipe sous toutes ses formes : des centaines de variétés, de toutes les couleurs et aux noms aussi poétiques qu’étonnants.

On poursuit notre visite à l’extérieur, en flânant le long des allées fleuries. Les compositions florales sont magnifiques, et il y a des coins plus sauvages, des massifs ordonnés, des zones boisées… Un vrai plaisir pour les yeux !

On fait une pause pique-nique à midi, dans l’aire prévue à cet effet. Il n’y a pas beaucoup de tables par contre et nombreux sont ceux qui s’installent directement sur l’herbe.
Dans l’après-midi, on tente le tour en bateau dans les canaux autour du parc (à payer en supplément et à réserver à l’avance), censé permettre d’admirer les champs de tulipes depuis l’eau. Honnêtement, c’est un peu décevant : le trajet est court, on se contente de faire un aller-retour trèèès lentement, et la vue n’a rien d’extraordinaire. Ce n’est clairement pas un incontournable de la visite.
On grimpe ensuite en haut du moulin à vent du parc, un ancien moulin restauré qui offre une belle vue sur les alentours. Puis on repart explorer les jardins, qui semblent s’étendre à l’infini. On traverse un labyrinthe végétal, on marche sur des nénuphars de bois posés sur l’eau, on tombe sur des installations artistiques, des fontaines, des coins ombragés…


Le gnome est ravi de croiser plusieurs statues géantes de Miffy, le petit lapin blanc hollandais qu’il connaît bien en version peluche. Plus loin, il s’arrête longuement près d’un orgue de barbarie qui joue de vieux airs entraînants au bord d’un petit lac et on en profite pour faire une pause goûter au snack à côté.
On sort du parc en fin d’après-midi, quand le gnome commence à saturer des tulipes – même si c’est lui, finalement, qui propose un petit détour par les routes bordées de champs de fleurs pour rentrer au camping. On prend notre temps, on fait quelques arrêts, on observe des lièvres dans les champs… C’est calme, joli, et désert.
De retour au camping, le gnome file à la piscine retrouver son copain de la veille pendant que je profite d’un moment de calme. Et pour clôturer cette belle journée, on dîne au restaurant du camping : simple, pas cher et très bon – parfait !
Jour 5 : Kinderdijk et ses moulins
Ce matin, on reprend la route, direction les Moulins de Kinderdijk. Impossible de visiter les Pays-Bas sans aller voir les moulins, l’un des symboles du pays ! Ce site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, regroupe 19 moulins à vent construits au XVIIIe siècle. Leur disposition, alignés le long des canaux, forme un magnifique paysage typiquement hollandais, à la fois paisible et impressionnant. Ces moulins n’avaient pas pour fonction de faire de la farine, mais servaient à drainer les terres humides pour les rendre habitables !

Pour accéder aux moulins de Kinderdijk, hors saison, il est possible de se garer directement dans le village. Mais entre mars et octobre, c’est interdit. Il faut alors payer le parking (9,50 €), que vous restiez une heure ou toute la journée. Il y a quelques places près de l’entrée du site, mais la solution recommandée (et indiquée sur le site web) consiste à se garer dans le parking principal à Alblasserdam et prendre une navette jusqu’au centre d’accueil des visiteurs des moulins de Kinderdijk.
Il est possible de se promener gratuitement le long du canal pour admirer les moulins de l’extérieur. Mais personnellement j’ai opté pour la visite payante, qui donne accès à deux moulins ouverts à la visite, à la station de pompage, et au bateau-navette. Et je ne le regrette pas du tout : c’est ce qui permet de vraiment comprendre l’histoire du lieu et le fonctionnement du système de gestion de l’eau. Et entrer à l’intérieur des moulins, c’est fascinant ! On découvre la vie quotidienne des familles qui y vivaient. D’ailleurs, la plupart des moulins sont encore habités aujourd’hui. J’avoue que je serais curieuse de voir à quoi ressemble leur aménagement intérieur actuel…
On commence par la station de pompage, où l’on découvre une maquette expliquant le fonctionnement du système à l’époque, ainsi qu’un jeu interactif : on gère soi-même le fonctionnement de moulins miniatures en fonction du vent et du niveau d’eau. Le gnome adore !
Ensuite, on longe le canal à pied pour rejoindre les moulins. Le premier est entièrement visitable, du rez-de-chaussée jusqu’en haut. Le second moulin que l’on peut visiter, plus éloigné, propose une visite différente : seul le rez-de-chaussée est accessible, mais on peut aussi découvrir un joli potager et un petit bateau traditionnel.

