Canada

Road trip au Québec : itinéraire de 2 semaines

Le Québec est une province fascinante, où la nature et la culture se mêlent à chaque détour. Entre forêts, lacs, fjords et villes historiques, chaque étape réserve des paysages et des ambiances très différents. L’été est une période idéale aussi bien pour profiter des parcs nationaux que pour se balader dans les rues de Montréal et Québec. Et c’est surtout la saison des baleines !

J’ai choisi de découvrir le Québec sur un peu plus de deux semaines, et il faut au moins cela pour découvrir les merveilles que cette région a à offrir. Cet article vous raconte notre road trip au Québec, étape par étape, avec nos visites, nos coups de cœur, et des conseils pratiques pour préparer votre voyage.

Préparer son road trip au Québec : informations pratiques

Avant de se lancer à la découverte du Québec, voici quelques points pratiques pour bien organiser votre road trip au Québec et profiter au maximum de vos deux semaines.

Quand partir au Québec ?

Tout dépend de quel visage du Québec vous souhaitez découvrir !

L’été est selon moi la meilleure période pour profiter pleinement du Québec. Les températures sont agréables et les journées longues. C’est aussi la saison idéale pour observer les baleines, randonner dans les parcs nationaux et profiter des terrasses en ville.

Mais l’automne est également magnifique, avec les couleurs flamboyantes des forêts, tandis que l’hiver offre un Québec féerique sous la neige (certaines routes et parcs peuvent être moins accessibles par contre).

Combien de jours pour visiter le Québec ?

Pour un premier voyage, 2 semaines au Québec permettent d’avoir un bel aperçu des merveilles de que cette région a à offrir. Cela laisse le temps de découvrir les villes de Montréal et Québec, mais aussi de s’aventurer dans les parcs nationaux et découvrir le Fjord du Saguenay sans (trop) courir. Bien sûr, il est possible d’adapter le séjour : 10 jours peuvent suffire pour un itinéraire plus condensé entre Montréal et Québec, tandis que 3 ou 4 semaines vous permettront d’explorer des coins plus reculés et de prendre davantage votre temps.

Transports au Québec

La location d’une voiture est indispensable pour un voyage au Québec, sauf si vous comptez vous limiter aux villes de Montréal et Québec (ce qui à mon sens serait dommage). Les distances sont souvent importantes, et les transports en commun ne permettent pas de relier facilement toutes les étapes. Le réseau routier est globalement en bon état et il est facile de circuler : un road trip au Québec est vraiment agréable et accessible à tous.

Route Québec

Réservation des parcs, activités et hébergements

Certains parcs nationaux peuvent être très fréquentés, surtout en été mais, nous n’avons pas eu besoin d’en réserver un seul à l’avance. Cependant, il est nécessaire de réserver à l’avance pour les activités comme les croisières pour aller voir les baleines ou des excursions guidées, en particulier si vous prévoyez de n’être sur les lieux qu’à une seule date précise.

Pour les hébergements, là encore il est recommandé de réserver tôt si vous partez en pleine saison. En effet, selon les étapes de votre road trip, le choix d’hébergements est très limité et si vous attendez trop, vous risquez de ne pas pouvoir loger où vous l’auriez souhaité.

Itinéraire de notre road trip au Québec

Itinéraire roadtrip 2 semaines au Québec

Notre voyage de 2 semaines au Québec

Notre road trip au Québec débute à Montréal, point de départ logique quand on arrive depuis l’Europe. Montréal est une grande ville internationale, dynamique et vivante, avec des quartiers très variés et une vie culturelle riche. Bien que ce ne soit pas un coup de cœur pour moi, ça reste une étape incontournable pour découvrir la province.

Durant ces trois jours, nous profitons à la fois de l’animation urbaine et de lieux plus calmes. Nous flânons dans le Vieux-Montréal et le Vieux-Port, admirons la magnifique basilique Notre-Dame, découvrons les maisons colorées du Plateau du Mont-Royal, et montons au belvédère Kondiaronk dans le parc du Mont-Royal pour admirer la vue sur le centre-ville. Nous visitons également le Biodôme et le Château Ramezay, déjeunons au marché Jean-Talon et profitons d’une balades le long du Saint-Laurent. Les rues animées comme la rue Sainte-Catherine nous offrent un aperçu de la vie locale et de ses petites surprises, comme les festivals gratuits ou la fameuse queue de castor.

Pour plus de détails sur la visite de Montréal, vous pouvez voir mon article ici.

Immeubles Montréal

Ce matin, nous récupérons notre voiture de location chez Alamo, hyper rapide et efficace. Notre road trip débute enfin pour de bon et nous prenons donc la route : direction le Parc Oméga, à environ 1h30 de Montréal ! Le concept du Parc Oméga est original : il présente uniquement des animaux canadiens, dans de grands espaces semi-naturels où ils peuvent évoluer librement, et la plus grande partie du parc se visite en voiture. Pour éviter les risque d’embouteillages à l’entrée, la réservation d’un créneau horaire est obligatoire, mais nous sommes finalement arrivés plus tôt et cela n’a pas posé de souci. (Attention à réserver suffisamment tôt en haute saison.)

Avant toute chose, passage obligé à la Maison du Parc pour acheter des carottes car on peut nourrir les animaux au cours du circuit en voiture. Et c’est parti ! Dès l’entrée, les biches et les wapitis se pressent près de notre véhicule pour réclamer les carottes. Ca y est, le gnome est déjà conquis ! On avance lentement, prenant notre temps pour admirer les différents cervidés, baissant nos fenêtres pour leur donner des carottes, passant à côté de familles de sangliers avec leurs petits et croisant la route d’un troupeau de bisons. Il n’y a que les caribous qui restent cachés à l’ombre et qu’on ne fait que deviner. Les lacs et forêts qui jalonnent le parcours rendent la balade encore plus agréable, le cadre est vraiment très beau. Nous longeons également l’enclos des loups, où nous avons la chance de voir des louveteaux jouer ensemble !

Wapiti devant une voiture au parc Oméga Québec
Bisons parc Oméga Québec
Loup parc Oméga Québec

On ne voit pas le temps passer et il est déjà presque midi lorsque nous arrivons au village des bûcherons après la première partie du circuit voiture. C’est ici que se trouve la partie du parc qui se visite à pied. Et notre timing est parfait car c’est aussi là qu’on trouve un restaurant self-service, un café, et une boutique. On en profite donc pour faire une pause déjeuner et le gnome goûte sa première poutine, cette spécialité québécoise à base de frites, fromage fondu et sauce brune, avec du poulet en l’occurrence. Personnellement je ne suis pas du tout fan, mais lui il aime bien !

Après manger, on repart en exploration. Il y a plusieurs animations proposées dans cette zone : le nourrissage des loups et la présentation des oiseaux de proie sont intéressants, mais c’est surtout la présentation des carcajous qui retiendra notre attention. Ces animaux que je découvre pour la première fois sont vraiment mignons et ils ont pourtant longtemps été diabolisés… Perçus à tort comme des animaux féroces, ils ont fait l’objet de nombreuses légendes.

Carcajous parc Oméga Québec
Prairie parc Oméga Québec

On se promène ensuite entre prairie et forêt, on fait un petit tour en cariole jusqu’à la ferme d’antan, et on s’amuse sur le parcours aérien (des passerelles suspendues dans les arbres), où d’impressionnantes sculptures valent le détour à elles seules même si vous ne faites pas le parcours lui-même.

