Amérique latine, Costa Rica, Destinations

Le pacifique sud : visite des parcs de Manuel Antonio et Marino Ballena

Jour 9 : une journée sur la route pour rejoindre Quepos

Nous partons de Monteverde ce matin pour rejoindre Quepos, où se situe le parc national de Manuel Antonio, le parc le plus visité du Costa Rica, connu pour être l’un des plus beaux parcs au monde car il abrite une importante biodiversité, des paysages variés et des plages sublimes. (Spoiler: ce ne sera pas le parc que j’ai préféré au Costa Rica, mais cela reste clairement un incontournable.) Selon Google maps, un peu plus de 3h de route nous séparaient de Quepos et nous devions donc arriver en tout début d’après-midi, l’idée étant de profiter ensuite de la plage. Mais ça, c’était sans compter sur l’énorme bouchon de El Roble à Ceiba qui nous a fait perdre plus d’une heure, puis les pluies torrentielles qui se sont abattues sur nous, nous forçant à rouler au pas. Au final, nous n’arrivons qu’en fin d’après-midi, et il pleut toujours des cordes… 

Notre hôtel, le Parador Resort & Spa, ne se situe pas dans Quepos même mais sur un promontoire sur la route entre le village et le parc de Manuel Antonio. Et cette route là s’avère compliquée, entre le manque de visibilité dû à la pluie, la route glissante et les pentes improbables sur lesquelles peinent notre voiture qui manque toujours autant de puissance… Nous avons même droit à un grosse frayeur à l’arrivée : l’hôtel se situe en haut d’une dernière pente extrêmement raide, et une barrière en ferme l’accès, invisible depuis le bas. Un bref « replat » (un peu moins pentu…) permet tout juste à une voiture de s’arrêter devant la barrière. Sauf qu’une voiture y est déjà arrêtée lorsque nous arrivons. Je suis donc obligée de m’arrêter derrière et… impossible de redémarrer ensuite. La voiture repart un peu plus en arrière à chaque tentative. Et vu la route, autant dire que l’idée de la redescendre en marche arrière a plutôt tendance à me faire paniquer. Heureusement le type au portique finit (enfin) par comprendre qu’il y a un problème et par sortir de sa guérite pour aller chercher un cale afin que l’on puisse redémarrer. Ouf…

Bien évidemment, il pleut toujours et encore, à tel point que les crabes sont de sortie et se baladent dans les couloirs de l’hôtel jusque devant notre chambre ! Adieu la plage… Voilà une belle journée de perdue.

Jour 10 : le parc de Manuel Antonio

Vu notre arrivée désastreuse à l’hôtel la veille, hors de question que je prenne la voiture et que je refasse cette dernière portion de route aujourd’hui. Une navette appartenant à l’hôtel fait le trajet jusqu’à l’entrée du parc national mais elle ne part qu’à 8h15 et nous voulions y aller plus tôt, espérant éviter de se retrouver dans la foule des visiteurs. Il ne reste donc plus qu’à prendre le taxi ! Il nous dépose ainsi à l’entrée du parc, où patiente une file de touristes déjà bien longue alors qu’il n’est que 7h30…

Attention : Vu l’affluence, pour visiter le parc de Manuel Antonio il est impératif de réserver les entrées à l’avance sur le site du SINAC. Pour cela, il faut créer un compte, puis choisir le parc souhaité, la date, et un créneau horaire pour y entrer.

Enfin entrés, nous constatons qu’il y a un nombre impressionnant de groupes de touristes avec des guides qui s’entassent sur la première portion du chemin principal. L’enfer… Autant dire que je me réjouis de ne pas avoir pris de visite guidée. Vite vite, nous nous empressons de les dépasser et de partir plus loin dans le parc, qui heureusement est bien assez grand pour qu’ensuite nous n’ayons plus l’impression de nous marcher les uns sur les autres. Avant d’atteindre la plage au bout du chemin principal, nous avons l’occasion de voir un groupe de singes, une biche, un agouti et de nombreux crabes dans la mangrove.

