Village de Gordes perché sur une colline du Luberon
France

Que faire en Provence en 5 jours : notre itinéraire en famille

La Provence, avec ses villages baignés de soleil, ses champs de lavande et ses paysages colorés, est une région que j’aime beaucoup. Je n’y étais pas retournée depuis plusieurs années et c’est la première fois que j’y emmenais le gnome.

Pendant 5 jours, nous avons posé nos valises à Avignon pour rayonner autour de la ville et découvrir plusieurs incontournables de Provence, des Baux-de-Provence à Marseille, en passant par Gordes, L’Isle-sur-la-Sorgue et le Pont du Gard.

Je vous partage ici notre visite de la Provence en 5 jours, avec les lieux que nous avons découverts et quelques idées pour vous aider à préparer votre propre séjour.

Que faire en Provence en 5 jours : les incontournables

Maison aux Baux-de-Provence
  • Les villages du Luberon :
    Gordes, Fontaine-de-Vaucluse et L’Isle-sur-la-Sorgue

  • Les Baux-de-Provence et les paysages des Alpilles

  • Marseille et les calanques

  • Avignon et le célèbre Palais des Papes

  • Le Pont du Gard, vestige de l’époque romaine

Notre visite de la Provence en 5 jours

La route a été longue et nous sommes arrivés un peu plus tard que prévu en Provence. C’est déjà le début de l’après-midi lorsque nous approchons de notre première étape, Les Baux-de-Provence. Avec ses maisons en pierre perchées sur son éperon rocheux au cœur des Alpilles, le village est l’un des plus beaux endroits de la région… et probablement mon préféré de ce séjour.

Avant même d’arriver au village, nous faisons un premier arrêt sur la route pour profiter d’un joli point de vue sur les Baux-de-Provence. Le village apparaît alors accroché à la colline, dominé par les ruines de son château.

Vue panoramique sur les Baux-de-Provence et les paysages des Alpilles

En revanche, nous ne sommes visiblement pas les seuls à avoir eu l’idée de venir ici ! Il y a beaucoup de monde et trouver une place de parking n’est pas simple.

Découverte du village des Baux-de-Provence

Une fois garés, nous partons à la découverte du village. Les Baux-de-Provence sont assez petits et se visitent facilement en une demi-journée. Les ruelles pavées, les maisons en pierre et les petites places donnent tellement de charme au village. Sans parler des très belles ouvertures sur le paysage des Alpilles.

Nous commençons par le Musée des Santons, installé dans l’ancien corps de garde de la Porte d’Eyguières. Une petite visite intéressante pour découvrir cette tradition typiquement provençale. Les santons sont ces petites figurines en argile qui représentent les personnages de la crèche et, plus largement, tout un petit monde provençal. Le mot vient d’ailleurs du provençal santoun, qui signifie « petit saint ».

Santons provençaux exposés au Musée des Santons des Baux-de-Provence

Nous poursuivons ensuite notre balade dans les ruelles du village. On passe notamment par la Porte d’Eyguières, aussi appelée « porte de l’eau ». Jusqu’en 1866, elle constituait le seul accès au village. Son nom rappelle aussi l’importance de l’eau pour les habitants des Baux, qui empruntaient autrefois le chemin descendant vers le vallon pour aller s’approvisionner.

Aujourd’hui, les anciennes ruelles sont surtout bordées de petites boutiques où l’on retrouve tout ce qui évoque la Provence : lavande, linge de maison aux motifs provençaux, poteries colorées, produits du terroir et autres gourmandises. C’est très touristique, évidemment, mais cela participe aussi à l’ambiance du village.

Porte d’Eyguières dans le village des Baux-de-Provence

Au bout du village, nous arrivons sur la place Saint-Vincent, où se trouvent l’église Saint-Vincent et la jolie chapelle des Pénitents Blancs. Construite au XVIIe siècle, cette petite chapelle domine la vallée. Et depuis la terrasse qui borde l’église et la chapelle, les paysages des Alpilles s’étendent devant nous.

Nous continuons ensuite vers le bout de l’éperon rocheux, en dépassant l’entrée du château. Un petit chemin permet d’en faire le tour, entre prairie et rocaille. Il fait chaud, il n’y a aucune ombre ici et le soleil cogne. Mais cela en vaut la peine d’aller car la vue sur les Alpilles est tout simplement magnifique.

Panorama sur les Alpilles depuis les hauteurs des Baux-de-Provence

Le château des Baux-de-Provence

Après avoir profité du panorama, nous revenons vers le château des Baux-de-Provence pour visiter la forteresse. Aujourd’hui, il n’en reste que des ruines, mais le site permet facilement d’imaginer l’importance qu’a pu avoir cette forteresse médiévale. Les premières mentions d’un château aux Baux remontent au Xe siècle et le site a ensuite été progressivement fortifié au Moyen Âge.

La visite permet de découvrir les vestiges du donjon, des tours Sarrasine et Paravelle, de la chapelle, des habitations troglodytiques ou encore des anciennes salles du château. La forteresse était construite directement sur le rocher, ce qui explique cette impression assez spectaculaire lorsque l’on se promène parmi les ruines.