Tout au long du parcours, on croise de nombreuses oies sauvages, ce qui ravit le gnome. Il adore les observer – ça fait partie du charme des lieux !
Pour le retour, on choisit de prendre le bateau-navette qui emprunte le canal et permet de revenir au point de départ tout en admirant les moulins depuis l’eau. Il est possible de faire la boucle complète depuis l’entrée ou de l’utiliser comme bateau-bus pour relier les différentes zones du site.


On fait ensuite une pause à la buvette pour un déjeuner tardif, puis on termine la visite par un court film qui retrace l’histoire des moulins de Kinderdijk et la dernière petite expo.
En sortant, il commence à pleuvoir, et pas qu’un peu… On reprend la navette vers le parking et on récupère notre van, en espérant que l’averse ne dure pas. Et comme la pluie semble cesser et qu’il n’est pas trop tard, on décide de poursuivre un peu notre journée.
Direction le parc national De Biesbosch, situé à moins d’une heure de route. Malheureusement, à peine arrivés, la pluie recommence. On passe brièvement au centre d’information du parc, qui a l’air très intéressant… mais tout est uniquement en néerlandais. (Heureusement qu’il y a des appli de traduction !) On tente quand même une petite balade sous la pluie, en suivant le chemin des castors. Le coin semble superbe, avec ses marais, ses petits pontons et sa belle forêt… Dommage que le temps ne soit pas de la partie.
En fin de journée, on reprend la route vers Kruibeke, en périphérie d’Anvers, où l’on prévoit de passer la nuit. On s’installe sur le parking Scheldelei, au milieu des polders, au bord de l’Escaut. L’endroit est calme, sauvage, et semble vraiment agréable – mais une fine pluie continue de tomber et nous empêche d’en profiter pleinement. J’ai surtout choisi cet emplacement pour son côté pratique : demain matin, on pourra directement prendre le bateau-bus depuis ici !
Jour 6 : Anvers
Ce matin, on laisse le van sur place et on embarque à bord du bateau-bus depuis Kruibeke, direction le centre-ville d’Anvers. Environ 15 minutes de bateau, pratique et agréable : pas besoin de se préoccuper de la LEZ (zone à faibles émissions) d’Anvers ni de chercher un parking en ville. Le tarif du bateau-bus est raisonnable (6 € par adulte pour l’aller-retour, 5 € pour les enfants). Par contre, le paysage pendant le trajet n’a rien de formidable : rives sans charme, zones industrielles… et cette impression un peu froide se poursuit sur les quais dans l’enceinte de la ville d’Anvers. Mais c’est intéressant de voir également cet aspect là de la ville.

A notre arrivée, le château Steen se dresse fièrement devant nous, dernier vestige des origines médiévales d’Anvers. À l’intérieur, une petite salle d’exposition gratuite présente un résumé de l’histoire de la ville. On peut aussi visiter « The Antwerp Story », une exposition plus complète, mais payante (7 € ), et les avis peu enthousiastes m’ont dissuadés d’y aller. Un genre d’office du tourisme occupe le rez-de-chaussée, mais même pour obtenir une carte touristique de la ville, il faut payer… On monte jusqu’à la terrasse panoramique du château, mais je dois dire que la vue est un peu décevante : Anvers n’est pas particulièrement belle depuis ce point de vue.

Nous nous dirigeons ensuite vers la Grand-Place (Grote Markt), animée et bien plus agréable. Les maisons des guildes datant des XVIème et XVIIème et l’hôtel de ville qui entourent la place sont magnifiques, avec leurs façades à l’architecture typique, et au centre trône la statue de Brabo lançant une main coupée, en lien avec la légende fondatrice d’Anvers (Antwerpen signifiant littéralement « lancer la main »). La légende raconte que Brabo a tué le géant Druon, qui demandait un péage aux bateaux, et a jeté sa main dans l’Escaut.

Un peu plus loin, nous arrivons près de la cathédrale Notre-Dame. Devant, une petite place avec la statue de Nello et Patrasche, les personnages principaux d’une triste histoire, ‘A Dog of Flanders’ datant de 1872 et qui se déroule à Anvers. Nello, un jeune orphelin, se lie d’amitié avec Patrache, un chien abandonné. Après une série de déconvenues, ils trouvent refuge dans la cathédrale d’Anvers qu’ils aiment tant où ils meurent de faim et de froid…

La visite de la cathédrale est payante (12 €), un tarif que je trouve franchement exagéré. On se contente donc d’un coup d’œil rapide depuis le hall d’entrée et la boutique souvenirs, ce qui nous suffit largement.
Cap ensuite sur le musée Plantin-Moretus, une excellente surprise et une idée du gnome, qui l’avait repéré lors de ses préparatifs. Ce musée retrace l’histoire de la famille Plantin-Moretus, célèbres imprimeurs humanistes des 16e et 17e siècles. On y découvre également des presses anciennes, des démonstrations d’impression, une magnifique collection de livres anciens et une bibliothèque incroyable (je rêverais d’en avoir une comme ça !). On y passe environ 2 heures, et c’est clairement mon coup de coeur de notre visite d’Anvers.



