Amérique latine, Mexique

Mexique : la Riviera Maya en famille

Oui oui, il est encore possible de voyager malgré le Covid ! Et nous avons ainsi découvert un nouveau coin de paradis : la Riviera Maya.

Si j’ai choisi le Mexique pour ce voyage, en réalité c’était un peu par élimination. C’est l’une des rares destinations encore facile d’accès : aucune restriction pour entrer au Mexique, pas de test nécessaire, pas de quarantaine, rien. Sur place, les restrictions dépendent du niveau d’alerte selon un code couleur actualisé de semaine en semaine pour chaque région. Du côté de la Riviera Maya, actuellement tout est ouvert à l’exception des discothèques. Quant aux limitations du nombre de personnes acceptées dans plusieurs types de lieu tels que les sites touristiques, cela ne change pas grand chose vu que de toute façon il y a très peu de monde… En bref, on peut visiter sans problème, sans courir plus de risque qu’en restant en Suisse ou en France, et on retrouve pendant quelques jours une vie presque normale, avec le soleil et des paysages de rêve en prime, ce qui fait un bien fou.

Pour limiter les risques (parce que ben oui, le vol aurait pu être annulé, la situation sur place aurait pu évoluer négativement entre temps, les déplacements auraient pu être limités, etc etc), j’ai choisi de ne prendre qu’un seul et unique hébergement pour toute la durée de notre séjour au Mexique, un gros resort dans lequel nous pourrions au pire passer toutes nos journées, et de rayonner à partir de là si la situation le permettait (ce qui est heureusement le cas !). Nous avons donc décidé d’alterner entre des jours d’exploration de la région entrecoupés de journées de repos à l’hôtel.

grand palladium white sand resort & spa

Notre hôtel : le Grand Palladium White Sand Resort & Spa

Le complexe hôtelier Grand Palladium Riviera Maya est un all inclusive très bien situé entre Playa del Carmen et Tulum. Il est constitué de 4 hôtels : le White Sand (celui que j’ai choisi), le Colonial, le Kantenah et le TRS. Les chambres et les prix varient, mais quel que soit l’hôtel choisi, on a accès à toutes les installations du complexe. Seules les installation du TRS sont exclusives et ne sont accessibles qu’aux clients du TRS, mais on s’en passe aisément.

Même si c’est un énorme resort, on n’y trouve pas de grosse barre d’immeuble mais une kyrielle de petits bâtiments disséminés dans un écrin de végétation luxuriante. Nous passons notre première journée à explorer les lieux, à commencer par la splendide plage de sable blanc. En ce moment, les touristes étant rares, il n’y a pas à se battre pour trouver une chaise longue, pas de foule dans l’eau, et les seuls bruits qu’on entend sont ceux des vagues et des oiseaux.

plage grand palladium white sand

Evidemment, il n’y a pas que la mer pour satisfaire le gnome qui semble s’être transformé en poisson, bien décidé à passer la majeure partie de la journée dans l’eau. Il y a également deux grandes piscines de chaque côté du complexe, et une zone pour les enfants, peu profonde, avec des toboggans aquatiques. En temps normal, il y a 3 piscines supplémentaires, plus petites, réservées aux adultes à la recherche de calme. Elles sont actuellement fermées, mais honnêtement, les piscines principales sont bien assez calmes : nous sommes quasi seuls (et ce n’est pas juste une façon de parler).

piscine grand palladium white sand

Côté restauration, pour le midi nous dégustons de délicieux tacos au restaurant de la plage. Le complexe propose 9 autres restaurants à la carte pour le soir. Actuellement ils ne sont pas tous ouverts en parallèle (il n’y aurait pas assez de monde pour les remplir) mais en alternance, deux différents chaque soir, pour varier les plaisirs. Et puis bien sûr, il y a les bars, pool bars, beach bars,… Ce qu’on ne connait plus par chez nous depuis bien longtemps ! Le gnome se fait une joie de siroter son virgin mojito les pieds dans l’eau. Ben oui, il n’y a pas que les adultes qui ont droit d’en profiter !

Ce dont seuls les adultes peuvent profiter par contre, c’est le spa. Et quand on nous fait une bonne offre, ça ne se refuse pas : massage, gommage et soin du visage avec accès au spa, le tout pour 130 USD. Une demi journée à se faire chouchouter !

Le spa est magnifique. L’espace bains à ciel ouvert est particulièrement agréable avec son jardin inspirant la quiétude, dans lequel des iguanes paressent au soleil. On y trouve un bassin avec des jets en bec de cygne, un jacuzzi, un bain froid, un circuit pédiluve, un circuit d’hydromassage, une piscine, un sauna, un hammam, le tout dans un cadre idyllique. Et un nombre impressionnant de salles de massage, vides… 

Égoïstement, on ne peut pas le nier, c’est top d’avoir un spa rien que pour soi, de savourer ce calme, bien loin des foules de touristes. Mais en voyant le peu de monde dans un resort de ce genre, on ne peut qu’imaginer la difficulté pour toutes celles et ceux qui vivent du tourisme…

Au Grand Palladium, on a aussi la chance de découvrir un petit apperçu de la faune locale sans même quitter l’hôtel. Vu la passion du gnome pour les animaux, c’est un attrait non négligeable. Des dizaines d’iguanes lézardant au soleil un peu partout, des pélicans venus pêcher dans les vagues à deux pas de nos transats, des agoutis sortant timidement de leurs buissons, des coatis se baladant en groupe à travers l’hôtel, et même un raton laveur tentant de chaparder les restes d’un repas sur une terrasse le soir.

coatis

Mais nous ne sommes pas venus au Mexique juste pour rester enfermés dans l’enceinte du resort, si beau soit-il.