Cabane de bois sculpté parc Oméga Québec

La seconde partie du circuit en voiture nous attend encore. Les cerfs, wapitis et daims sont toujours bien présents, mais nous découvrons aussi des mouflons, ainsi que des ours, dont les deux premiers perchés en haut d’un arbre, qu’on aurait clairement pas remarqués s’ils n’étaient pas en train de se chamailler !

Notre visite du parc Oméga se termine par le sentier des Premières Nations, qui fait le tour d’un joli lac, où l’on trouve de nombreux daims. Malheureusement nous ne faisons qu’une partie de cette balade car la pluie se met à tomber… Mais le cadre est splendide et étonnement il n’y a pas grand monde qui vient par ici !

Banc au bord du lac sentier des premières nations parc Oméga Québec

Au final, nous aurons mis environ 3h pour faire l’ensemble du parcours voiture, plus la pause déjeuner et le temps consacré à la partie du parc se visitant à pied. Ca a été une journée bien rempli ! Le Parc Oméga est une étape vraiment réussie : de grands espaces, une multitude d’animaux facilement observables, et un cadre superbe.

Nous reprenons finalement la route en direction de Montréal pour nous rendre jusqu’à Berthierville, notre étape pour la nuit. J’ai choisi cet endroit un peu au hasard, pour couper la route entre le parc Oméga et notre prochaine étape, mais l’hôtel Day Inn by Wyndham se révèle être une belle surprise : agréable, confortable, et avec des petits plus sympas comme des coupons pour des réductions dans les commerces et restos du coin, et même des beignes gratuites à récupérer le lendemain matin. (Spolier : elles seront tellement bonnes qu’on passera le reste de notre voyage à essayer d’en retrouver.)

Pour dîner, nous testons Les Délices du Cambodge, un restaurant qui ne paie pas de mine mais vraiment très bon, et à deux pas de l’hôtel !

J’avais prévu d’aller découvrir le parc national de la Mauricie aujourd’hui… mais la pluie en a décidé autrement. On prend donc notre temps ce matin finalement. Le petit-déjeuner de l’hôtel est bien copieux, et comme prévu on fait un détour par Les Délices d’Antan pour récupérer nos fameuses beignes : des sortes de beignets traditionnels à base de patates, délicieux, moelleux et gourmands à souhait. Miam !

Cap ensuite sur Grandes-Piles, où se trouve le Village du bûcheron. Ce musée à ciel ouvert retrace toute l’histoire de l’exploitation du bois dans la région. Dans les différents bâtiments du village, on découvre la vie rude des bûcherons, qui travaillaient surtout en hiver, ainsi que le système de la drave : les troncs coupés étaient jetés sur la rivière gelée et, au printemps, la fonte des glaces les emportait jusqu’à la vallée. C’est fou de voir les images d’archives où la grande rivière Saint-Maurice apparait complètement saturée de troncs ! Pas étonnant que cette pratique ait fini par être interdite en 1995 pour protéger les cours d’eau.

Maisons dans le village du bûcheron Grandes-Piles Québec Mauricie
Maison en bois dans le village du bûcheron Mauricie Québec

Malgré la pluie, la visite est vraiment chouette, à la fois ludique et instructive. Le fait de pouvoir pouvoir ainsi se balader entre les habitations et les bâtiments de l’exploitation forestière est vraiment sympa.

L’après-midi, direction Saint-Mathieu pour une halte dans une cabane à sucre reprise il y a trois ans par un couple de passionnés vraiment adorables. La visite est gratuite, avec des explications détaillées sur la fabrication du sirop d’érable et une petite dégustation à la clé. Ce qui impressionne le plus, c’est la quantité de travail nécessaire pour produire un simple litre de sirop d’érable ! On termine évidemment avec un passage obligé par la boutique, qui propose différents types de sirops d’érable, mais aussi toute une déclinaison de produits plus surprenants : eau d’érable, vin d’érable, savon à l’érable… Et je me laisse tenter par du sucre d’érable et du beurre d’érable.

Cabane à sucre Mauricie Québec
Produit à base de sirop d'érable Mauricie Québec

Nous rejoignons ensuite l’Auberge de Saint-Mathieu, où nous passerons la nuit. Cette auberge est de loin mon hébergement coup de coeur de ce voyage au vu de son cadre enchanteur au bord d’un joli petit lac. Des paddles et canots sont mis à disposition et le gnome espérait pouvoir en profiter, mais même si la pluie a cessé, le temps est toujours trop menaçant pour une sortie sur le lac… On profite juste de l’accalmie pour aller se promener au bord du lac et dans le village, tout petit mais qui comprend quelques terrasses qui ont l’air vraiment sympa autant pour prendre un apéro que pour grignoter un morceau. Mais on ne les testera pas au final !

Petite folie du séjour qui n’était absolument pas prévue : ce soir on mange au restaurant gastronomique de l’auberge, qui vient de recevoir sa première étoile Michelin. (Il y a également un second restaurant à l’Auberge de Saint-Mathieu, un bistrot plus abordable avec une cuisine plus simple où je pensais manger initialement, mais il est fermé le dimanche et lundi.)

Le restaurant sert un menu unique, mais pour les enfants il est possible d’adapter et le gnome sélectionne ainsi ses plats parmi ceux du menu. Le dîner est un vrai délice, plein de saveurs, et en prime la baie vitrée du restaurant nous offre une magnifique vue sur le lac. A tester absolument !

Vue depuis l'Auberge de Saint-Mathieu Mauricie Québec

Le petit-déjeuner de l’auberge est encore un vrai régal. La journée commence bien ! Malgré la fraîcheur à cette heure matinale, le gnome tient à profiter enfin du lac : il était vraiment frustré de ne pas avoir pu le faire la veille en raison de la météo, et ce matin le soleil est au rendez-vous. Ce sera donc une session paddle express, avant de partir en vadrouille.

Paddle sur le lac Saint-Mathieu Mauricie Québec

Il est encore tôt lorsque nous prenons la route pour rejoindre le parc national de la Mauricie. Après un rapide passage par l’épicerie pour acheter le pique-niquer du midi, nous passons l’entrée côté Saint-Mathieu. L’accès au parc national est gratuit jusqu’à la fin de l’été, comme dans tous les parcs gérés par Parcs Canada, mais en temps normal il coûte 9$ par adulte et c’est gratuit pour les enfants.

Une route panoramique, la route de la Promenade, sillonne le parc national de la Mauricie, faisant presque une boucle. Et il y a tant de choses à faire et à voir qu’il faut faire des choix quand on a qu’une seule journée. Premier arrêt : le secteur de Shewenegan. C’est un coin très sympa, avec une grande aire de pique-nique, des grills à disposition et un accès au lac. Très prisé pour le déjeuner, si vous voulez y faire des grillades il vaut mieux arriver assez tôt.

Lac Shewenegan parc de la Mauricie Québec

Normalement, il y a une jolie petite plage, mais le niveau de l’eau est si haut cette année qu’il ne reste qu’une minuscule zone sablonneuse. Cela suffit tout de même pour qu’on en profite un peu. Nous partons ensuite pour la randonnée des cascades, une boucle facile d’environ 1h qui suit un cours d’eau à travers la forêt. C’est une balade très agréable et accessible à tous.

randonnée des cascades parc de la Mauricie Québec
Rivière randonnée des cascades parc de la Mauricie Québec

Direction ensuite le secteur Esker pour une courte marche dans la tourbière. Le décor change mais est toujours aussi beau, et le gnome adore découvrir ici des petites plantes carnivores. Pour le déjeuner, nous nous installons sur un ponton au bord du lac. Les pieds dans l’eau, on profite de la quiétude du lieu en regardant passer quelques canots et kayaks qui glissent doucement sur la surface paisible. C’est vraiment idyllique !