Ruines du château des Baux-de-Provence sur l’éperon rocheux

Nous consacrons environ une heure à la visite. J’ai vraiment aimé découvrir l’histoire des Baux à travers ces vestiges, même si, là encore, le soleil ne nous a pas vraiment épargnés ! Il y a peu d’ombre sur le site, alors mieux vaut prévoir de l’eau et de quoi se protéger du soleil si vous visitez les Baux en plein été.

Après cette visite, nous redescendons tranquillement dans le village et profitons encore un peu de ses ruelles avant de nous installer à la terrasse d’un café pour prendre l’apéro. Une bonne façon de terminer cette première découverte des Baux-de-Provence en profitant une dernière fois de la vue.

En fin d’après-midi, nous reprenons la route pour rejoindre Avignon, où nous logeons pour les prochains jours. J’y ai trouvé un appartement grâce à HomeExchange, un échange de maison. Nous y serons bien !

Pour cette deuxième journée, nous partons à la découverte de plusieurs villages du Luberon. Premier arrêt de la journée : L’Isle-sur-la-Sorgue, à environ 35 minutes de route d’Avignon. Nous y allons le matin pour profiter de son marché provençal, réputé comme l’un des plus importants et des plus beaux de la région.

Le marché de L’Isle-sur-la-Sorgue

Nous arrivons assez tôt, mais la ville est déjà très animée. Il y a beaucoup, beaucoup de monde dans le centre et, malgré les nombreux parkings, je dois tout de même chercher un moment avant de trouver une place. Mon conseil : si vous venez à L’Isle-sur-la-Sorgue pour le marché, arrivez tôt !

Le marché a lieu tous les jeudi et dimanche et s’étend dans une grande partie du centre-ville, notamment autour des places et le long des quais de la Sorgue. On y trouve aussi bien des produits locaux que des vêtements, de la décoration, des objets artisanaux ou encore des produits alimentaires. On achète de la tapenade pour l’apéro, le gnome réclame un pot de miel et craque sur une petite peluche rembourrée de lavande pour parfumer la chambre de sa cousine.

Marché provençal de L’Isle-sur-la-Sorgue au bord de la rivière
Marché à L’Isle-sur-la-Sorgue
Étals du marché provençal de L’Isle-sur-la-Sorgue

Le marché est sympa, mais je dois dire que je m’attendais à quelque chose d’un peu plus exceptionnel. En revanche, j’ai beaucoup aimé le cadre. Une partie des étals s’installe au bord de la rivière et les différents bras de la Sorgue traversent le centre-ville, donnant à L’Isle-sur-la-Sorgue une atmosphère vraiment agréable.

Nous flânons donc tranquillement dans les rues et le long de la rivière avant de nous arrêter pour déjeuner au restaurant L’Isle de Beauté. Une très bonne adresse : nous avons très bien mangé, pour un prix vraiment raisonnable, et la jolie terrasse est parfaite pour profiter du soleil.

Fontaine-de-Vaucluse et la source de la Sorgue

Après le déjeuner, nous reprenons la voiture pour rejoindre Fontaine-de-Vaucluse, à une quinzaine de minutes de route. Le village est installé au fond d’une vallée et traversé par la Sorgue, dont il abrite la source. La rivière prend naissance au pied d’une impressionnante falaise de plus de 200 mètres de haut, dans un site naturel assez spectaculaire.

Le lieu est surtout connu pour son gouffre, qui donne naissance à la Sorgue. Il s’agit en réalité d’une immense source souterraine : le siphon atteint une profondeur connue de 308 mètres, ce qui en fait un site particulièrement remarquable pour les amateurs de géologie et de spéléologie.

Malheureusement, il n’est plus possible actuellement d’aller jusqu’au gouffre : le chemin est fermé par un portail environ 50 mètres avant en raison de risques de chutes de pierres liés à l’instabilité de la falaise. La promenade le long de la rivière reste toutefois accessible agréable et le gnome a adoré crapahuter sur les rochers au bord de l’eau.

Place du village à Fontaine-de-Vaucluse
Source de la Sorgue à Fontaine-de-Vaucluse au pied de la falaise

Après la balade, nous allons voir l’autre principal lieu d’intérêt du village : le Moulin à papier de Fontaine-de-Vaucluse. L’accès au moulin-boutique est gratuit et permet de découvrir les différentes étapes de fabrication du papier, selon une technique traditionnelle qui a longtemps fait vivre Fontaine-de-Vaucluse.

Nous avons trouvé la visite assez intéressante, notamment parce qu’on peut réellement voir comment le papier est fabriqué. Dans la boutique, on trouve également du papier artisanal, mais aussi des carnets fabriqués sur place et différents textes, notamment des poèmes, imprimés sur ce papier.

Moulin à papier traditionnel de Fontaine-de-Vaucluse

Le sentier des Ocres à Roussillon

Nous reprenons ensuite la route en direction de Roussillon pour découvrir le fameux Sentier des Ocres. Le village est à environ une vingtaine de minutes de Fontaine-de-Vaucluse.

Le sentier se trouve dans d’anciennes carrières d’ocre, où l’érosion a façonné au fil du temps des paysages aux couleurs étonnantes. Ici, la terre passe du jaune à l’orange puis au rouge. Ces ocres sont issues de formations géologiques anciennes et le massif s’étend sur environ 25 kilomètres dans le Luberon. L’ocre a également été exploitée pendant plus d’un siècle dans la région avant que les anciennes carrières ne soient transformées en sites de découverte.