Réserve naturelle de Sian Ka’an

La réserve de biosphère de Sian Ka’an est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Extrêmement vaste, elle est constituée de mangroves, lagunes, zones côtières, récifs coraliens et jungle qui abritent de nombreuses espèces endémiques. On y trouve plus de 300 espèces d’oiseaux, plus de 400 espèces de poissons, des tortues, dauphins, crocodiles, lamentins, singes et encore bien d’autres animaux, ainsi qu’une large variété de plantes. En bref, c’est l’endroit idéal pour les amoureux de la nature.

Encore peu fréquentée par les touristes, la réserve ne fait pas vraiment partie des circuits traditionnels. Avant notre arrivée au Mexique, j’en avais vaguement entendu parler, mais sa visite n’était pas un objectif de notre séjour. C’est en voulant organiser une excursion à Chichen Itza avec H&L Tours que je me suis finalement laissée tenter.

H&L Tours est une agences d’excursion francophone créée par Halima & Luciano, belges d’origine, tombés amoureux du Mexique. Recommandée par Le Routard, cette agence propose diverses excursions en petits groupes de maximum 12 personnes. (Personnellement, je ne suis pas fan des excursions organisées avec des groupes de 50 personnes, impersonnelles, où tout est chronométré à la minute près et où l’on perd 1h à faire le tour des hôtels pour le ramassage.) L’autre principal attrait de cette agence, ce sont les guides francophones. Les excursions en anglais ne me posent pas de problème, mais pour le gnome c’est différent… Choisir des excursions en français, c’est lui permettre de profiter tout autant que moi de la présence d’un guide.

Nous voilà donc prêts au départ à 6h30. Un minibus vient nous chercher avec à bord un chauffeur, le guide, un groupe de 3 autres personnes, et c’est tout.

Nous prenons la route vers le sud et découvrons pour la première fois le côté plage de Tulum (ou la zona hotelera) que l’on traverse au lever du soleil. Tout est très calme à cette heure matinale. Les petits restaurants et boutiques bordant la route sont encore fermés, mais le charme de Tulum est immédiatement évident et donne envie de venir y flâner. Ce sera pour un autre jour !

Par contre, lors d’un bref aperçu d’un bout de plage à la sortie de Tulum (pas LA plage de Tulum, qui elle doit être nettoyée), je suis choquée de découvrir la quantité de plastiques rejetés par la mer…

Au sud de Tulum, nous entrons dans la réserve de Sian Ka’an. C’est parti pour environ 1h30 de route en terre cahoteuse. La route, longue de 60 km, mène au petit village de Punta Allen et est en très mauvais état actuellement en raison des pluies et du peu d’entretien vu le manque de moyens financiers. Nous n’en parcourrons heureusement que la moitié.

Première séance photo à Boca Paila, sur le pont qui traverse le chenal reliant la mer au lagon d’eau douce que nous longeons : on y observe des pélicans posés sur le pont et des crocodiles en contrebas dans la mangrove. La journée commence bien ! Après cette brève pause, nous poursuivons notre route, jusqu’à un paysage de carte postale. Loin de tout, la mer turquoise d’un côté, la lagune couleur marine de l’autre, une fine bande de sable blanc traversant la végétation pour nous conduire là où nous attend un petit bateau… Le rêve. Mais ce n’est que le début !

sian ka'an

À peine avons nous mis les pieds sur le bateau que le gnome repère « un truc qui bouge dans l’eau ». Un dauphin, juste à côté de nous ! Le capitaine nous entraine à sa suite. Nous observons sa chasse, le gnome extatique perché à l’avant bateau tandis que je tente difficilement d’immortaliser ces instants.

dauphin à sian ka'an

Nous mettons ensuite le cap vers l’île aux oiseaux. A cette heure matinale, il n’y a personne à l’horizon et aucun bruit en dehors de notre embarcation. La plupart des excursions partent plus tard et vont apparemment plus loin en voiture, et en ce moment il y en a de toute façon très peu. Le guide nous raconte que si auparavant à cette saison il y avait de nombreux touristes dans la région et qu’il travaillait souvent 6-7 jour par semaine, cette année les bonnes semaines il travaille une journée…

L’île que nous atteignons sert de nursery à plusieurs espèces d’oiseaux qui semblent s’être répartis l’espace. Survolant les arbres, ce sont des frégates que nous repérons tout d’abord. Viennent ensuite les pélicans, nichés au milieu de la végétation, puis les spatules roses. Enfin, au bout de l’île, c’est un groupe de cormorans que nous découvrons.