En allant vers le MAS, on tombe par hasard juste en face sur une mini expo gratuite sur le port d’Anvers, avec une immense photo satellite au sol qui illustre l’ampleur du port par rapport à la ville. Et on peut dire que c’est impressionnant ! Un passionné nous explique le fonctionnement des écluses, l’histoire du port et son expansion, la place de l’industrie pétrolière… On peut même visionner un petit film en réalité virtuelle, et à l’étage, une salle ludique permet aux enfants de découvrir les métiers liés au port. Un vrai bon moment inattendu !
Le musée MAS (Museum aan de Stroom) mérite aussi le détour, ne serait-ce que pour son bâtiment original et les espaces accessibles gratuitement. On peut y voir une partie des réserves du musée, avec des éléments non exposés, ce qui donne un aperçu rare des coulisses d’un musée. Très sympa.
Monter dans les étages, permet aussi de distinguer la mosaïque géante qui orne l’esplanade en contrebas. Nous montons jusqu’à la terrasse panoramique au sommet du bâtiment, mais il commence à pleuvoir, et la vue perd un peu de son charme.



Sur le chemin du retour, on passe devant l’église Saint-Paul. Normalement l’entrée est payante, mais nous avons de la chance : elle est sur le point de fermer et on nous laisse jeter un coup d’œil rapide gratuitement. À noter, dans le jardin, le Calvarietuin, un étonnant calvaire baroque avec de nombreuses statues.

Avant de quitter la ville, on ne résiste pas à l’appel d’une bonne gaufre belge. Étonnamment, c’est sur la Grand-Place qu’on trouve le meilleur rapport qualité-prix, à la Compagnie Belge. Les gaufres y sont délicieuses et abordables !
Au final, bilan un peu mitigé de cette journée. Anvers ne nous a pas particulièrement séduits. (Peut-être parce que les Gand et Bruges avaient mis la barre trop haut ?). Ville industrielle centrée sur son port, elle manque de charme, mis à part quelques monuments bien conservés. Heureusement, le musée Plantin-Moretus valait vraiment le détour et restera un des coups de coeur de ce road trip.
On reprend finalement le bateau-bus en fin d’après-midi pour retourner à Kruibeke, où on décide de passer une nuit de plus. Le coin est calme, au milieu des polders, et cette fois on profite que la pluie ait cessé pour faire une petite balade autour d’un des étangs. On y observe des oies sauvages, et on croise même un groupe de lièvres qui détalent à notre approche. Une fin de journée paisible, loin de l’agitation urbaine.

Jour 7 : Balade dans les polders, adieu le van et retour à Bruxelles
Avant de reprendre la route, on s’offre un dernier petit tour dans les polders, mais cette fois en partant vers le sud, en longeant l’Escaut. Une balade paisible : une écluse, quelques oiseaux, une famille de lièvres… et quasiment personne autour. Une jolie parenthèse nature pour conclure notre road trip en van.

Retour ensuite au van pour entamer le rangement et le nettoyage : une étape un peu moins sympa mais nécessaire avant de le rendre. Tout est prêt juste à temps pour la restitution à midi, pile dans les temps !
Il ne nous reste plus qu’à sauter dans un bus direction Bruxelles, pour y passer les derniers jours de notre voyage.
Conclusion et bilan de notre road trip en van
Ce road trip en Belgique et aux Pays-Bas aura été une très belle surprise. Chaque étape nous a offert son lot de découvertes et d’émerveillements. Difficile de dire ce qu’on a préféré, tant nous avons été conquis par l’ensemble du parcours… mais s’il ne fallait en retenir que deux, ce seraient Bruges et Gand, qui ont été de véritables coups de cœur, autant pour le gnome que pour moi, avec leurs ruelles pleines de charme, leurs canaux et leur ambiance si particulière. À l’inverse, Anvers nous a moins séduits. Le côté industriel et le manque de charme de la ville m’ont un peu déçu, et le gnome s’attendait à une plus jolie ville.
Si c’était à refaire, j’ajouterais sans hésiter une journée (et une nuit) de plus à Renesse, pour profiter davantage du bord de mer et découvrir le centre du village qui semblait vraiment chouette. J’accorderais aussi une journée entière à Gand, plutôt qu’une demi-journée seulement.
En résumé, allez-y ! C’est une destination clairement sous-estimée, qu’on a adorée et où l’on retournera avec grand plaisir.