Tourbière secteur Esker parc de la Mauricie Québec

Nous continuons le long de la route de la Promenade avec une succession de points de vue. D’abord le belvédère de l’Île-aux-Pins, accessible par un mini sentier de 200 m., qui offre une vue incroyable sur les lacs et les forêts à perte de vue.

Vue depuis le belvédère de l’Île-aux-Pins parc de la Mauricie Québec

Puis le belvédère de Vide-Bouteille, d’où l’on admire le fameux lac Wapizagonke. On y trouve aussi l’une des chaise adirondack rouge géante : elles sont installées dans plusieurs parcs nationaux du Canada, toujours à des points de vue exceptionnels. Arrêt obligé pour la photo souvenir !

Chaise adirondack rouge belvédère de Vide-Bouteille parc de la Mauricie Québec

Nous faisons ensuite un bref stop à Wapizagonke, avec un autre point de vue sur le lac du même nom, mais cette fois depuis l’autre extrémité.

Le lac Alphonse ne fait pas partie des étapes les plus recommandées, il n’y a personne lorsqu’on y arrive, et pourtant c’est un lieu que nous avons beaucoup apprécié. C’est un petit bijou : un petit lac paisible, entouré par la forêt, qui paraît-il est parfait pour observer des animaux (même si, pour nous, seuls les écureuils étaient de sortie). Le gnome en profite pour se baigner, ravi d’avoir le lac pour lui tout seul !

Lac Alphonse parc de la Mauricie Québec

Notre dernière halte de la journée se fait au lac Édouard, où l’on passera finalement bien plus de temps que prévu. Nous commençons par une jolie petite randonnée d’une quarantaine de minutes, une boucle en forêt pour aller voir le petit lac Étienne. Puis nous rejoignons la plage du lac Édouard, la plus belle plage du parc. Ici, il y a du monde !

Plage lac Edouard parc de la Mauricie Québec

On profite de se baigner dans un cadre magnifique, le gnome s’amuse dans le sable, et au final on renonce à faire encore un arrêt au lac des Chevaux comme je pensais le faire à la base : on se contente de profiter du moment jusqu’à ce qu’il soit l’heure de quitter le parc de la Mauricie à la fin de cette si belle journée. Ce parc aura clairement été un gros coup de coeur.

Cerise sur le gâteau : en repartant du parking, je me retrouve bloquée par des voitures arrêtées sur la route. On se demande quel animal en est la cause… et nous apercevons finalement un ours noir, avant qu’il ne disparaisse dans la forêt !

Pour le dîner, nous nous arrêtons au 2800 du parc, un restaurant situé juste à la sortie côté Saint-Jean-des-Piles. Terrasse agréable, plats savoureux, ambiance conviviale… le lieu est très prisé, et pour cause : c’est parfait pour terminer la journée après une visite du parc national de la Mauricie.

Restaurant 2800 du parc parc de la Mauricie Québec

Il ne nous reste plus qu’à faire un bout de route jusqu’à la région de Québec, où nous passerons les prochaines nuits au DoubleTree by Hilton.

Cette journée est consacrée à la découverte du parc national de la Jacques-Cartier, situé à une trentaine de minutes seulement de la ville de Québec. La vallée est traversée par une large rivière encaissée entre des collines boisées, offrant de jolis paysages naturels propices tant aux randonnées qu’aux activités nautiques.

Nous commençons par la randonnée de l’Éperon, une boucle d’environ 2h, pas bien compliquée mais avec pas mal de dénivelé. Nous choisissons de monter par le sentier dit “abrupt”… qui finalement ne l’est pas tant que ça ! C’est d’ailleurs sur cette portion que se trouvent les différents points de vue sur la vallée. Et on redescend donc par l’autre côté, un peu moins raide mais plus long. Cette rando est sympa et il y a un ou deux jolis points de vue, mais honnêtement je m’attendais à mieux.

Point de vue randonnée de l’Éperon parc national de la Jacques-Cartier

Après cette mise en jambes, direction la rivière Jacques-Cartier pour un pique-nique au bord de l’eau, suivi d’une balade en canot. Au km 3, on peut en effet louer différentes embarcations et l’eau y est calme (c’est la zone pour les débutants et les familles !). On part donc pour 1h et le moins qu’on puisse dire c’est que les premiers instants ne sont pas très glorieux : ça a l’air facile, mais manœuvrer à contre-courant n’est pas si simple ! Bon, on rigole bien, le cadre est magnifique, et on finit par trouver notre rythme. Le gnome adore !

Canot sur la rivière parc national de la Jacques-Cartier

Pour les plus grands (à partir de 12 ans), il est aussi possible de louer des canots, kayaks, bateaux gonflables ou même des bouées plus en amont de la rivière et de se laisser ensuite porter par le courant. Trois parcours différents sont proposés, avec navette incluse. Ca a l’air vraiment chouette, par contre il y a plus de monde.

C’est au km 10, où se trouve le centre de découverte du parc, que l’ont peut voir les bouées arriver à la chaine sur la rivière. Le lieu est joli, avec un beau point de vue depuis le pont, mais il y a trop de monde à mon goût ici et une ambiance assez bruyante qui nous plaît moins.

Rivière parc national de la Jacques-Cartier

Je pensais initialement partir pour le sentier des Cascades, mais le gnome étant déjà trop fatigué, nous optons plutôt pour la randonnée de l’Aperçu, une petite boucle de 45 minutes assez sympa qui, comme son nom l’indique, offre un bel aperçu du parc.

écureuil parc national de la Jacques-Cartier

Pour terminer la journée, nous remontons encore un peu la vallée en voiture, espérant croiser un ours ou un orignal et profitant d’admirer la rivière Jacques-Cartier que l’on longe. La lumière est superbe, il n’y a presque plus personne dans cette partie du parc… mais pas de chance, les animaux restent bien cachés.

Au final, nous avons passé une belle journée, le parc national de la Jacques Cartier est sympa, mais je dois avouer ne pas l’avoir autant apprécié que le parc de la Mauricie, et les infrastructures sont de moins bonne qualité.

Après un repas rapide dans une sorte de fast food asiatique, retour à l’hôtel. Si je l’ai choisi, ce n’est pas seulement pour sa proximité avec le parc de la Jaques Cartier, mais également pour sa piscine chauffée. Alors ce soir, on en profite !

Notre journée commence par la visite des chutes de Montmorency, situées à seulement une quinzaine de minutes en voiture de Québec. Avec leurs 83 mètres de haut, elles sont plus hautes que les chutes du Niagara ! Une passerelle surplombe la chute et pour y monter, il y a deux options : les escaliers ou un téléphérique, qui coûte 15 $ l’aller-retour par adulte et 7.50 $ pour les enfants. (Il n’est plus possible de ne prendre qu’un aller simple). Ce n’est pas donné, mais cela permet d’avoir une vue différente sur la chute (et de s’épargner le grand escalier à la montée !) On prend donc le téléphérique pour rejoindre le sommet, puis on traverse la passerelle qui surplombe la chute. C’est vraiment impressionnant.

chutes de Montmorency Québec
chutes de Montmorency Québec

Pour les amateurs de sensations fortes, il existe même une tyrolienne qui passe juste devant la chute (34 $ la descente, ce que je trouve un peu excessif, mais chacun son truc !). À noter aussi que le parc devant le manoir Montmorency situé en haut des chutes est actuellement en travaux, ce qui est dommage car le bâtiment est magnifique. Mais il sera encore mieux mis en valeur une fois les travaux terminés à l’été 2026.