La balade se poursuit dans ce décors de rêve jusqu’à la pointe de terre près du village de Punta Allen. Dans la mangrove, notre capitaine déniche encore un couple d’aigles ayant fait leur nid. Le gnome se découvre rapidement une passion pour le bateau et savoure cette sensation de liberté, la nature qui nous entoure, son visage éclairé par un sourire radieux.

enfant bateau sian ka'an

Une fois en pleine mer, au large de la côte le capitaine nous entraîne à la recherche des tortues de mer. Heureusement qu’il a l’œil. Ca ne semble être qu’une tâche sombre dans l’eau, une tâche dont on devine peu à peu la forme particulière quand on s’en approche… Ce n’est qu’une fois tout à côté qu’on la voit, juste là, sous la surface, grande et magnifique. Un peu de patience, quelques instants à la suivre, pour pouvoir pendant une seconde à peine la voir émerger, prendre une respiration et replonger.

tortue sian ka'an

Prochaine étape, le récif de corail où nous allons faire du snorkeling. Il est temps de se jeter à l’eau ! Nous admirons des raies, poissons perroquets, poissons ange, et bien d’autres. Il parait qu’il est parfois possible d’y voir des lamentins, mais nous n’avons pas cette chance. Quant aux coraux, si certains sont encore beaux et colorés, beaucoup n’ont pas échappé au réchauffement climatique et à la pollution…

Petite parenthèse : si vous mettez de la crème solaire, utiliser uniquement des crèmes biologiques et biodégradable permet de préserver la faune et la flore marine.

Pour terminer cette matinée riche en émotions, nous rejoignons la piscine naturelle; un moment de détente, de l’eau turquoise jusqu’à la taille. Ici pas de poissons, mais des étoiles de mer et des « cookies » (oursins plats). 

lagon sian ka'an

Il est ensuite temps de débarquer au petit village de Punta Allen, où un délicieux repas nous attend. Plusieurs autres petits restaurants semblent border la plage, mais tout est désert. Après avoir mangé, nous traversons ce petit village de pêcheurs encore authentique et très peu affecté par le tourisme, notre guide nous partageant quantité d’informations. Le calme règne ici, aucune route n’est goudronnée, la végétation est partout, on se sent coupés du monde. A la sortie du village, nous empruntons une passerelle dans la mangrove. En contrebas, un bébé barracuda est en pleine chasse. Un peu plus loin, le bateau nous attend, dans un décors que nous n’avons aucune envie de quitter. Il ferait bon de s’y attarder, mais déjà il est l’heure de repartir pour environ une demi heure de bateau, puis de retrouver le minibus.

village de punta allen

Au retour, la route nous parait encore plus longue et cahoteuse, mais malgré les secousses, le gnome épuisé s’endort. Nous rentrons à l’hôtel vers 17h après une journée bien remplie. La réserve de Sian Ka’an est tout simplement magnifique et le gnome a adoré autant que moi voir les nombreux animaux.
Quant à notre guide Fabricio, c’est dans un excellent français qu’il nous a abreuvé tout au long de la journée d’informations sur la région, la réserve, la faune et la flore, et qu’il a patiemment répondu aux questions du gnome ravi de pouvoir se passer de traducteur !

Tulum & Gran Cenote

Je pensais initialement louer une voiture quelques jours, mais c’est la seule chose pour laquelle les prix ont apparemment grimpé, à moins de louer directement à l’aéroport. Ne trouvant pas mon bonheur, j’ai sollicité Halima (de H&L Tours). Si le premier contact s’était fait par mail, Halima a rapidement proposé de passer sur Whatsapp, ayant à cœur d’offrir une meilleure disponibilité et de faciliter la communication. Aux petits soins, elle a pris de nos nouvelles à notre retour de Sian Ka’an et est extrêmement chaleureuse. Il était donc tout naturel de lui demander conseil. Et bien m’en a pris !

En plus d’offrir ses conseils, Halima a également proposé de nous louer un véhicule avec chauffeur pour 1’000 pesos la journée (l’équivalent d’un peu moins de 50 USD). Au vu de la diminution de l’activité, ils avaient des véhicules inutilisés et des chauffeurs à l’arrêt. C’est finalement l’option que j’ai choisi pour deux jours. Cela ne revenait pas plus cher qu’une location classique, mais en prime nous avions un chauffeur (ce qui est clairement plus sécurisant, il faut bien l’avouer), probablement content d’avoir un peu de travail. C’est donc conduits par Joaquin que nous partons à la découverte de Tulum.

Ruines de Tulum

Après une demi heure de route, nous atteignons le parking, depuis lequel il y a 5 min à parcourir à pied jusqu’à l’entrée du site archéologique. Il est possible de prendre un bus pour ce court trajet, mais cela ne sert pas à grand chose… Dès la sortie du parking, nous sommes pris d’assaut par une horde de locaux cherchant à nous vendre ici des photos avec un iguane ou un singe, là des noix de coco, une excursion ou encore des chapeaux. Le fait que nous soyons les seuls touristes présents n’aide pas, forcément. La route menant à l’entrée du site est déserte, alors qu’on sent qu’elle devrait être animée par l’agitation d’une multitude de touristes. Cela donne une sensation étrange…

Le prix d’accès est de 80 pesos par personne (env. 4 USD), payable uniquement en cash et en pesos. Et même s’il n’y a pas foule, mieux vaut y aller tôt, car déjà la chaleur se fait sentir.