L’accès au sentier est payant, 3,50 € par personne. Il existe deux parcours, et nous choisissons la grande boucle.

Sentier des Ocres de Roussillon dans le Luberon
Falaises d’ocre rouge et orange sur le Sentier des Ocres de Roussillon

Le sentier n’est pas très grand et nous en faisons finalement le tour en environ 45 minutes, en prenant notre temps et nous arrêtant pour prendre des photos. Les paysages sont jolis, avec ces falaises et ces reliefs aux couleurs surprenantes, et plusieurs points de vue permettent d’admirer les anciennes carrières.

Mais mon ressenti est assez mitigé. Je m’attendais à quelque chose de plus impressionnant et, personnellement, je trouve que le sentier ne justifie pas vraiment son tarif. Cela reste une jolie découverte, mais ce n’est pas forcément un incontournable à mon sens.

Juste avant d’entrer sur le sentier, on profite également d’un joli point de vue sur Roussillon. Avec ses maisons aux façades colorées par les ocres, le village est particulièrement photogénique.

Vue sur le village de Roussillon aux façades couleur ocre

Une dernière étape à Gordes

Pour terminer cette journée bien remplie, nous faisons un dernier arrêt à Gordes, situé à une quinzaine de minutes de Roussillon. Le village est perché sur une colline et fait partie des villages les plus connus du Luberon.

Nous nous promenons simplement dans ses jolies ruelles pavées, bordées de maisons en pierre, et profitons de l’ambiance du village en fin de journée.

Village de Gordes perché sur une colline du Luberon

Gordes est vraiment très joli et son emplacement perché lui donne beaucoup de caractère. Je suis heureuse d’y être passée pour finir en beauté cette journée Nous terminons en profitant d’un beau point de vue sur le village, avant de reprendre la route pour rejoindre Avignon.

Une deuxième journée bien remplie, avec finalement quatre ambiances assez différentes : le marché animé de L’Isle-sur-la-Sorgue, la fraîcheur de la Sorgue à Fontaine-de-Vaucluse, les couleurs des ocres de Roussillon et les ruelles de Gordes.

Pour cette troisième journée, je laisse la voiture à Avignon : c’est le TGV que nous prenons pour rejoindre Marseille. Le trajet ne dure qu’une demi heure et c’est clairement beaucoup plus pratique que d’y aller en voiture.

Le Vieux-Port et le marché aux poissons

Nous commençons la journée par le Vieux-Port, le cœur historique de Marseille. Nous faisons un premier tour sur les quais et passons par le marché aux poissons. Tous les matins, les pêcheurs y vendent directement leurs poissons fraîchement pêchés. Sur les étals, les poissons sont magnifiques et donnent presque envie d’habiter par ici juste pour pouvoir en profiter régulièrement !

Vieux-Port de Marseille
Marché aux poissons du Vieux-Port de Marseille
Poissons au marché sur le Vieux-Port de Marseille

Une croisière dans les calanques de Marseille

Nous embarquons ensuite pour une croisière avec Croisière Marseille Calanques, pour découvrir depuis la mer une partie du littoral marseillais et les fameuses calanques. La réservation en ligne est possible 48 heures à l’avance et je vous la conseille vraiment si vous voulez choisir votre jour et votre horaire. Sans réservation, il faut acheter son billet directement sur le port et la file d’attente peut être très, très, très longue.

Sur la réservation, il était indiqué d’arriver 15 minutes avant le départ. Nous arrivons finalement 25 minutes à l’avance… et découvrons déjà une loooongue file d’attente ! Vu le nombre de personnes devant nous, je me demande franchement si tout le monde va réussir à monter sur le bateau. Le contrôle des billets et l’embarquement ne sont pas franchement bien organisés, mais ça y est on monte à bord.

Nous nous retrouvons donc avec des places assez moyennes à l’intérieur. Mais dès que le bateau quitte le port, on décide de sortir à l’avant, quitte à rester debout. La vue est quand même beaucoup plus belle depuis l’extérieur !

Nous quittons le Vieux-Port en passant entre le fort Saint-Jean et la citadelle, puis nous longeons progressivement la côte marseillaise. Les commentaires donnés pendant la croisière par l’un des membres de l’équipage sont intéressants et vivants, ce qui permet de mieux comprendre les paysages que nous découvrons.

Château d'If au large de Marseille

Nous passons notamment à proximité du château d’If, célèbre pour avoir servi de décor au Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas, puis continuons vers les Goudes.

À l’approche du cap Croisette et de l’île Maïre, les paysages deviennent encore plus beaux. L’eau prend une magnifique couleur turquoise et nous apercevons la petite plage de la baie des Singes, qui donne vraiment une impression de bout du monde. J’aurais presque envie de sauter du bateau pour aller y faire un petit plongeon !

Nous entrons alors dans le secteur du Parc national des Calanques, créé en 2012. Il s’agit d’un territoire exceptionnel où se rencontrent mer et montagne, avec des falaises calcaires plongeant dans la Méditerranée, une biodiversité remarquable et un littoral qui s’étend sur Marseille, Cassis et La Ciotat. Le parc possède la particularité d’être à la fois terrestre et marin.