Pour redescendre, cette fois nous passons par le grand escalier de 487 marches qui longe la paroi rocheuse. Cela permet de profiter des différents points de vue, mais la pluie se met malheureusement à tomber plus tôt que ce que la météo prévoyait, et on se retrouve agglutinés avec d’autres visiteurs sous l’abri de la première plateforme, à attendre que ça se calme suffisamment pour entamer la descente.

chute de Montmorency Québec

Il nous aura fallu environ 2h pour la visite complète.

Nous reprenons ensuite la route en direction de Baie-Saint-Paul. Nous y arrivons encore sous la pluie, mais malgré cela, j’ai un vrai coup de cœur pour cette ville pleine de charme. Baie-Saint-Paul, c’est l’image typique que l’on se fait d’une petit ville canadienne, avec en prime une ambiance artistique unique : partout on voit des galeries d’art, des petites boutiques et des ateliers d’artisans. On flâne, on explore, et même le gnome prend plaisir à découvrir des tableaux surprenants qui s’animent, des sculptures étranges, des lampes faites de verres colorés, des vêtements faits main ou encore des bijoux de créateurs. Et puis on fait des rencontres, on prend le temps de discuter avec les artisans. L’après-midi file en un rien de temps !

Rue principale Baie-Saint-Paul Québec
Magasins Baie-Saint-Paul Québec

Pour le diner, on jette notre dévolu sur la microbrasserie Le Saint-Pub. Le lieu est bondé même si nous sommes arrivés tôt, mais heureusement le personnel – super gentil – nous trouve quand même une petite place. Au menu : des ribs fondants nappés d’une sauce barbecue maison délicieuse, des portions généreuses, une belle sélection de bières locales (celle que j’ai testée était excellente), et une ambiance hyper chaleureuse. Hormis le resto gastronomique de Saint-Mathieu, je crois que c’est le meilleur repas de notre séjour. Petit conseil : ne faites pas comme moi, pensez à réserver à l’avance !

Après le repas, un rayon de soleil finit par percer les nuages. Enfin ! On file donc se promener sur la plage de sable et la jetée, et c’est magnifique ! J’aurais adoré pouvoir y venir plus tôt dans la journée, mais au moins on en profite un peu avant que le soleil ne se couche.

Baie-Saint-Paul Québec
Plage Baie-Saint-Paul Québec

Nous repartons ce matin en suivant la Route du fleuve, un itinéraire panoramique qui longe le Saint-Laurent à travers la région de Charlevoix. Premier arrêt au belvédère de Baie-Saint-Paul, qui offre une jolie vue sur la baie et les montagnes environnantes.

Nous descendons ensuite jusqu’aux Éboulements, un petit village pittoresque. Une balade au bord de l’eau permet de profiter du calme des lieux. Nous passons aussi à la Papeterie Saint-Gilles, une manufacture artisanale de papier réputée… mais les prix affichés sont vraiment élevés. Quant au Musée maritime de Charlevoix, installé dans d’anciens navires échoués, nous décidons finalement de le laisser de côté.

Rive du fleuve Les Eboulements Charlevoix Québec
Papeterie Les Eboulements Charlevoix Québec

Prochain arrêt : Cap-aux-Oies, où nous tombons sur une grande baie complètement déserte à marée basse. On en profite pour faire une petite balade, le gnome cherchant des crustacés et petits poissons dans les flaques. Par contre ici, il y a énormément de vent et il ne fait pas bien chaud.

Cap-aux-Oies Charlevoix Québec

Plus loin, nous faisons une halte à Saint-Irénée. J’adore cet endroit, avec sa grande jetée qui s’avance dans le fleuve et offre une jolie vue sur le rivage. Le cadre est paisible et la plage juste à côté est particulièrement agréable. Des centaines de goélands s’y rassemblent et leur concert sonore accompagne notre passage.

Plage Saint-Irénée Charlevoix Québec

Nous poussons ensuite jusqu’à Baie-Sainte-Catherine, et plus précisément le Centre d’interprétation et d’observation de la Pointe-Noire, un site d’observation réputé pour apercevoir des bélugas ou des baleines depuis la terre. On y trouve aussi une mini expo présentant la faune du Saint-Laurent et des rangers sont là pour répondre aux questions. Nous y restons un long moment, scrutant la surface de l’eau… mais ni baleine ni béluga à l’horizon. Seule consolation : le gnome repère un phoque qui pointe sa tête à plusieurs reprises avant de replonger. Et puis bon, le paysage vaut clairement le coup aussi !

Centre d’interprétation et d’observation de la Pointe-Noire Baie-Sainte-Catherine
Phoque Québec

Nous reprenons ensuite la route en direction du Petit-Saguenay, dernière étape de la journée. Les paysages deviennent plus sauvages à mesure que l’on s’enfonce dans le fjord : forêts denses, lacs tranquilles et la rivière Petit Saguenay qui serpente dans la vallée. En arrivant au village, on commence par aller faire un tour au quai du Petit-Saguenay. Et juste avant d’y parvenir, on voit soudain quelque chose qui bouge dans les fourrés en bordure de route… J’arrête la voiture, et il s’avère que c’est un porc-épic, qui file dans les buissons avant qu’on ait le temps de le prendre en photo.

Nous voilà donc au quai : une jetée qui s’avance sur la rivière Saguenay, et un petit sentier qui permet de rejoindre un îlot à marée basse, où le gnome se précipite pour grimper sur les rochers. (Un autre sentier part également du quai et longe la côte pour offrir une grande randonnée que nous ne testerons pas.) On y reste finalement beaucoup plus longtemps que prévu, juste à profiter de la beauté du paysage. Le coucher de soleil y est aussi très beau !

quai du Petit-Saguenay Québec
Coucher de soleil quai du Petit-Saguenay Québec

Puis, direction l’Auberge du Jardin au Petit Saguenay où nous logeons et où nous mangerons ce soir. Le concept du repas est original : des “tapas” à partager. Mais cela se résume en réalité à une déclinaison de focaccia sous toutes ses formes. Malheureusement, ce n’est ni très varié ni très abouti… et assez cher pour ce que c’est.

L’Auberge du Jardin est recommandée un peu partout et clairement très bien placée sur notre itinéraire. Mais en dehors de sa localisation, elle n’a rien de fantastique : hormis le repas décevant, le lit du gnome n’était même pas préparé à notre arrivée et impossible de régler la température de l’eau pour prendre une douche… Bref, c’est “correct” mais loin d’être à la hauteur de sa réputation.

Aujourd’hui, on découvre l’un des plus beaux sites naturels du Québec : le fjord du Saguenay. C’est l’un des rares fjords qui ne se jette pas directement dans l’océan; un long couloir d’eau encaissé entre des parois abruptes, sculpté par des glaciers il y a des milliers d’années et long de plus de 100 km qui rejoint le fleuve Saint-Laurent.

Premier arrêt à L’Anse-Saint-Jean, un petit village à 20 minutes de route de notre auberge, souvent cité parmi les plus beaux du Québec. À marée basse, la baie se transforme en un superbe terrain de jeu. On se déchausse pour y marcher pieds nus, on trempe les pieds dans l’eau glacée, face aux collines verdoyantes qui plongent dans le fjord. L’endroit est paisible, presque hors du temps.