A l’entrée du site, un chemin serpente dans la jungle et nous conduit près du mur d’enceinte qui entoure Tulum sur 3 côtés (le 4ème donne sur la mer). On entre dans la cité par l’une des deux petites portes d’accès perçant le mur nord. Les ruines de Tulum sont moins impressionnantes que certains autres sites archéologiques tel que Chichen Itza, mais ce qui les rend véritablement exceptionnelles, c’est leur emplacement : la cité surplombe les eaux turquoises de la mer des caraïbes.

Tulum

Tulum était un important port de commerce et les nombreux panneaux explicatifs disséminés sur tout le site permettent d’en apprendre plus sur son histoire et sur ses occupants. Le gnome apprécie tout particulièrement de découvrir les noms et rôles des différentes divinités mayas dont les symboles apparaissent sur les bas-reliefs ornant certains bâtiments. Mais si certains édifices sont plutôt bien conservés, d’autres n’ont pas résisté aux ravages du temps, ne laissant derrière eux que la plate-forme sur laquelle ils se tenaient autrefois.

Tulum ruins

Un escalier en bois permet en temps normal de descendre sur la petite plage où il est possible de se baigner, mais elle est actuellement fermée. Ce qui n’empêche pas de profiter de la vue splendide. Une seconde petite crique est quant à elle interdite d’accès en permanence car des tortues de mer viennent y pondre.

Tulum ruins beach

Après 2h à déambuler dans les ruines, nous quittons finalement les lieux pour rejoindre la seconde étape de notre journée : la plage de Tulum.

Tulum plage, ou la « zona hotelera »

Tulum a deux facettes : le côté centre ville (pueblo) qui ne semblait pas particulièrement intéressant et le côté plage, celui des cartes postales. Cette partie de Tulum est constitué d’une seule route en terre longeant la côte, bordée des deux côtés par des petits hôtels, restaurants et boutiques au milieu de la végétation, le tout dans une ambiance bohème si particulière et attractive. Sans qu’il y ait foule (de loin pas), on y retrouve un peu de vie, une âme.

La plage n’est accessible que par quelques rares passages bien cachés ou en traversant l’un des hôtels. Pour notre part, nous passons sous la fameuse statue de Daniel Popper « Ven a la luz » pour atteindre la sable blanc de cette magnifique plage où, une fois de plus, il y a peu de monde. Nous choisissons un peu au hasard l’un des restaurants pour nous y attabler; le repas est délicieux, le cadre idyllique, mais les prix sont élevés. Les restaurants donnant sur la plage sont généralement plus chers que ceux côté route, forcément, mais bon, la vue est à couper le souffle.

tacos

Nous ne nous baignerons pas ici, les vagues étant trop fortes, mais nous nous baladons ensuite les pieds dans l’eau. Jolie surprise un peu plus loin, le gnome voit pour la première fois des kitesurfeur voltiger au dessus de l’eau.

tulum beach

Nous rejoignons ensuite l’artère principale et flânons un peu dans les boutiques avant de quitter les lieux. Déjà un bouchon commence à se former sur l’unique route, de nombreux véhicules tentant d’accéder à la zone de la plage. Heureusement que nous sommes venus tôt ! Plus la journée avance, plus il doit être compliqué de se garer dans les parages.

Mais la journée n’est pas encore terminée ; il est temps d’aller se rafraichir un peu et de découvrir enfin les cenotes.

Gran Cenote

Un cenote est un puits qui se crée lorsque l’effondrement du plafond calcaire expose les eaux sous-terraines en créant ainsi un bassin naturel. Il y a des milliers de cénotes sur la péninsule du Yucatan en raison de la géologie de la région, mais beaucoup restent encore à découvrir. Certains sont tout petits, d’autres nettement plus grands et profonds ; certains sont totalement ouverts, tandis que d’autres ne le sont que partiellement.

formation cenote

Pour notre première découverte de ces merveilles de la nature, j’ai jeté mon dévolu sur le Gran Cenote, l’un des plus connus de la Riviera Maya, qui se situe à 4km de Tulum. Première surprise : le prix a considérablement augmenté. Si partout dans les guides et sur internet un tarif de 180 pesos était indiqué, à l’entrée c’est à présent 300 pesos qui sont demandés pour un adulte et 100 pesos pour un enfant… Il est possible de louer un casier, moyennant un supplément de 30 pesos.