Et les paysages sont effectivement splendides. Les falaises claires, parfois presque blanches, contrastent avec la végétation verte accrochée aux reliefs et le bleu de la Méditerranée. Même le gnome, qui n’était pas particulièrement emballé à l’idée de cette croisière, est finalement « surpris en bien » : c’est plus beau que ce à quoi il s’attendait !

Calanque de Marseille dans le Parc national des Calanques
Falaises calcaires et eaux turquoise des calanques de Marseille

Nous longeons plusieurs calanques, dont Sormiou, Morgiou et Sugiton.

Sormiou est l’une des calanques les plus connues de Marseille. Elle abrite une petite plage, un port et de nombreux cabanons, témoins d’une longue tradition de pêche et de villégiature.

Un peu plus loin, Morgiou est plus encaissée et possède un petit port. Contrairement à Sormiou, la pêche professionnelle y a longtemps occupé une place importante et le hameau est encore habité à l’année par quelques habitants.

Enfin, nous découvrons Sugiton, reconnaissable à son petit îlot du Torpilleur. Depuis les hauteurs, le site offre de magnifiques panoramas sur les falaises et la Méditerranée. C’est aussi l’une des calanques les plus fréquentées du parc en été, et on comprend aisément pourquoi.

Nous faisons ensuite demi-tour pour rejoindre Marseille. La croisière était annoncée pour environ 2 heures sur le site web, mais notre sortie aura finalement duré 2h45. Nous avons bien profité des paysages ! Cette croisière est vraiment à faire absolument lors d’une visite de Marseille.

Vue sur Marseille depuis la mer

Une bouillabaisse sur le Vieux-Port

De retour à Marseille, il est plus que temps de penser au déjeuner. On s’installe au restaurant Le Bout du Quai pour goûter une spécialité incontournable de la ville : la bouillabaisse.

Et c’est un vrai délice ! Elle est également très copieuse, avec un prix qui reste correct alors que la bouillabaisse peut rapidement être assez chère à Marseille.

Petit conseil si vous visitez Marseille : ne tardez pas trop pour déjeuner. La plupart des restaurants autour du Vieux-Port ne servent plus après 14h. Nous avons eu de la chance d’arriver juste à temps !

Le Mucem et le fort Saint-Jean

Après le déjeuner, nous poursuivons notre balade en direction du Mucem, le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Les espaces extérieurs du musée et du fort Saint-Jean sont accessibles gratuitement.

Le fort Saint-Jean a une histoire particulièrement riche. Le fort tel qu’on le connaît aujourd’hui a été construit au XVIIe siècle, lorsque Louis XIV décide de renforcer les défenses de Marseille. Il conservera ensuite une vocation militaire pendant plus de trois siècles.

Aujourd’hui, le fort a été entièrement restauré et ses cours, jardins et remparts constituent une agréable promenade. Depuis les hauteurs, on profite de très belles vues sur le Vieux-Port, Marseille et la Méditerranée.

Mucem et fort Saint-Jean à Marseille vus depuis le bord de mer
Le fort Saint-Jean à Marseille

Nous passons également par les espaces extérieurs du bâtiment moderne du Mucem. J’ai particulièrement aimé la terrasse sur le toit, avec son panorama sur la mer et le fort Saint-Jean.

Entre les remparts du fort et le Mucem, plusieurs jeunes profitent même de l’eau pour se baigner.

La cathédrale de la Major

Nous continuons ensuite notre chemin vers la cathédrale de la Major. Impossible de la manquer avec son surprenante façade aux rayures blanches et vertes !

Construite au XIXe siècle, la cathédrale Sainte-Marie-Majeure est un édifice impressionnant, inspiré à la fois par les styles romans et orientaux. Les architectes ont utilisé de nombreux matériaux différents, notamment du marbre, de la pierre et de l’onyx, ce qui lui donne cette apparence très particulière.

Cathédrale de la Major à Marseille avec sa façade rayée

Le quartier du Panier

Nous entrons ensuite dans le Panier, le quartier que j’ai préféré découvrir à Marseille. Les petites rues, les façades colorées, les boutiques et les terrasses lui donnent une atmosphère vraiment agréable.

Nous nous promenons tranquillement dans les ruelles et passons notamment par la Vieille Charité, un magnifique ensemble architectural construit à partir du XVIIe siècle pour accueillir les pauvres et les mendiants de Marseille. L’ensemble s’organise autour d’une grande cour bordée de galeries et d’une jolie chapelle baroque en son centre. Aujourd’hui, la Vieille Charité est devenue un important lieu culturel du quartier.

Vieille Charité dans le quartier du Panier à Marseille
Rue colorée du quartier du Panier à Marseille

Nous poursuivons notre balade jusqu’à la place de Lenche, une jolie petite place du Panier où nous nous installons pour prendre l’apéro. C’est l’occasion de profiter encore un peu de l’ambiance du quartier avant de repartir.

Nous faisons finalement un dernier passage par le Vieux-Port, puis reprenons le chemin de la gare Saint-Charles pour prendre notre TGV en direction d’Avignon.

Une journée bien remplie, mais qui nous aura permis d’avoir un bon aperçu de Marseille, entre son Vieux-Port, ses quartiers historiques et surtout les paysages magnifiques des calanques.

Après avoir exploré les environs d’Avignon les jours précédents, nous consacrons cette quatrième journée à la découverte de la cité des Papes. Pas besoin de prendre la voiture aujourd’hui non plus : tout se fait à pied.