Anse-Saint-Jean Fjord du Saguenay Québec

Nous continuons ensuite la route jusqu’à l’Anse-de-la-Tabatière, sans doute l’un des plus beaux points de vue sur le fjord du Saguenay. L’accès se fait par un sentier très court et facile, à peine quelques minutes de marche, qui mène à une série de belvédères aménagés sur les rochers. De là, la vue est spectaculaire : on domine le fjord, immense et majestueux. L’endroit est payant car il fait partie du parc national du Fjord-du-Saguenay, mais c’est une halte incontournable, que l’on peut facilement combiner avec la visite du secteur de la baie Éternité un peu plus loin.

Anse-de-la-Tabatière Fjord du Saguenay Québec
Fjord du Saguenay Québec

C’est d’ailleurs à la baie d’Éternité que nous continuons notre journée, en partant pour une randonnée jusqu’à la halte Bellevue. Le sentier grimpe pas mal, mais l’effort est vite récompensé : les points de vue successifs offrent de très belles perspectives sur la baie et les falaises environnantes. En temps normal, la randonnée se poursuit jusqu’à la célèbre statue de Notre-Dame-du-Saguenay, mais l’accès est fermé pour travaux et on ne peut donc pas aller au bout.

Baie d’Éternité Fjord du Saguenay Québec

Après la marche, on profite d’un moment de détente bien mérité à la petite “plage” de la baie Éternité. L’eau est bien fraiche, mais on y trempe quand même les pieds, juste pour tester et avoir le plaisir d’admirer ce paysage grandiose les orteils dans l’eau.

Plage Baie d’Éternité Fjord du Saguenay Québec

Avant de quitter le parc, on suit un petit tronçon du sentier qui part du centre d’interprétation et longe la rivière Eternité. L’endroit est joli, mais les moustiques sont redoutables !

En fin d’après-midi, nous prenons la route pour rejoindre le lac Saint-Jean. Le trajet est assez long, environ deux heures, avant d’atteindre cette immense étendue d’eau douce qui marque la prochaine étape de notre voyage. Nous nous installons à Roberval, dans un petit appartement de l’Auberge Lac-Saint-Jean, où nous passerons les deux prochaines nuits.

Ce matin, direction le village historique de Val-Jalbert, à seulement quelques kilomètres de Roberval. Ce village un peu particulier permet de remonter le temps jusqu’au début du XXᵉ siècle, à l’époque où il vivait au rythme du moulin à pulpe de bois qui transformait les billots en pâte destinée à la fabrication du papier. Quand l’usine a fermé brutalement en 1927, tout s’est arrêté d’un coup — laissant derrière elle un village figé dans le temps, aujourd’hui superbement restauré et devenu un site historique classé.

L’entrée n’est pas donnée (comptez environ 50 $ par adulte et 25 $ par enfant, incluant le téléphérique), mais la visite vaut largement le détour. On commence par embarquer à bord du vieux trolleybus qui fait le tour du village en commentant son histoire. C’est un bon moyen d’avoir un aperçu des lieux avant de partir à pied.

Trolleybus devant l'école village historique de Val-Jalbert lac Saint-Jean Québec

On descend tout au bout, près de l’ancien moulin à pulpe, où l’on découvre une projection immersive retraçant la vie du village. L’expérience est sympa, mais nous avons préféré la salle des maquettes juste avant l’entrée du film : maquettes animées, vidéos explicatives et ambiance soignée, c’est vraiment très bien fait pour comprendre le fonctionnement du moulin et la vie quotidienne des habitants à l’époque et c’est un bon point de départ pour comprendre l’histoire de Val-Jalbert avant de visiter le village.

Sur place, on trouve aussi un restaurant self-service dans l’ancien moulin, qui propose des plats simples et régionaux à prix corrects — parfait pour la pause déjeuner, on y reviendra plus tard.

A l’extérieur du bâtiment, on découvre la chute Ouiatchouan, haute de 72 m. ! On l’admire d’abord depuis la passerelle en verre au pied du moulin, avant de prendre le téléphérique (inclus dans le billet) qui grimpe au sommet. De là-haut, en plus de la chute, on profite également d’un magnifique panorama sur le lac Saint-Jean. On peut aussi rejoindre la chute Maligne un peu plus loin en remontant la rivière.

Moulin et chute d'eau village historique de Val-Jalbert lac Saint-Jean Québec
Vue depuis village historique de Val-Jalbert lac Saint-Jean Québec

Une fois redescendus, on part explorer à pied le village lui-même. Certaines maisons se sont effondrées, tandis que d’autres ont été consolidées. On peut du reste en visiter quelques unes. Et on croise les seuls habitants permanents des lieux : des marmottes !

Maisons village historique de Val-Jalbert lac Saint-Jean Québec
Maisons village historique de Val-Jalbert lac Saint-Jean Québec
Marmotte village historique de Val-Jalbert lac Saint-Jean Québec

Dans le cœur du village, on retrouve le magasin général, la boucherie, le bureau de poste, et le couvent-école où quelques comédiens en costume redonnent vie à cette époque révolue. On peut même assister à une leçon d’école animée par une institutrice d’un autre temps !

Magasin général village historique de Val-Jalbert lac Saint-Jean Québec

Certaines maisons ont aussi été rénovées en hébergements touristiques, permettant de passer la nuit directement dans le village (à partir d’environ 180 $ la nuit).

J’avais vu qu’il était recommandé de prévoir 3-4 heures pour visiter le village de Val-Jalbert, mais ce n’est clairement pas assez pour tout voir et je conseille vivement de prévoir davantage de temps. On y est arrivés peu après l’ouverture et on n’en repart finalement que vers 15h.

En quittant le village, on espérait finir la journée par une pause plage à Roberval. Le gnome enfile son maillot, commence à jouer dans le sable… mais à peine installés, les sauveteurs évacuent tout le monde : un coup de tonnerre vient de retentir, un orage approche. Session plage annulée ! On se rabat donc sur une bonne glace à la Vache Copine, au port de Roberval (leurs parfums maison sont délicieux).

Forcément, on finit par prendre l’orage de plein fouet sur le chemin du retour à l’appartement. Et là, je prie pour que ça ne dure pas, car que ce soir on part en excursion avec Aventure Lac Saint-Jean pour tenter d’aller observer des ours noirs dans la forêt. On repart sous des trombes d’eau. Pas de nouvelles du guide, même si jusqu’au dernier moment je m’attend à une annulation vu le temps. À 17h45, on arrive au point de rendez-vous. Les autres membres de notre petit groupe, deux familles, viennent d’arriver également. Notre guide est déjà dans son minibus, bien à l’abri : on s’empresse de grimper à bord pour éviter d’être trempés.

Après avoir fait les présentations, petit briefing sur le déroulement de la soirée : un court trajet en minibus, puis quelques minutes de marche pour rejoindre un observatoire en hauteur, où nous guetterons en silence l’apparition des ours. Les consignes sont claires : pas un bruit, pas de chuchotement, pas même un froissement de veste imperméable si on veut avoir la chance de voir des ours — tout ce qui fait du bruit reste dans le bus.