Ca y est, nous voilà entrés, mais ce n’est qu’une fois tout proches que nous l’apercevons, cet impressionnant trou dans le sol entouré de végétation, et tout au fond l’eau cristalline qui invite à la baignade. Avant toute chose, il nous faut prendre une douche, obligatoire dans de nombreux cénotes, afin de nous débarrasser au mieux de ce qui pourrait perturber l’écosystème et en particulier de la crème solaire. Ensuite, le gnome récupère un gilet de sauvetage. Même s’il sait bien nager, cela peut vite être fatiguant d’explorer.

gran cenote

Il y a deux accès à l’eau. L’escalier principal permet de descendre jusqu’à une grande plateforme très bien aménagée (presque trop). Quelques mètres plus loin, un second escalier en bois descend dans un second puits que nous n’avions pas vu initialement, où l’eau est moins profonde. L’accès est donc plus facile par là avec des enfants, et c’est plus tranquille.

gran cenote

Hop, à l’eau ! Elle est fraiche, environ 23°C, mais ça fait du bien. Il est possible de louer du matériel de snorkeling, mais cela renchérit encore le prix de l’activité. Nous avons donc pris nos propres masques et tubas pour aller admirer les petits poissons et les formations rocheuses sous-marines. Il y a également des tortues (qui ont été introduites), et les deux grottes dans lesquelles des chauves-souris volètent au-dessus de nos têtes. Nous passons un très bon moment. Mais attention, même si l’heure de fermeture officielle est 17h, à 16h15 déjà on nous demande de sortir de l’eau, et notre journée s’achève là.

tortues gran cenote

Excursion à Chichen Itza

C’est THE excursion que je tenais à faire et sa grande pyramide emblématique fascinait déjà le gnome avant notre départ. Le site archéologique est assez éloigné, environ 2h30 de route depuis notre hôtel. C’est l’une des raisons qui a motivé mon choix de prendre une excursion organisée plutôt que d’y aller par mes propres moyens. L’autre raison, c’est que pour profiter au mieux de cette visite et pour pouvoir en apprendre plus sur les mayas, rien de mieux qu’un guide !

Nous partons avant l’aube, à 6h30, toujours avec H&L Tours. Cette fois nous sommes seuls pour l’excursion.

Chichen Itza

Certainement le site maya le plus connu, Chichen Itza est également le site archéologique le mieux restauré de la péninsule du Yucatan, célèbre en particulier pour sa grande pyramide.

Sur la route, notre guide Fabricio commence à nous parler de l’histoire et de la culture des mayas, illustrant ses propos grâce à des magazines et livres, ce qui est parfait pour conserver l’attention du gnome. Arrivés à Chichen Itza à l’ouverture, nous constatons que l’immense parking est désert. A l’entrée, un gardien nous indique qu’en ce moment il y a environ 1’000 visiteurs par jour, contre 10 à 15’000 personnes en temps normal…

A peine entré dans l’enceinte de la cité, ce que l’on remarque c’est que toute la zone est totalement plate. Notre guide nous explique que le terrassement a été fait par les mayas sur une vaste étendue. Seule une petite partie de la cité de Chichen Itza est accessible au publique en réalité. Un bref chemin ombragé puis nous l’apercevons enfin : la grande pyramide, « El Castillo ». Il s’agit d’un temple dédié à Kukulcan, le serpent à plumes. Orienté selon le cycle du soleil, il marque les changements de saisons.

pyramide chichen itza

Fabricio nous fait visiter partie centrale du site, et je ne regrette pas d’avoir pris un guide. Il nous renseigne sur la fonction des différents bâtiments, leur spécificité architecturale telle que l’étonnante acoustique du terrain de jeu de pelote, la signification des motifs, la culture maya, les dieux,… Bref, une vrai mine d’information. En bonus, notre guide nous montre également des illustrations de ce à quoi devaient ressembler les édifices à l’origine, avec les couleurs dont il ne reste aujourd’hui plus que quelques traces.

Après environ 1h30 de visite guidée, nous avons un peu de temps libre pour aller explorer le reste du site et se prêter au jeu de la négociation pour acheter quelques petits souvenirs. (Le gnome voulait absolument rapporter une pyramide, évidemment !) Au total, nous aurons passé un peu plus de 2h à découvrir la magnifie cité de Chichen Itza.

Nous reprenons ensuite la route jusqu’au village de Piste où un copieux repas nous attend dans restaurant typiquement local. Extérieurement, ça ne paye pas de mine, mais le repas est excellent.

Valladolid

Sur le chemin du retour, nous faisons un arrêt à Valladolid. Il s’agit d’une ville coloniale datant du XVIe siècle. La place centrale est très jolie: un agréable parc ombragé entouré de bâtiments colorés, et l’église San Servacio dominant les lieux. Il y a quelques boutiques pour les touristes ainsi qu’un centre artisanal où trouver en particulier des vêtements brodés. C’est sympa de s’y arrêter quelques instants en passant, mais c’est tout.

Valladolid

Cenote Choj-Ha

Vu la chaleur, nous nous réjouissons de terminer cette journée d’excursion par une baignade rafraichissante dans un cénote. A un peu moins d’une heure de Valladolid, sur le bord de la route un simple panneau annonce « Cenote Choj-Ha » au départ d’une piste en terre s’enfonçant dans la jungle. Jamais nous n’y serions allés par nous même. Après quelques minutes, nous atteignons notre destination. Il n’y a aucun touristes ici, uniquement quelques rares locaux. Mais pour l’instant, c’est sans voir la moindre trace du cénote que nous prenons l’habituelle douche.