La magnifique Playa Manuel Antonio est encore peu peuplée à cette heure matinale, et nous en profitons ! La Playa Espadilla Sur, juste de l’autre côté, est quant à elle totalement déserte. Semblant moins propice à la baignade, elle a été boudée, mais elle ne manque pourtant pas de charme.

plage manuel antonio
Playa Manuel Antonio
plage manuel antonio
Playa Espadilla Sur

Au bout de la plage démarre le sentier Punta Catedral faisant une boucle dans la forêt et permettant d’accéder à plusieurs points de vue. Attrait non négligeable, il ne semble pas y avoir grand monde par ici. Nous nous y engageons donc, et tombons quelques mètres plus loin sur un groupe de singes au beau milieu du chemin ! Peu farouches, visiblement habitués à la présence des (trop) nombreux touristes, ils restent à proximité pendant un moment et n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres à peine de nous. 

white faced monkey

Le temps que nous revenions à la plage, il commence à y avoir plus de monde. Une petite baignade pour se rafraîchir parce que oui, il fait chaud, et nous décidons de nous rendre au petit restaurant du parc, à deux pas de la plage, histoire de grignoter quelque chose avant que là aussi ce soit l’invasion, et surtout de boire, car à ce stade nous n’avons déjà plus d’eau… 

Heureusement que le gnome n’est pas difficile et qu’il mange sans broncher son sandwich. Pour ma part, j’estime que ce restaurant est déplorable… Les sandwichs ne contiennent pas grand chose d’autre que du pain, et bien évidement ils ne sont pas peu chers. Les autres casse-croûtes proposés ne semblaient pas mieux. Quant aux WC / douches, situés dans un bâtiment juste à côté, ils sont dans un état lamentable. Je n’en ai jamais vu d’aussi mal entretenus ailleurs au Costa Rica. Pour un parc accueillant autant de visiteurs et vu le prix des entrées, c’est honteux… 

Après cette pause décevante, nous poursuivons notre exploration du parc sur les autres sentiers, nettement moins fréquentés que le chemin principal et la plage, heureusement. Nous y voyons une multitude d’animaux. Ce parc national est véritablement magnifique et on comprend sans peine pourquoi il a autant de succès. On y passe facilement la journée entière en alternant ballade et  baignade vu la chaleur ambiante, et le gnome prend autant de plaisir à jouer dans le sable à l’ombre des arbres ou dans les vagues qu’à partir à la recherche des animaux sur les sentiers.

biche
iguane
crabe halloween

Ce n’est qu’à 16h que nous sortons du parc, juste à temps pour prendre la navette nous ramenant à l’hôtel et pouvoir aller profiter un peu de la piscine !

Jour 11 : le parc national de Marino Ballena

Aujourd’hui nous partons pour Uvita où se trouve le parc national de Marino Ballena. Comme nous n’y dormirons qu’une nuit avant de revenir à Quepos demain soir, nous laissons la plupart de nos bagages au Parador et n’emportons qu’un sac avec un minimum d’affaires pour la nuit. Cela nous évite d’avoir à faire un crochet au Cusinga Lodge où nous séjournerons : un petit sac qui reste discret dans la voiture et ne contient rien de bien important, ça ne posera pas de problème dans le parking près de Marino Ballena. Par contre pas question d’y laisser les valises, même si le parking est censé être surveillé, car ce n’est pas une région où la sécurité règne… 

Le parc de Marino Ballena est principalement un parc marin et doit son nom non seulement à la présence de baleines à bosse qui passent dans ses eaux de juillet à novembre puis dans l’autre sens de décembre à avril, mais également au banc de sable en forme de queue de baleine qui émerge à marée basse. On peut se rendre à pied jusqu’au bout de la queue depuis l’entrée de parc en une vingtaine de minutes, mais pour cela il est important de vérifier les horaires des marées avant de venir. Aujourd’hui, la marrée basse étant à midi, nous avons prévu d’arriver en fin de matinée et avons emmener de quoi grignoter ainsi qu’une grande quantité d’eau.