Vue sur Avignon depuis la tour de Philippe-le-Bel

Le marché et les premières découvertes d’Avignon

Nous commençons ce matin par faire un tour au marché du centre-ville, qui s’étend de la place des Carmes jusqu’à la place Carnot. On y trouve notamment des produits locaux, des fruits et légumes, de la viande et quelques stands d’artisanat.

Marché d’Avignon dans le centre historique
Étals du marché d’Avignon dans les rues du centre-ville

Nous flânons un moment dans les rues avant de passer devant le cloître des Carmes, que j’aurais bien aimé découvrir, mais qui est malheureusement fermé lors de notre passage.

Après cette première balade, nous nous arrêtons pour déjeuner. Nous prenons simplement des salades dans un restaurant que je ne vous recommande pas particulièrement.

Le jardin des Doms et le Pont d’Avignon

J’avais ensuite prévu de prendre la navette fluviale pour rejoindre l’île de la Barthelasse. Sauf qu’en arrivant, mauvaise surprise : la navette est interrompue entre 12h20 et 14h. Cette information ne figurait ni sur le dépliant récupéré à l’Office de tourisme, ni dans les informations que j’avais trouvées sur Internet au moment de préparer notre journée. On abandonne donc l’idée et nous continuons notre visite à pied.

Nous montons alors jusqu’au jardin du Rocher des Doms, qui offre normalement un joli parc avec de beaux panoramas sur Avignon et le Rhône. Malheureusement, lors de notre passage, le jardin est en grande partie fermé en raison d’importants travaux de restauration. Nous pouvons seulement accéder à la partie située près du fleuve et profiter de la vue.

Le chantier de restauration du jardin a commencé en 2024 et se déroule en plusieurs phases. Une première partie du jardin a depuis rouvert, mais les travaux sur l’esplanade et les rampes d’accès doivent se poursuivre jusqu’en 2027.

Nous descendons ensuite vers le Pont d’Avignon, que nous découvrons depuis le quai. Oui, le fameux pont de la chanson pour enfants ! Mais aujourd’hui il ne reste aujourd’hui qu’une petite partie de cet immense pont !

Pont d’Avignon sur le Rhône depuis les quais

Le pont Saint-Bénézet, de son vrai nom, a été construit à partir du XIIe siècle pour franchir le Rhône et relier Avignon à l’autre rive. Il mesurait autrefois environ 920 mètres et comptait 22 arches. Endommagé à plusieurs reprises par les crues du Rhône, il n’a finalement plus été entretenu ni utilisé à partir du XVIIe siècle. Il n’en subsiste aujourd’hui que quatre arches.

J’ai décidé de ne pas le visiter et nous nous contentons donc de l’admirer depuis le quai. L’accès au pont est en effet payant et, au final, ce n’est pas forcément depuis le pont que l’on profite de la plus belle vue sur celui-ci.

Nous découvrirons d’ailleurs le lendemain, depuis Villeneuve-lès-Avignon, que l’on peut beaucoup mieux comprendre l’importance du pont et son tracé d’origine depuis l’autre rive, à l’endroit où arrivait le pont.

Le Palais des Papes

Nous poursuivons notre balade jusqu’au Palais des Papes, le monument incontournable lorsque l’on vient visiter Avignon.

Le palais témoigne de l’époque où la papauté s’installe à Avignon au XIVe siècle. À partir de 1309, neuf papes vont se succéder dans la cité, qui devient alors un important centre politique et religieux de la chrétienté.

Le palais actuel est principalement construit sous les pontificats de Benoît XII et de Clément VI, entre 1335 et 1352. En moins de vingt ans, ils font édifier cet immense ensemble gothique qui domine la ville avec ses impressionnantes murailles.

Palais des Papes d’Avignon depuis la place du Palais

La visite nous permet de découvrir les différentes salles, les appartements pontificaux, les chapelles et les espaces qui témoignent de la vie de la cour pontificale. Nous utilisons également l’Histopad, une tablette censée rendre la visite plus immersive. Personnellement, je ne l’ai pas trouvée particulièrement indispensable. À part le petit film qui retrace l’histoire du palais au début de la visite, je n’ai pas eu l’impression qu’elle apportait énormément à la découverte des lieux.

Nous passons tout de même environ 2h à visiter le Palais des Papes, ce qui permet de bien prendre le temps de parcourir l’immense bâtiment.

Intérieur du Palais des Papes à Avignon
Salle du Palais des Papes à Avignon

La cathédrale et les rues du centre historique

Juste à côté du palais se trouve la cathédrale Notre-Dame des Doms, que nous visitons également. Depuis l’extérieur, elle paraît assez imposante, avec sa statue dorée de la Vierge qui domine la ville. Mais, comme l’a dit le gnome : « Contrairement à dans Harry Potter, ici c’est plus petit à l’intérieur qu’à l’extérieur ! »

Nous redescendons ensuite tranquillement vers la place de l’Horloge, une jolie place animée bordée de nombreux petits restaurants et de terrasses, avant de continuer en flânant dans les petites rues du centre historique, notamment autour de la place du Change, de la rue des Marchands et de la rue des Fourbisseurs. J’aime beaucoup cette partie d’Avignon, avec ses ruelles pavées et ses petites boutiques installées dans les anciennes maisons.