Le cénote de Choj-Ha est un cénote quasi fermé. Ce n’est qu’au dernier moment que nous voyions cette étroite ouverture dans la roche. Un escalier y a été aménagé, s’enfonçant sous terre pour déboucher dans une grotte splendide, avec au fond de l’eau à 23°C. Totalement différent du Gran Cenote qui est un cénote ouvert, c’est encore plus impressionnant. La voute est parsemée de stalactites et sous l’eau ce sont des dizaines de stalagmites que nous admirons, en plus de quelques petit poissons. Nager dans un tel décors a quelque chose de magique et clôture merveilleusement bien cette journée.

choj-ha

Xcaret

Xcaret se définit comme un parc éco-archéologique. Situé au sud de Playa del Carmen, il permet de découvrir la nature, la faune et la culture du Mexique.  Le parc regroupe un tas d’activités différentes : découvertes de ruines mayas, sentier dans la jungle, snorkeling, cénote, descente de rivières sous-terraines,… Et on y trouve également des animaux. Cela avait l’air vraiment chouette, surtout avec des enfants. J’ai donc décidé d’aller y passer une journée, malgré le prix assez élevé.

Si l’on n’a pas de voiture, il est possible d’acheter les billets d’entrée sur internet avec transport inclus depuis la plupart des hôtels de la Riviera Maya. Cependant, nous n’avions pas le choix de l’horaire de départ ainsi, le coût du transport est assez élevé, et cela ne vaut donc pas vraiment la peine lorsqu’on est plusieurs. Nous avons donc pris un taxi, qui nous attendrait également le soir à l’heure de notre choix pour nous ramener à l’hôtel.

Il y a beaucoup à voir et à faire, donc mieux vaut arriver assez tôt pour vraiment profiter de la journée, et même ainsi, il faut faire des choix.

Avant qu’il ne fasse trop chaud, nous commençons par aller visiter tout ce qui n’est pas aquatique. Le gnome veut tout d’abord emprunter le sentier de la jungle. On y trouve un aperçu de la végétation de la région, une serre aux orchidée à mi parcours avec des informations sur leur cultivation, et des plantation. Le parc travaille en effet à la conservation des espèces endémiques. J’ai par contre moins apprécié le minuscule enclos où se trouvait un groupe de pécaris. Ce n’était clairement pas nécessaire…

Le chemin serpentant dans la jungle descend ensuite et s’enfonce sous terre pour déboucher quelques mètres plus loin au bord d’une rivière au fond du gouffre où un bateau nous attend. Nous embarquons pour une balade au fil de l’eau transparente, tantôt au soleil, tantôt sous la roche. S’il s’agit d’une rivière naturelle, elle a malheureusement été trop aménagée à mon goût, entre les brumisateurs, les parois retaillées et la musique de fond genre Disneyland. Mais cela reste sympa et le gnome a apprécié.

Nous allons ensuite voir quelque ruines mayas. Elles n’ont rien à voir avec les véritables sites archéologiques tels que ceux que nous avons déjà visités, mais ici le gnome peut grimper dessus, donc il adore. Coup de chance, nous tombons ensuite par hasard sur la cérémonie des hommes-oiseaux (los voladores). Il s’agit d’une cérémonie rituelle dans laquelle quatre danseurs-acrobates et un musicien sont perchés en haut d’un mat de 25 à 30 mètres duquel ils se laisseront finalement descendre grâce à une corde attachée à leur taille qui se déroule lentement. C’est réellement impressionnant, magistral, et clairement l’un des moments à ne pas manquer.

los voladores

Après ce formidable spectacle, nous allons explorer le « village maya ». Outre la reconstitution de maisons mayas qui font un peu artificiel, le principal intérêt de cette zone à mon sens, ce sont les artisans que l’on peut voir à l’œuvre. Et bien sûr, il est possible d’acheter leurs créations. On y trouve ainsi des sculptures magnifiques aux prix restant corrects, des chapeaux, des gravures sur cuir, des noix de coco sculptées, des hamacs tissés, des poteries et céramique, etc.

Nous visitons ensuite les volières où l’on découvre en particulier des Aras, Xcaret faisant de la reproduction et réintroduction de ces oiseaux menacés d’extinction. Mais ce ne sont évidemment pas les seuls oiseaux présents : des pélicans, des spatules roses, des aigles, des toucans et bien d’autres espèces présentes au Mexique. La volière principale offre un immense espace parsemé de végétation, de plans d’eau et cascade. Le cheminement est agréable et accessible avec une poussette, par contre certains espaces tel que celui des aigles sont à mon sens bien trop exigus…

Au terme du chemin, nous débouchons dans le territoire des papillons, un grand et magnifique jardin fleuri où ils sont nombreux à voler autour de nous.

Nous commençons a avoir faim, et surtout très soif vu la chaleur, nos bouteilles d’eau étant vides à ce stade. Il est donc temps d’aller s’attabler pour le repas de midi. Compris dans le ticket d’entrée que j’ai choisi, nous avons droit à un repas à choix dans l’un des cinq restaurants buffet du parc. C’est le buffet mexicain que nous choisissons et il s’avère que c’est très bon, bien meilleur que ce à quoi je m’attendais.

Pour l’après-midi, direction les activités aquatiques.