Nous rejoignons la queue de la baleine en marchant sur une immense et magnifique plage bordée par la forêt, puis sur la large bande de sable révélée par la marée. Le bout de la queue par contre est formé de rochers inégaux. Nous ne nous y aventurons donc pas, et nous profitons d’une agréable baignade dans l’eau peu profonde et calme à cet endroit en raison de la protection offerte par le récif. J’avais lu qu’il s’agissait en outre d’un bon spot de snorkeling, mais la visibilité est tellement mauvaise qu’on ne voit rien à plus de 20 cm…

plage marino ballena

Pas question par contre de rester allongés à bronzer sur le banc de sable trop longtemps, au risque de finir écrevisse. Comme les quelques autres visiteurs présents, nous retournons sur la plage pour aller chercher l’ombre des arbres, avec l’impression d’être des naufragés, échoués sur une île du bout du monde et remontant la plage pour chercher abri à l’orée de la forêt. De loin, l’orée semble déserte, mais en approchant, on découvre tous les Robinsons qui y ont déjà trouvé refuge. Heureusement la plage est largement assez longue pour tous, d’autant qu’on est bien loin des foules de Manuel Antonio. Le parc national de Marino Ballena est en effet peu visité, alors qu’il vaut clairement le détour. 

plage marino ballena

Des aras rouges passent au dessus de nos têtes, tandis que sur la plage nous côtoyons des iguanes et des centaines de crabes. Ici par contre, la baignade est plus ardue en raison des énormes rouleaux et ne conviendra pas aux enfants. Le gnome fait tout de même une tentative mais abandonne bien vite, préférant retourner jouer dans le sable.

Nous quittons ce petit coin de paradis en début d’après-midi et reprenons la voiture pour nous rendre jusqu’à notre hôtel à une dizaine de minutes de là, le Cusinga Lodge. Et… wahou ! Le cadre est exceptionnel, la terrasse sur laquelle nous sommes accueillis offre une vue splendide sur l’océan et sur la queue de la baleine (quand la marrée est basse, évidemment).

mer marino ballena

En contrebas, nous découvrons notre bungalow, confortable et entouré de verdure. Mais nous n’y restons que le temps de poser nos bagages avant d’aller explorer d’avantage les lieux en testant tout d’abord la piscine naturelle, au milieu de la rivière, agréablement fraîche, avant de rejoindre la piscine « normale » et le jacuzzi, bien agréables aussi. Cerise sur le gâteau, des singes viennent nous faire un coucou avant de passer leur chemin.

piscine naturelle
singe hurleur

Le gnome se fait également une copine avec qui il joue dans la piscine; enfin un autre enfant avec qui s’amuser et qui parle un peu français ! Nous réalisons par la suite que ce sont nos voisins de chambres et les enfants en profitent pour jouer encore ensemble à la tombée de la nuit devant le bungalow avant que nous n’allions manger au restaurant de l’hôtel. 

Notre repas est copieux et délicieux et le service au top. Quant aux desserts, c’est un véritable délice ! Le restaurant est accessible aux personnes ne résidant pas à l’hôtel, mais vu l’insécurité de la région, mieux vaut dans ce cas y venir à midi. Et puis en journée c’est quand même mieux pour profiter de la vue.

Jour 12 : Sortie en mer et plage de rêve

Les singes hurleurs nous réveillent tôt ce matin, et pourtant nous finissons par être en retard. En effet, si le petit déjeuner est délicieux, le service manque de rapidité et nous aurions dû prévoir du temps… Ce que nous n’avons pas fait. 

C’est donc en retard que nous arrivons à Uvita à l’agence de Bahia Aventuras où nous avons rendez-vous pour une sortie bateau. 

Nous sommes accueilli avec un petit déjeuner, le temps que notre guide nous donne quelques informations, nous remette nos gilets de sauvetage, et nous repartons en voiture en le suivant jusqu’à l’entrée du parc de Marino Ballena. Le bateau nous attend à la plage et c’est donc les pieds dans l’eau que nous y accédons. C’est parti pour 3 heures à naviguer sur l’océan. 