Place devant le palais des Papes à Avignon et cathédrale Notre-Dame des Doms
Rue commerçante dans le centre d'Avignon

Une bonne adresse pour terminer la journée

Pour le dîner, nous nous éloignons un peu des rues les plus animées du centre pour aller au restaurant La Cour d’Honneur.

Le restaurant possède une jolie terrasse, dans un cadre beaucoup plus calme que les grandes places touristiques, et nous avons vraiment très, très bien mangé.

Le repas était délicieux, mais mention spéciale pour les desserts, qui étaient tout simplement un régal ! Une très bonne adresse pour terminer cette journée consacrée à Avignon.

restaurant La Cour d’Honneur à Avignon
Plat servi au restaurant La Cour d’Honneur à Avignon

Pour notre dernière journée en Provence, nous traversons le Rhône pour découvrir Villeneuve-lès-Avignon. Depuis le jardin des Doms, à Avignon, nous avions repéré le fort Saint-André qui domine la ville depuis l’autre rive et nous avions donc envie d’aller voir de plus près.

Pour visiter les principaux monuments de Villeneuve-lès-Avignon, un billet groupé à 20 € permet d’accéder aux cinq sites partenaires : le fort Saint-André, l’abbaye Saint-André, la Chartreuse, la tour Philippe-le-Bel et le musée Pierre-de-Luxembourg.

Le fort Saint-André

On commence par le fort Saint-André, construit au XIVe siècle pour affirmer le pouvoir du roi de France face à Avignon et surveiller le Rhône. La forteresse domine la vallée et offre effectivement de très beaux points de vue sur Avignon, le Palais des Papes et les paysages environnants.

La visite est intéressante et prend environ une heure.

Fort Saint-André à Villeneuve-lès-Avignon
Vue depuis les remparts du fort Saint-André à Villeneuve-lès-Avignon

L’abbaye Saint-André et ses jardins

On enchaîne avec l’abbaye Saint-André, dont l’histoire remonte au VIe siècle. À l’origine, le mont Andaon était occupé par des ermites, avant qu’une communauté bénédictine ne s’y installe. L’abbaye connaît ensuite son apogée aux XIIIe et XIVe siècles, avant de connaître plusieurs transformations puis d’être en grande partie démantelée après la Révolution.

La visite prend environ une heure, mais il est facilement possible d’y passer beaucoup plus de temps, notamment pour profiter des jardins, qui sont magnifiques !

Les jardins s’étendent sur deux hectares et mélangent jardin italien, végétation méditerranéenne, oliviers, bassins, pergolas et espaces plus sauvages. Ils offrent également de très belles vues sur le Palais des Papes et les Alpilles.

On découvre aussi les vestiges des anciennes églises et de l’ancien cimetière qui occupaient le site à ses débuts. Malgré tout, il est assez difficile d’imaginer à quoi pouvait ressembler l’abbaye à son apogée tant les bâtiments ont disparu au fil des siècles.

Nous profitons d’ailleurs des jardins pour faire une pause déjeuner au café de l’abbaye. Le cadre est superbe. On y trouve une petite restauration maison et c’est une très bonne surprise : nous prenons une tarte salée et une focaccia accompagnées de salade, le tout vraiment très bon.

Jardins de l’abbaye Saint-André à Villeneuve-lès-Avignon

La Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon

Prochaine étape, la Chartreuse du Val de Bénédiction. Fondée au XIVe siècle à l’initiative du pape Innocent VI, elle est devenue l’un des ensembles monastiques les plus importants de Villeneuve-lès-Avignon. Le pape avait fait don aux Chartreux de ses terres et de son ancien palais cardinalice et souhaitait y être enterré. La construction s’est ensuite poursuivie après sa mort, notamment avec l’édification du cloître Saint-Jean.

La Chartreuse est aujourd’hui un centre culturel consacré notamment à l’écriture, mais elle conserve de nombreux éléments de l’ancien monastère.

Chartreuse du Val de Bénédiction à Villeneuve-lès-Avignon

Pour découvrir les différents espaces de cet ancien monastère, on peut utiliser un audioguide directement sur son smartphone en scannant un QR code ou prendre un livret explicatif. Il existe également une petite enquête qui permet de rendre la découverte plus ludique pour les enfants. C’est plutôt sympa !

Et là encore, la visite dure environ une heure.

La tour Philippe-le-Bel

Dernière visite à Villeneuve-lès-Avignon : la tour Philippe-le-Bel. Il est possible de se garer juste en dessous de la tour, ce qui est pratique pour cette dernière étape.

Cette tour faisait partie d’une forteresse construite à la fin du XIIIe siècle par Philippe le Bel, à l’extrémité du pont d’Avignon. Elle permettait notamment de contrôler l’accès au pont depuis la rive française.

Il faut monter 123 marches pour atteindre le sommet, mais l’effort vaut largement le coup !

Au premier étage, une petite exposition revient sur l’histoire de la tour et sur celle du pont d’Avignon. On peut notamment y voir une reconstitution en 3D qui permet de comprendre à quoi ressemblait le pont à l’époque et comment il a été construit.