Il y trois « rivières souterraines » dans lesquelles il est possible d’aller nage. Nous nous équipons avec des gilets de sauvetage, choisissons une rivière au hasard, et c’est parti. Même si ce n’est pas super bien expliqué, il est possible de déposer quelques affaires dans un sac verrouillé à un comptoir près des casiers et du début des rivières, depuis lequel il sera acheminé par l’équipe du parc jusqu’au terminus de la rivière, où vous pourrez alors le récupérer.

Il n’y a pas de courant, donc même si on flotte, il faut nager ! Nous avançons par moment à ciel ouvert, encadrés par de hautes parois de pierre, puis traversons un tunnel, puis un autre. Le gnome commence à fatiguer car la rivière est bien longue, hésite à utiliser l’une des sorties permettant de quitter la rivière avant la fin, mais nous continuons finalement. Et heureusement car la dernière partie est la plus belle : la rivière nous entraîne dans la mangrove où nous avons l’impression pendant un bref instant d’être coupés du monde, seul le chant des oiseaux venant troubler le calme. En prime, le gnome déniche quelques petits crabes sur la berge qu’il prend plaisir à admirer avant que nous ne poursuivions notre chemin jusqu’au bout de la rivière, où elle débouche sur la mer.

rivière sous-terraine xcaret

Nous partons ensuite pour une séance de snorkeling dans un lagon. Il est possible d’emprunter du matériel de snorkeling, compris avec l’admission Plus si vous avez choisi cette option, ou en payant quelques dollars sinon. L’eau n’est pas trop profonde et calme en apparence. Il y a de beaux poissons multicolores. Le gnome commence enfin à apprécier cette activité qui lui faisait un peu peur en pleine mer et nous passons un agréable moment. Je suis par contre surprise de constater que par endroit il y a un fort courant et peine plusieurs fois à retenir le gnome qui se fait entraîner, sans en avoir conscience.

Après une petite pause au soleil, nous allons découvrir la partie aquarium, occupée pour une grande partie par des tortues vertes. Xcaret en fait la reproduction et la réintroduction. Il y a plusieurs bassins avec des bébés tortues que le gnome regarde évoluer pendant longtemps ! Je déplore cependant la bêtise humaine… Malgré un nombre important de panneaux partout indiquant qu’il ne faut pas toucher les tortues, qui doivent pouvoir retourner à la vie sauvage par la suite, certains ne peuvent pas s’en empêcher. (Et il ne s’agit pas d’enfants…)

Dernière étape, el mundo de niños : un espace dédié aux enfants jusqu’à 12 ans. On y trouve un cenote où se baigner, un espace jets d’eau, et surtout, un parcours un peu particulier. D’abord sceptique, le gnome a tenu à ce que nous en fassions le tour par l’extérieur avant de finalement se décider. Il récupère donc un gilet de sauvetage, obligatoire, avant de se diriger vers le départ du circuit constitué de filets dans lesquels il grimpe. Pont, « escalier » en filet et tunnel le conduisent à un toboggan aquatique descendant dans un cenote. Il en ressort par un escalier passant dans la roche avant d’enchainer avec un nouveau pont et autres filets, un passage dans une petite volière, puis il arrive à un second toboggan aquatique. Et il n’y a plus qu’à recommencer ! C’est vraiment chouette et on peut garder un œil sur les gnomes tout au long du parcours.

Le soleil descend, la journée touche à sa fin et les visiteurs se dirigent tous vers le grand théâtre pour assister au spectacle. Le Xcaret México Espectacular est un énorme show en deux parties. La première partie nous raconte l’histoire du pays, des mayas à l’arrivée des colons. C’est l’occasion de découvrir entre autre une partie de jeu de pelote ! La seconde partie quant à elle nous fait voyager dans les différentes régions du Mexique à travers les musiques et danses folkloriques. Le gnome est captivé du début à la fin. C’est une belle manière d’achever cette journée.

spectacle nocturne xcaret
spectacle nocturne xcaret

Akumal et environs

Pour notre dernière journée d’exploration, le programme est 100% aquatique !

Snorkeling avec les tortues de mer dans la baie d’Akumal

Pour commencer, nous avons rendez-vous à 9h30 au Dive Center à Akumal pour une séance de snorkeling très particulière, puis qu’il s’agit d’aller nager avec des tortues marines. Le tarif affiché est de 35 USD, mais comme presque tout, c’est négociable, et le prix comprend le matériel de snorkeling ainsi qu’un casier, ce qui n’est pas le cas partout.

Les tortues vertes sont nombreuses dans la baie d’Akumal car elles ont là un parfait garde-manger : de l’herbe marine en quantité, à deux pas de la plage. Ce qu’il faut savoir par contre, c’est que s’il est possible d’aller seuls se baigner pour tenter d’apercevoir des tortues gratuitement, les zones d’herbes où se trouvent principalement les tortues sont délimitées par des bouées et ne sont accessibles qu’avec un guide. L’accès en est en effet réglementé afin d’éviter que trop de touristes envahissent le territoire des tortues, d’autant plus qu’il y a encore trop de gens irrespectueux, cherchant par exemple à toucher ces magnifiques animaux au lieu de se contenter de les observer. Et comme dans de nombreux endroits au Mexique, il est demandé de privilégier les crèmes solaires biodégradables « reef friendly ».