C’est parti ! Les deux minutes de marche suffisent à nous tremper jusqu’aux os. On grimpe s’abriter dans la cabane d’observation, et l’attente commence. Longue. Très longue. Le tonnerre s’éloigne, le ciel se dégage, la forêt s’apaise. On aperçoit un raton laveur, quelques écureuils, mais pas la moindre trace d’ours. Le gnome et les autres enfants présents sont exemplaires : pas un mot, pas un mouvement pendant plus de deux heures ! Et alors qu’on n’y croit plus, un premier ours finit par apparaître. Il reste quelques instants, puis s’éloigne. Peu après, un second ours, plus gros, surgit à son tour. Mais celui-là ne repart plus, alors que la nuit commence à tomber et qu’il va falloir qu’on quitte les lieux : pas question de se retrouver dans le noir en pleine forêt avec des ours dans les parages…

Ours lac Saint-Jean Québec
Ours lac Saint-Jean Québec

Notre guide nous fait finalement redescendre, toujours dans le silence le plus total, alors que l’ours est toujours à quelques mètres de là. Même si le guide est armé “au cas où”, nous sommes loin d’être rassurés… Mais tout se passe sans encombre, nous avons juste le temps de rejoindre le minibus avant qu’il fasse nuit noire. Et une fois à bord, on laisse enfin exploser notre joie ! Une soirée magique et intense, riche en émotions, et un beau défi relevé par les enfants. Le guide prend le temps d’échanger avec nous sur le chemin du retour puis une fois revenus à notre point de départ — passionné, patient et pédagogue. Je recommande totalement !

Infos pratiques : l’excursion “Observation des ours noirs” avec Aventure Lac Saint-Jean dure environ 3 heures, coûte environ 70 $ par adulte et 40 $ par enfant, et se réserve à l’avance (activité très demandée en été). Prévoir des vêtements sombres et silencieux, et un peu (beaucoup) de patience !

Ce matin, nous quittons Roberval et le lac Saint-Jean pour reprendre la route en direction du fjord du Saguenay, mais cette fois côté rive nord. Après un peu plus de deux heures, on atteint Sainte-Rose-du-Nord, un petit village côtier plein de charme surnommé “la perle du fjord”.

Ce village, niché au creux d’une vallée verdoyante, est l’un de ces endroits qui donnent envie de s’arrêter, de respirer et de prendre le temps. On passe devant de jolies maisons aux jardins fleuris et on commence par monter au belvédère. Le sentier est court, environ 500 mètres, et permet de profiter d’une belle vue sur le village et le fjord qui s’étire en contrebas.

Sainte-Rose-du-Nord fjord du Saguenay Québec

Une fois redescendus, nous allons sur le quai. Il y a peu de places de parking et visiblement beaucoup de gens affluent à l’approche de midi pour profiter des petits restaurants qui se trouvent là. On prend le temps de marcher un peu sur le quai et d’admirer le fjord, avant d’aller déjeuner au bistro Les 3G, une adresse toute simple pour un repas rapide mais sympa. Une bonne surprise nous y attend : ils servent des beignes d’Antan ! Les fameuses beignes que l’on avait découvert quelques jours auparavant et qu’on espérait retrouver sur notre route ! Miam ! A déguster encore tièdes – c’est comme ça qu’elles sont le meilleur.

Au bord de l’eau, un court sentier passe sur les rochers avant de remonter dans la forêt. C’est un superbe terrain de jeu pour le gnome qui grimpe, saute, descend vers l’eau, remonte… J’ai du mal à le suivre, et encore plus de mal à le convaincre de repartir !

Sainte-Rose-du-Nord fjord du Saguenay Québec
Beignes d'Antan Québec
Restaurant Sainte-Rose-du-Nord fjord du Saguenay Québec

Nous poursuivons finalement notre route vers le parc national du Fjord-du-Saguenay, jusqu’à la baie Sainte-Marguerite, l’un des meilleurs endroits pour tenter d’apercevoir des bélugas à ce qu’il parait. L’accès au site est payant (comme pour les autres secteurs du parc), mais cela en vaut la peine.

Le sentier de la halte des Bélugas que l’on emprunte est celui qui permet d’accéder au point d’observation. Long d’environ 3 km aller-retour, il est facile et presque plat. Il part du centre d’interprétation, où l’on peut d’ailleurs s’arrêter un moment pour en apprendre davantage sur la géologie et la faune du fjord. Le chemin serpente à travers la forêt avant d’arriver à une plateforme d’observation au bord de l’eau. On s’installe là, dans le calme, les yeux rivés sur la surface du fjord. Au loin, après une longue attente, quelques taches blanches se dessinent furtivement : des bélugas ! On ne voit pas grande chose à cette distance, pas de chance pour nous… mais le paysage à lui seul vaut la peine de venir là et la balade était sympa.

baie Sainte-Marguerite fjord du Saguenay Québec
Passerelle baie Sainte-Marguerite fjord du Saguenay Québec

En temps normal, un escalier permet de descendre sur la plage depuis la plateforme d’observation, mais il est en travaux. Nous repartons donc par le même chemin qu’à l’aller, pour redescendre plus loin vers la plage où l’on se pose un moment. L’eau est fraiche, mais on ne résiste pas longtemps à l’envie d’y tremper les pieds et le gnome finit même par y plonger en entier !

Plage baie Sainte-Marguerite fjord du Saguenay Québec

En fin de journée, on reprend la route pour rejoindre Tadoussac, à l’embouchure du fjord. En arrivant, on découvre ce village mythique du Québec, célèbre pour ses excursions aux baleines, son église blanche et rouge (la plus ancienne église en bois du Canada) et son grand hôtel au toit rouge. Un vrai décor de carte postale.

Pour le dîner, nous testons le Café Bohème, souvent recommandé. Le menu enfant est vraiment très chouette, ce qui n’est pas courant — plusieurs options variées à prix raisonnable — mais pour le reste, ce n’est pas fantastiques et les plats sont chers. Je me rendrai vite compte que c’est un peu la règle à Tadoussac : les restaurants sont coûteux et pas vraiment à la hauteur. C’est aussi le seul endroit au Québec où j’ai trouvé l’accueil moins chaleureux, sans doute à cause de l’afflux touristique. Mais c’est bien là le seul défaut de ce charmant village !

Hôtel Tadoussac Québec
Maisons Tadoussac Québec

Nous passons la nuit au motel Chantmartin, situé non pas directement au coeur du village mais à l’entrée, sur la colline. C’est un établissement simple mais correct, avec un bon rapport qualité-prix — ce qui n’est pas si courant dans le coin ! Si c’était à refaire par contre, je chercherais plutôt un hébergement avec cuisine, histoire d’éviter les restos et de préparer nos repas nous-mêmes.

Réveil à l’aube ce matin pour une journée très attendue : celle où l’on part observer les baleines ! Tadoussac est un lieu mythique pour cela, le point de rencontre du fjord du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent, où les eaux froides et riches attirent une grande variété de mammifères marins.

Nous arrivons tôt dans le village, et heureusement, car tous les parkings de Tadoussac se remplissent très vite. Ils sont tous payants, au même tarif : 4 $ de l’heure, jusqu’à 20 $ pour la journée. En pleine saison, dès le milieu de la matinée, il devient difficile de trouver une place, mais à cette heure-ci, le village est encore calme.

Notre sortie en mer est prévue à 9h avec Tadoussac Autrement, une petite compagnie locale bien différente des grandes excursions proposées par AML, le plus gros opérateur du coin. Ici, un seul bateau et un vrai souci de respect de l’environnement. Le bateau, d’une vingtaine de places seulement, est entièrement couvert, ce qui fait une énorme différence par rapport aux zodiacs que l’on voit partir : on reste bien à l’abri du vent et du froid… tout en pouvant ouvrir entièrement les fenêtres coulissantes dès qu’un animal est repéré pour avoir une vue parfaite ! C’est vraiment l’idéal. (Avec un zodiac, vous êtes sûrs d’être trempés et gelés : même en plein été il fait bien froid sur le fleuve et l’eau est à 4°C !)

Bateau Tadoussac Autrement Québec

Dès la sortie du port, le décor est grandiose. L’eau sombre du fleuve, les rives de l’embouchure du fjord, et ce silence particulier qu’on ne trouve qu’ici. À bord, notre capitaine et la guide naturaliste sont passionnés. Elle nous parle du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, de la richesse de ses écosystèmes, des différentes espèces que l’on peut observer selon les saisons.