Puis nous montons jusqu’au sommet. La vue panoramique sur Villeneuve-lès-Avignon, le Rhône et surtout le Palais des Papes est vraiment chouette. C’est une visite que je vous conseille sans hésiter si vous passez par Avignon.

Tour Philippe-le-Bel à Villeneuve-lès-Avignon
Vue depuis la tour Philippe-le-Bel sur le Palais des Papes et le Rhône

Le Pont du Gard

Pour terminer notre séjour, nous reprenons la voiture direction le Pont du Gard. Il faut compter environ une demi heure de trajet depuis Avignon.

En arrivant, je suis assez surprise de découvrir autant de monde installé au bord de la rivière, juste sous le pont, avec serviettes et maillots de bain. On se croirait presque à la plage ! Je ne m’attendais pas du tout à trouver ce genre d’ambiance ici, mais l’endroit a l’air vraiment sympa pour passer une partie de la journée.

L’eau semble en plus plutôt bonne et ça me donne franchement envie de faire pareil. Mais nous n’avions pas prévu de nous baigner et il est déjà assez tard, alors ce sera pour une prochaine fois.

Nous descendons tout de même jusqu’à la rivière pour profiter des points de vue sur le Pont du Gard. On peut l’admirer depuis les deux rives, et bien évidemment le traverser, ce que nous faisons.

Pont du Gard vu depuis la rivière

Le Pont du Gard est vraiment impressionnant. Ses dimensions sont hors normes : près de 49 mètres de haut et trois niveaux d’arches superposées. Construit au Ier siècle par les Romains, il faisait partie de l’aqueduc qui acheminait l’eau sur environ 50 kilomètres, depuis la région d’Uzès jusqu’à Nîmes.

Vu depuis la rivière, il paraît gigantesque et on prend vraiment conscience de la prouesse réalisée par les Romains. Une belle façon de terminer ces cinq jours en Provence !

Que faire en Provence si vous avez plus de 5 jours ?

Si vous avez la chance de pouvoir prolonger votre séjour, la Provence ne manque évidemment pas de lieux à découvrir. Voici quelques idées que je n’ai pas pu intégrer à notre itinéraire de 5 jours faute de temps.

Aix-en-Provence

Aix-en-Provence mérite à elle seule une bonne journée, voire davantage. J’ai eu l’occasion de découvrir cette charmante ville lors d’un précédent voyage, en prenant le temps notamment de découvrir son centre historique, ses jolies places et ses fontaines, mais aussi de partir sur les traces de Paul Cézanne.

La montagne Sainte-Victoire, qui domine les paysages autour d’Aix, est également un incontournable pour les amateurs de randonnée et de nature. La région offre plusieurs sentiers permettant de profiter des paysages qui ont tant inspiré le peintre.

Arles

Arles est une autre jolie ville que j’ai déjà visité dans le passé. La ville possède un patrimoine antique exceptionnel, avec notamment ses célèbres arènes, son théâtre antique et les vestiges des Alyscamps. Son centre historique est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Et si vous avez encore du temps, Arles peut également servir de point de départ pour découvrir la Camargue, avec ses paysages de marais, ses chevaux blancs, ses taureaux et ses flamants roses.

Arènes romaines d’Arles en Provence

Saint-Rémy-de-Provence

À proximité des Baux-de-Provence, Saint-Rémy-de-Provence est une autre jolie étape à ajouter à un itinéraire dans les Alpilles. Le village possède de petites rues, des places ombragées et de nombreuses terrasses où il fait bon flâner.

Les amateurs de Van Gogh pourront également visiter le site de Saint-Paul de Mausole, où le peintre a séjourné et réalisé certaines de ses œuvres. À proximité se trouve aussi le site antique de Glanum, qui permet de découvrir les vestiges d’une ancienne cité romaine.

Découvrir le Luberon plus en profondeur

Nous avons eu un petit aperçu du Luberon avec L’Isle-sur-la-Sorgue, Fontaine-de-Vaucluse, Roussillon et Gordes, mais il faudrait clairement plusieurs jours pour explorer cette région plus tranquillement.

Vous pouvez notamment ajouter Bonnieux, Ménerbes et Lourmarin, trois villages qui permettent de découvrir une autre facette du Luberon. L’abbaye de Sénanque est également une belle étape, particulièrement lorsque les lavandes sont en fleurs autour de l’abbaye.

Pour les amateurs de paysages colorés, le Colorado Provençal, près de Rustrel, peut aussi compléter la découverte du Luberon. Et si vous aimez marcher, les possibilités de randonnées sont nombreuses dans le parc naturel régional du Luberon.

Et si vous avez encore plus de temps ?

Avec quelques jours supplémentaires, vous pouvez également envisager les Gorges du Verdon, le mont Ventoux, la Sainte-Baume ou encore une découverte plus approfondie du littoral autour de Cassis. La Provence est finalement une région où l’on peut facilement revenir plusieurs fois sans avoir l’impression de refaire le même voyage !

Où dormir en Provence ?

Pour visiter la Provence, plusieurs bases sont possibles selon les endroits que vous souhaitez découvrir. Pour notre séjour, nous avions choisi de loger à Avignon, ce qui nous a permis de rayononner facilement pendant cinq jours.

Pour visiter Avignon et rayonner dans les environs, l’hôtel Le Magnan est une adresse que je recommande. Cet hôtel de charme est situé dans le centre historique, dans une rue calme, et dispose notamment d’un petit jardin intérieur.