Akumal plage

Nous prenons un petit bateau qui nous emmène à environ 300 m. de la plage, jusqu’au récif de corail. Nous reviendrons à la nage tout en cherchant les tortues. Le gnome qui était au départ terrorisé à l’idée de nager avec des tortues marines (bah oui, elles sont aussi grandes que lui et risqueraient de le croquer !) se jette finalement à l’eau, et c’est parti.

Il y a beaucoup de vent et malheureusement la visibilité sous l’eau est réduite, mais malgré cela notre guide réussit rapidement à dénicher une première tortue. Puis une autre, et encore d’autres. Nous avons même la chance d’en voir une toute jeune, encore bien petite comparée à ses ainés. C’est un moment magique et nous ne voyons pas le temps passer. Trop vite nous nous retrouvons sur la plage…

Une petite douche, quelques instants à dorer sur la plage, et nous repartons. Prochaine étape, la laguna Yalku, à seulement 5 minutes de là vers le nord.

Laguna Yalku

L’accès est assez cher : 300 pesos pour un adulte et 200 pesos pour un enfant. A l’entrée, l’accueil n’est pas des plus agréables… Et mieux vaut avoir son propre matériel de snorkeling, car en plus du coût, cela semble être toute une histoire pour pouvoir en louer… Heureusement on oublie vite ces désagréments quand on découvre le lagon au bout du petit chemin.

laguna yalku
laguna yalku

L’eau aux nuances de bleu et de vert est magnifique, dans un écrin de végétation et avec un aménagement minimaliste qui ne dénature pas le paysage: une étroite plateforme en bois, de simples planches pour faire office de banc, un espalier pour descendre dans l’eau et c’est tout. Cerise sur le gâteau, il n’y a presque personne. L’eau est transparente, si bien qu’avant même de mettre un pied dans l’eau, on voit les poissons. Et il y en a une quantité impressionnante.

Il y a des gilets de sauvetage à disposition, mais ils sont totalement inutiles : il suffit de se laisser porter par l’eau pour profiter de cet endroit. Cette fois le gnome n’hésite plus une seconde avant de descendre dans l’eau muni de son masque et de son tuba, impatient de partir en exploration. Nous restons longuement à admirer la multitude de poissons multicolores, et j’aperçois même une énorme murène avant qu’elle ne retourne se cacher entre des rochers. C’est de loin le plus beau spot de snorkeling que nous ayons vu.

poissons laguna yalku

Pour le déjeuner, nous nous arrêtons en face du Dive Shop à Akumal au restaurant « La Cueva del Pescador ». Les plats y sont réellement délicieux et très copieux, à petit prix. Et les margaritas sont à tomber.

Cenote Azul

Nous prenons la route en direction du nord. A environ 15 minutes d’Akumal, près de Puerto Aventuras, se trouve le cénote Azul, plus familial et un peu moins touristique que le Gran Cenote. Le prix est peu élevé : 120 pesos pour un adulte et 80 pour un enfant.

Première étape avant toute chose (comme pour les autres cenotes) : la douche. Puis nous empruntons un chemin qui part dans la jungle, sans être trop sûr d’être sur le bon chemin. Nous tombons sur un premier petit plan d’eau turquoise sur la gauche et un second, bleu nuit, encore plus petit, s’enfonçant sous une paroi rocheuse.

cenote azul

Le sentier continue dans la jungle jusqu’au bassin principal dont il fait le tour, offrant plusieurs accès à l’eau cristalline. Grand, dans un cadre fantastique, je le trouve plus agréable que le Gran Cenote. Sitôt dans l’eau, le gnome part admirer les nombreux poissons, se reposant en prenant pied sur les nombreux rochers. Je profite quant à moi d’une fish pédicure 100% nature et gratuite depuis la passerelle : on trouve ici les même poissons que ceux des « fish spa » de la région !

cenote azul

Pour les plus téméraires, il est possible de sauter du haut d’une petite falaise. Mais ça ce n’est pas pour nous !

Après une bonne baignade et un moment passé à paresser au soleil, nous empruntons le sentier contournant le bassin et conduisant en haut de la falaise. Nous découvrons au passage deux plans d’eau supplémentaires. Le gnome tient absolument à aller nager dans chaque bassin avant que nous ne partions !

Notre aventure en terre Mayas touche déjà à sa fin. Les paysages splendides, le soleil et la douceur de vivre nous donne envie de nous y attarder, mais toute bonne chose a une fin…

👀 Activités
Excursions avec H&L Tours Tarifs sur demandehttps://www.h-ltours.com/
Ruines de Tulum80 MXN
Gran CenoteAdulte : 300 MXN
Enfant : 100 MXN
Cenote Azul Adulte : 120 MXN
Enfant : 80 MXN
Laguna YalkuAdulte : 300 MXN
Enfant : 200 MXN
Akumal Dive CenterTarif à discuterhttps://www.akumaldivecenter.com/
XcaretAdulte : dès 99 USD
Enfant : dès 50 USD
https://www.xcaret.com/en/

1 réflexion au sujet de “Mexique : la Riviera Maya en famille”

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