Nous partons à la recherche des mammifères marins ! Les premiers que l’on croise, ce sont des phoques, qu’on apprend à reconnaître : il y a deux espèces que l’on trouve dans la région, les phoques gris et les phoques communs. Et puis ça y est, enfin, une baleine ! Un petit rorqual qui surgit à quelques mètres du bateau avant de disparaître dans les profondeurs et que l’on “suit” en estimant où il va ressortir. Tellement magique ! (Par contre, difficile de prendre des photos vu comme c’est rapide.)

On en voit d’autres par la suite, à chaque fois avec le même émerveillement, jusqu’à ce qu’il soit l’heure de faire demi tour. Mais Tadoussac Autrement n’est pas très à cheval sur le timing. Sur le chemin du retour, un rorqual commun est signalé par un autre bateau, et plutôt que de filer au port comme prévu pour respecter l’horaire, notre capitaine choisit de nous emmener l’observer, jusqu’à ce qu’on le perde de vue dans les eaux du fleuve. Résultat : nous rentrons avec un peu de retard, mais des étoiles plein les yeux !

Baleine Tadoussac Québec
Baleine Tadoussac Québec

En revenant sur la terre ferme, on prolonge encore un peu la magie à la pointe de l’Islet, qui deviendra vite notre spot préféré. Une passerelle part du port et longe le bord de l’eau offrant de jolis points de vue. Et là, surprise : un petit rorqual fait surface juste à côté de nous ! On en voit d’autres en cours de chemin, que l’on reste un long moment à observer, fascinés, oubliant complètement le temps qui passe. Nous prenons donc bien plus longtemps que prévu pour faire le chemin en entier !

pointe de l’Islet Tadoussac Québec
Baleine pointe de l’Islet Tadoussac Québec
pointe de l’Islet Tadoussac Québec

Il est déjà bien tard lorsqu’on s’installe pour un lunch à l’Abri’côtier, un petit café sympa et bien pratique, car c’est l’un des rares endroits du village où l’on peut manger rapidement un petit quelque chose sans devoir s’attabler pour un repas complet.

L’après-midi se déroule tranquillement à la jolie plage de Tadoussac. Le gnome s’amuse à creuser et jouer dans le sable. Pas question de se baigner par contre : l’eau est glaciale ! On se contente d’y tremper un orteil pour vérifier à quel point et histoire de dire qu’on l’a fait !

Plage de Tadoussac Québec

En fin de journée, nous retournons faire un tour à la pointe de l’Islet pour y voir encore des baleines. C’est très clairement le meilleur endroit, et nous n’en avons jamais assez !

Pour le dîner, cette fois je jette mon dévolu sur le Bar Rayé, un restaurant au cadre convivial avec une belle terrasse donnant sur la baie. L’ambiance est agréable, le service sympathique, mais encore une fois, la nourriture est chère et n’a rien d’exceptionnelle.

Dernier réveil à Tadoussac et on prend le temps de profiter encore un peu de l’ambiance tranquille du village. Petit déjeuner à l’Abri’côtier, la même adresse que la veille puis on passe à la petite épicerie du centre pour acheter de quoi pique-niquer pour le midi.

Abri'cotier Tadoussac Québec

Avant de quitter le village, on part découvrir les dunes de Tadoussac, situées un peu à l’écart. Ce n’est pas très bien indiqué : il faut suivre la route qui part vers l’est depuis le centre du village et ne pas s’arrêter au premier stationnement en bord de route, contrairement à ce que j’ai cru, mais poursuivre jusqu’au second. On finit par trouver et par descendre le long du “sentier” et… Wahou ! Le spectacle est grandiose ! Une immense dune de sable doré descend vers le fleuve. On descend un petit bout, mais pas jusqu’en bas : descendre c’est facile, mais remonter dans le sable c’est nettement plus compliqué !

Dune Tadoussac Québec

Retour ensuite au centre du village pour visiter le Centre d’interprétation des mammifères marins de Tadoussac. Ce centre est vraiment intéressant, à la fois ludique et instructif, avec plusieurs véritables squelettes de baleines et des animations qui varient. En l’occurrence, nous avons droit à une présentation des belugas, une animation sur les chants des baleines et le récit des histoires de de certains des squelettes exposés. C’est une visite que je recommande vraiment, surtout avec des enfants : c’est clair et bien présenté sans être trop long. L’entrée coûte 15$ pour les adultes (gratuit pour les enfants) et la visite dure environ 1h.

Centre d'interprétation Tadoussac Québec
Centre d'interprétation Tadoussac Québec

On enchaîne ensuite avec une petite balade sur la colline de Tadoussac (le sentier de la colline de l’Anse-à-l’Eau). Ce n’est pas un incontournable, mais la boucle se fait tranquillement en une trentaine de minutes sur des passerelles de bois et offre une jolie vue sur le village et l’entrée du fjord.

Vue colline Tadoussac Québec

Pour le déjeuner, on retourne à notre spot préféré : la pointe de l’Islet. C’est là qu’on s’installe pour pique-niquer sur les rochers, avec la meilleure vue du coin. Et on voit passer un rorqual ! Le moment serait parfait si les gros bateaux d’AML ne déboulaient pas quelques minutes plus tard pour encercler l’animal, le poussant à s’éloigner dans le fjord. Une scène qui fait mal au coeur et qui confirme à quel point on a bien fait d’opter pour une compagnie plus respectueuse comme Tadoussac Autrement la veille.

En début d’après-midi, on quitte finalement Tadoussac. Direction les Escoumins, en faisant un arrêt au Centre d’interprétation et d’observation du Cap-de-Bon-Désir, un autre site du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Ici, un sentier serpente à travers la forêt jusqu’à un large promontoire offrant une jolie vue sur le fleuve. Avec de la chance, on peut y observer des bélugas et des baleines, directement depuis la rive. L’entrée coûte 9 $ pour les adultes.

Centre d’interprétation et d’observation du Cap-de-Bon-Désir Québec

Pas de baleines visibles ce jour-là, mais on profite des lieux. Le gnome participe également au programme “Xplorateurs” de Parcs Canada, une activité gratuite disponible dans chaque parc géré par Parcs Canada destinée aux enfants : en remplissant un cahier de jeux et d’observations, ils en apprennent plus sur la nature et la faune du parc… et reçoivent une médaille officielle de jeune explorateur. Cela fait de jolis souvenirs à collectionner !

Nous embarquons finalement sur le ferry reliant Les Escoumins à Trois-Pistoles, pour traverser le Saint-Laurent. L’attente avant l’embarquement nous réserve encore une belle surprise : une baleine à bosse passe tout près de la côte ! Et pendant la traversée, on aperçoit aussi un groupe de bélugas, leurs silhouettes blanches se détachant sur le gris de l’eau. Une façon magique de dire au revoir à la belle région de Tadoussac.

À l’arrivée, il ne reste plus qu’une courte route pour rejoindre Le Bic, où nous passons la nuit dans un grand appartement spacieux et très agréable.