L’emplacement est pratique pour visiter Avignon à pied, tout en restant légèrement à l’écart des rues les plus animées. Il a en outre l’avantage d’avoir un parking privé.

Si vous souhaitez consacrer plusieurs jours au Luberon, je vous conseille de choisir un hébergement qui permet de rayonner facilement entre les différents villages.

Le Mas de la Sénancole, situé à quelques minutes de Gordes, est une bonne option pour un séjour en couple ou en famille. Cet hôtel installé dans un ancien mas provençal dispose d’une piscine, d’un restaurant, d’un spa et d’un grand jardin. Son emplacement permet de rejoindre facilement Gordes et les principaux sites du Luberon.

Le Domaine des Grès Luberon, à Lagnes, est une autre adresse intéressante. Installé dans un cadre calme, l’hôtel est bien situé pour découvrir les environs de L’Isle-sur-la-Sorgue, Fontaine-de-Vaucluse, Gordes ou encore Roussillon. Il dispose également d’une piscine et d’un restaurant.

Pour une nuit ou quelques jours à Marseille, Maisons du Monde Hôtel & Suites – Marseille Vieux-Port est une bonne adresse, idéalement située directement sur le Vieux-Port.

L’emplacement permet de rejoindre facilement à pied plusieurs des principaux sites du centre de Marseille et de profiter de l’ambiance du Vieux-Port dès que l’on sort de l’hôtel. Les chambres sont décorées dans l’esprit de la marque Maisons du Monde et certaines offrent une vue sur le port.

Vue sur le Vieux-Port de Marseille

Infos pratiques pour visiter la Provence

La bonne durée pour visiter la Provence dépend surtout de ce que vous avez envie de découvrir et du temps dont vous disposez. On peut aussi bien y passer un simple week-end pour découvrir une ville que prévoir deux semaines pour prendre le temps d’explorer les villages, les paysages et les différents coins de la région.

Pour notre part, cinq jours nous ont permis de voir pas mal de choses, mais avec quelques jours supplémentaires, il aurait été facile de compléter notre itinéraire avec Aix-en-Provence, Arles, Saint-Rémy-de-Provence ou encore de découvrir le Luberon plus en profondeur.

La Provence peut se visiter toute l’année, mais je trouve que la belle saison est particulièrement agréable pour profiter des villages, des paysages et des nombreuses activités en extérieur.

Si vous rêvez de voir les célèbres champs de lavande, privilégiez toutefois la période de floraison. Celle-ci s’étend généralement de la mi-juin au début du mois d’août, avec un pic autour du début du mois de juillet. Les dates peuvent varier d’une année à l’autre en fonction de la météo. Le plateau de Valensole est notamment réputé pour ses immenses champs de lavande.

L’été est évidemment la période la plus chaude et la plus fréquentée, notamment en juillet et en août. Si vous supportez moins bien la chaleur ou souhaitez profiter de la Provence plus tranquillement, le printemps et le début de l’automne peuvent être de meilleures périodes.

Pour explorer pleinement la Provence, la voiture est indispensable à mon sens. C’est le moyen le plus pratique pour passer d’un village à l’autre, s’arrêter facilement sur les routes et découvrir des endroits plus éloignés des grandes villes. C’est particulièrement vrai pour le Luberon et les Alpilles, où de nombreux villages et sites ne sont accessibles qu’en voiture.

En revanche, pour les grandes villes, la voiture n’est pas forcément nécessaire. Avignon, Marseille, Aix-en-Provence et Arles sont desservies par le train. Pour notre séjour, j’avais choisi de poser nos valises à Avignon et de rayonner depuis là. Nous avons fait l’aller-retour en TGV jusqu’à Marseille, ce qui s’est révélé bien plus pratique que de prendre la voiture pour aller visiter la ville.

Si vous ne souhaitez pas venir en voiture, il existe également quelques excursions à la journée au départ d’Avignon ou d’Aix-en-Provence qui peuvent être une bonne alternative pour découvrir certains des principaux sites.

La Provence est une destination que je trouve agréable à découvrir avec des enfants. Les villages se visitent facilement à pied, les paysages permettent de faire de petites balades sans forcément prévoir de grandes randonnées et il y a suffisamment de visites variées pour alterner patrimoine, nature et activités plus ludiques.

Avec un enfant, j’ai notamment apprécié les visites où l’on peut facilement rendre la découverte plus interactive : le château des Baux-de-Provence, la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon avec son enquête pour les enfants ou encore le Pont du Gard sont de bonnes idées pour varier les plaisirs.

Il faut toutefois garder en tête qu’en été, la chaleur peut être importante. Lors de notre séjour, nous avons parfois eu très chaud, et nous n’étions pourtant qu’à la fin du mois de mai. Prévoyez donc de l’eau, de quoi vous protéger du soleil et, si possible, organisez les visites les plus exposées en début ou en fin de journée.

Et puis, en Provence, il y a aussi toutes ces petites choses qui plaisent généralement aux enfants : manger une glace sur une place de village, se balader dans les ruelles, aller acheter des produits locaux sur les marchés, profiter d’une baignade dans une rivière ou simplement se balader et aller grimper sur des rochers. Pas besoin de remplir chaque journée pour profiter du séjour !

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