Nous admirons les beaux paysages côtiers et découvrons la Ventana, formation rocheuse formant une fenêtre (ventana en espagnol), ainsi que le Rocher de la Baleine où nichent de nombreux oiseaux. Par contre, ni dauphin, ni baleine, ni tortue en vue… Et ce n’est pas faute de les avoir cherché. Notre guide nous dit que c’est la première fois depuis un mois qu’ils ne voient rien lors d’une sortie, mais comme il le rappelle, la nature est imprévisible. Nous n’aurons juste pas eu de chance. Avant de revenir à notre point de départ, nous faisons un arrêt près de la queue de la baleine pour s’y baigner, mais comme la veille, la visibilité est bien trop mauvaise pour faire du snorkeling.

rocher ventana
rocher de la baleine

Après notre excursion matinale, nous retournons à La Cusinga Lodge pour le repas de midi : c’est toujours aussi bon. Mais surtout, l’objectif était d’aller découvrir la crique en contrebas de l’hôtel, chose que nous n’avions pas eu le temps de faire la veille. Nous empruntons donc le sentier qui descend dans la forêt depuis le parking jusqu’à la playa Arco. Encore une magnifique découverte : il n’y a pas âme qui vive et la large plage est idyllique, bordée par les arbres.

Playa Arco

La réceptionniste de l’hôtel nous a par contre prévenu que des gens se cachent parfois dans la forêt et viennent voler les affaires sur la plage pendant que les gens se baignent. Il ne faut donc rien laisser sans surveillance. (Il en allait de même dans le parc national de Marino Ballena.) De plus, l’endroit n’est pas sûr passé 16-17h et il faut être rentré dans l’enceinte sécurisée de l’hôtel. Nous remontons donc sagement en fin d’après-midi, mais nous ne restons pas. Nous passons la nuit à Quepos ce soir afin d’avoir un peu moins de route demain.

Jour 13 : plage à Quepos et beaucoup de route 

Avant de quitter la côte pour rejoindre le centre du Costa Rica, une dernière baignade s’impose. Et près du Parador, il y a une plage que nous n’avons pas encore explorée : la playa Biesanz. Accessible en une vingtaine de minutes par un sentier dans la forêt, il s’agit d’une plage publique en contrebas de l’hôtel. Arrivés en bas, nous découvrons une jolie petite plage qui a malheureusement été envahie de transats (payants, et vides) gâchant son charme… Mais bon, cela ne nous empêche pas d’y passer le reste de la matinée. 

Playa Biesanz

L’heure du déjeuner approche et nous repartons donc par la forêt, avec moins d’entrain qu’à la descente vu la pente. Toutefois, un groupe de singes vient égayer notre montée ! 

Nous ne pouvions pas quitter la région de Manuel Antonio sans prendre un repas au restaurant bien connu El Avion : un avion au milieu d’un restaurant, transformé en bar, ça vaut le détour. D’autant plus que la terrasse offre une superbe vue sur l’océan, et qu’on y mange bien. Le gnome se précipite à l’intérieur de l’avion et scrute avec attention les centaines de stickers collés sur les parois. Il s’extasie également sur les montants de la barrière de la terrasse, chacun étant différent et ayant été sculpté à la main, tout comme les impressionnantes sculptures à l’entrée. L’atelier de l’artiste est situé dans un coin du resto et il est possible d’acheter ses œuvres, mais vu leur taille… Pas très pratique à ramener dans la valise !

Avion restaurant El Avion

Nos aventures sur la côte pacifique s’arrêtent là et il est temps de prendre la route jusqu’au volcan Poas, près de San José. 

👀 Activités
Parc national Manuel AntonioAdulte : 16 USD
Enfant : 5 USD
https://www.sinac.go.cr/EN-US/ac/acopac/pnma/pages/default.aspx
Parc national Marino BallenaAdulte : 6 USD
Enfants gratuit jusqu’à 11 ans
https://www.sinac.go.cr/EN-US/ac/acosa/pnmb/Pages/default.aspx
Tour en bateau avec Bahia AventurasAdulte : 85 USD
Enfant : 48 USD
http://www.bahiaaventuras.com/

Article précédent :

3 réflexions au sujet de “Le pacifique sud : visite des parcs de Manuel Antonio et Marino Ballena”

  1. hola gracias por este blog. Cual fue el parque que más te gusto (aquí dices que Manuel Arenal no fue tu preferido, pero cuál fue entonces 🙂 ?

    J’aime

Laisser un commentaire