Ce matin, le ciel est gris et la pluie menace dès notre réveil. Nous avons prévu de passer la journée au parc national du Bic, un site réputé pour ses caps rocheux, ses criques tranquilles et ses colonies de phoques, mais la météo est loin d’être idéale. Pour ne rien arranger, il n’y a aucun sandwich à la petite boulangerie du village et aucun autre endroit à proximité où se ravitailler. Le pique-nique sera plus limité que prévu. La journée ne commence donc pas très bien…

Nous passons par l’entrée de la Rivière-du-Sud-Ouest pour entrer dans le parc du Bic puis nous suivons la route jusqu’au secteur de la Ferme Rioux, l’un des plus populaire et le plus accessible. Mais avant d’y parvenir, on tombe sur un groupe de biches dans une jolie prairie en bordure de route, un tableau si paisible. Le parc abrite une belle population de cerfs de Virginie, qu’on aperçoit souvent à l’aube ou en fin de journée. Leur présence rend déjà la journée plus douce !

Biches parc national du Bic

Depuis la Ferme Rioux, on se lance sur le chemin du Nord, un sentier facile qui suit le littoral. Le tracé serpente entre la forêt et la rive du fleuve Saint-Laurent, offrant de magnifiques panoramas. La brume donne une atmosphère un peu mystérieuse aux lieux, presque poétique. J’imagine combien la vue doit être belle par temps clair, mais même sans cela, le charme opère.

Ferme Rioux parc national du Bic
parc national du Bic

Nous reprenons ensuite la voiture pour rejoindre la baie des Cochons. Le plan du parc n’est pas des plus clairs, et il faut parfois deviner où se trouvent exactement les départs de sentiers. Je me gare un peu plus loin que nécessaire, ce qui se révélera finalement une bonne idée : on recroise d’autres biches au bord du chemin ! À marée basse, l’eau s’est totalement retirée de la baie, laissant place à un décor d’algues, de rochers et de sable humide. Quelques oiseaux marins picorent dans les flaques, et nous sommes seuls à marcher sur la plage. C’est l’avantage des jours de pluie : le parc est presque désert. Une petite averse passagère nous surprend, mais rien de bien méchant pour l’instant.

Oiseau Baie des cochons parc national du Bic
Baie des cochons parc national du Bic

Notre prochaine étape est le cap Caribou, où l’on peut voir une colonie de phoques. Depuis le petit stationnement, il ne faut marcher que cinq minutes environ, mais le chemin descend raide vers la plage – on sait déjà que la remontée va être rude !

Sur la plage, un garde-parc est là pour faire une petite présentation de la colonie, répondre aux questions et surveiller la zone. Il nous explique que les phoques viennent ici à marée basse pour se reposer et se réchauffer sur les rochers durant l’été, car cela favorise leur mue. Aujourd’hui, on en compte une cinquantaine, mais il peut y en avoir jusqu’à trois fois plus durant les plus chaudes journées du mois d’août. Des poteaux installés tout le long de la grève marquent la limite à ne pas franchir, afin de préserver la tranquillité des animaux.

Phoques parc national du Bic

En début d’après-midi, après une pause pique-nique à l’abri pour se protéger d’une nouvelle averse, on repart vers l’île aux Amours, l’un des endroits les plus emblématiques du parc. Cette petite île n’est accessible qu’à marée basse, par un passage sablonneux qui disparaît complètement lorsque l’eau remonte. Le lieu porte bien son nom : entre mer et ciel, l’endroit dégage une vraie sérénité, même dans la brume. Nous commençons la balade qui fait le tour de l’île, mais la pluie revient de plus belle. En quelques minutes, c’est le déluge, et la promenade se transforme en course pour regagner la voiture avant d’être trempés jusqu’aux os.

Ile aux Amours parc national du Bic

Il est à peine 15h mais nous décidons de rentrer : cette fois la pluie ne semble pas vouloir s’arrêter… Malgré la météo peu clémente, le parc national du Bic reste une belle découverte. Entre les biches croisées en chemin, les phoques dans la baie et les magnifiques paysages, il possède un charme indéniable.

Le ciel est enfin dégagé ce matin, et la lumière met en valeur les reliefs du parc national du Bic que nous avions découverts la veille dans la brume. On ne retournera pas dans le parc aujourd’hui, mais avant de quitter le village, on fait un arrêt sur le quai du Bic. De là, on a une jolie vue sur les îles environnantes. La région est vraiment magnifique, et je regrette un peu que le mauvais temps nous ait empêchés d’en profiter davantage la veille.

Quai du Bic Québec

Nous reprenons ensuite la route en direction de Cacouna, avec l’idée d’aller jusqu’au belvédère de Putep’t-awt pour tenter d’apercevoir des bélugas. Le site fait partie de la réserve nationale de faune de la baie de L’Isle-Verte, un espace naturel protégé reconnu pour l’observation des oiseaux et des mammifères marins. Malheureusement, le lieu n’est pas très bien indiqué. Google Maps nous envoie sur une route sans issue et il faut tâtonner un peu avant de trouver le bon accès.

Une fois garés, on marche environ vingt-cinq minutes à travers une réserve ornithologique avant de rejoindre le bord du fleuve et le belvédère. Le sentier est agréable, plat et facile, Le belvédère offre une jolie vue sur le Saint-Laurent et on aperçoit les dunes de Tadoussac en face. Mais ce jour-là, pas de chance : pas de bélugas, ni d’autres animaux marins à l’horizon.

belvédère de Putep’t-awt Québec

On continue notre périple en direction de Québec avec un passage à Notre-Dame-du-Portage, un petit village côtier souvent cité pour son charme. En réalité, l’endroit n’a pas grand intérêt. La route longe une succession de maisons privées qui ferment l’accès à l’eau presque partout. C’est joli, mais sans grand attrait.

Notre étape suivante se révèle plus agréable. Kamouraska est un ravissant village, sans doute l’un des plus charmants du Bas-Saint-Laurent. De jolies maisons colorées, quelques petites boutiques et cafés à l’ambiance détendue : une halte parfaite sur notre route. On s’y balade tranquillement, du centre jusqu’au quai, puis sur la plage à marée basse.

Québec Saint-Laurent

En fin d’après-midi, nous faisons un dernier arrêt à Saint-Jean-Port-Joli, surnommé le village des sculpteurs. La tradition de la sculpture sur bois y remonte aux années 1920, et plusieurs ateliers exposent encore leurs œuvres. Malheureusement, nous arrivons un peu tard : la plupart ferment à 17 h, et une seule boutique est encore ouverte. Nous prenons quand même le temps d’y jeter un œil avant de reprendre la route.

Le trajet jusqu’à Québec se fait sans encombre. Nous rendons notre voiture de location avant de rejoindre notre hôtel, le Château Laurier. Bien situé près des Plaines d’Abraham et à quelques minutes à pied du Vieux-Québec, il a également l’avantage de proposer des tarifs abordables. Notre journée s’achève au Petit Chalet, un restaurant juste à côté qui fait de délicieux burgers !

Nous terminons notre road trip au Québec par deux jours dans la ville de Québec, l’une des plus belles étapes du voyage. J’adore cette ville, son ambiance, son charme si particulier, ses ruelles animées et ce mélange entre patrimoine historique, nature et modernité.

Durant ces deux jours, on parcourt la rue Saint-Jean, bordée de restaurants et magasins. On découvre l’église Holy Trinity et les échoppes d’artisans installées à ses côtés, l’hôtel de ville et sa grande horloge suisse et la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec. Le Château Frontenac et la terrasse Dufferin font évidemment partie des incontournables. Nous profitons aussi de la promenade des Gouverneurs et d’un passage par les plaines d’Abraham.

Mais mon quartier préféré à Québec est sans conteste le quartier du Petit Champlain, où il fait bon flâner et simplement profiter de l’ambiance.

Pour plus de détails sur la visite de Québec, vous pourrez lire mon article dédié ici. [Article à venir].

Château Frontenac Québec

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